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ADM - "La vie ne vaut rien. Mais rien ne vaut la vie."

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A. Duncan Matthews

ㄨ Messages : 166
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MessageSujet: ADM - "La vie ne vaut rien. Mais rien ne vaut la vie." Ven 2 Aoû - 23:55


Adam Duncan Matthews
feat : Liam Payne

NOM(S) : Matthews
PRÉNOMS : Adam Duncan, dit Duncan.
ÂGE : Seize ans
LIEU ET DATE DE NAISSANCE : 18 septembre il y a de cela 16 ans à Londres.
BAGUETTE : La baguette de Duncan est en bois de châtaigner, elle est assez petite puisqu'elle mesure seulement 25 centimètres et contient un crin de licorne.
PATRONUS : c'est un magnifique chien-loup.
ÉPOUVANTARD : Le cadavre de sa petite soeur.
AMORTENTIA : odeur de bois qui s'apparenterait de très près à celle de balais volant, celle du lac où il se rendait bien souvent compagnie d'Aaron ainsi que de l'herbe fraichement coupé.
STATUT : Sang De Bourbe et très content de l'être en prime.
STATUT CIVIL : En couple... Du moins c'est ce qu'il croyait, mais c'est très compliqué, ces derniers temps...
MÉTIER OU ÉTUDES : Sixième année d'études à Poudlard, dans la maison des Lions qu'il aime plus que tout.
Décrire le caractère de ce jeune homme ne sera pas une mince affaire, je crois que c’est cela qu’il faut commencer par souligner. A Poudlard, on vous dira bien souvent le contraire, parce que les gens ont souvent tendance à penser un peu trop vite connaître Duncan, alors que c’est bien loin d’être le cas. Seul ses meilleurs amis le connaissent par cœur, savent démêler le faux du vrai, car ça n’est pas toujours évident de le faire avec lui. Oui, il s’enferme bien souvent dans une paroi, bien caché au fond d’une carapace et ce pour s’éviter de souffrir, mais c’est parce que c’est son histoire qui veut cela. Il a une peur panique de l’abandon ce jeune homme, à tel point qu’il se réveille bien souvent en plein milieu de la nuit, terrifié à l’idée que Nick et James puisse lui en vouloir pour quoi que ce soit. Il est dépendant des relations sociales, parce que sa plus grande peur, c’est bien de se retrouver tout seul. Mais ça, personne ne le sait. Parce qu’il cache bien son jeu, sous ses allures je-m’en-foutiste. Il est cool ce garçon, c’est bien souvent ce qu’on pense, il ne se soucie pas de grand-chose au final. Et pour cause, il a tout ce dont on pourrait rêver à son âge : un groupe d’ami bien rôdé, une popularité certaine au sein de Poudlard et une petite amie magnifique qui est, ou du moins était jusqu’à il y a quelques semaines, très amoureuse de lui. Il a conscience de son bonheur, mais pense parfois, bêtement sûrement, ne pas y avoir droit. Les gens l’admirent pour sa beauté, pour cette popularité qu’il a réussi à acquérir mais lui, elle lui importe peu au final. Il ne veut pas être connu, il aime juste être entouré de personne que lui connait, d’un groupe d’ami et pas de fan. Mais il faut bien avouer que c’est bien souvent agréable de plaire, du moins au début ça l’était. Mais Duncan, ça n’est pas un Dom Juan. Aussi a-t-il bien souvent refusé les avances de jeunes demoiselles un peu trop entreprenante.

Quand il entreprend quelque chose, il le fait toujours à fond. C’est quelqu’un de droit, plein de valeur qu’on lui a inculqué lorsqu’il était plus jeune. Il serait incapable de maltraiter une fille par exemple, il les respecte bien trop pour cela. Il a certainement eu quelques petites amies dans le passé, mais reste en très bon terme avec chacune d’entre elle, il y prend soin. Son plus grand défaut est certainement sa fierté. On lui a tellement répété qu’un homme ne devait jamais montré ce qu’il ressentait, qu’il devait toujours de montrer digne qu’il se fait un devoir de respecter cette règle. Il s’est ouvert une fois avec son premier amour, et il s’est juré de ne jamais refaire cette erreur tellement il a souffert lorsqu’elle l’a largué. Parce que mine de rien, c’est également une personne extrêmement sensible, beaucoup trop selon son propre point de vue. Il prend les choses à cœur, et cela lui revient bien souvent en pleine face. Mais il est incapable de faire autrement. Il se protège beaucoup, c’est certain mais c’est bien souvent sans succès.

C’est un garçon très calme, déconneur à l’extrême, quoi que, entre James lui et Nick il est certainement le plus raisonnable de trois, il se met très rarement en colère. Au contraire, il prend toujours tout pour lui. Aussi se retrouve-t-il bien souvent dans un état de nerf extrême. Alors, pour se calmer, il joue au Quidditch, ou bien il fait de la guitare. L’un de ses plus grands secrets, personne, pas même ses meilleurs amis, ne sait qu’il est musicien. Ça n’est pas qu’il en ait honte, c’est juste qu’il préfère garder cela pour lui. Cependant, pour ces mêmes raisons, ces colères sont bien souvent destructrices. Lorsqu’il explose, il ne fait pas les choses à moitié. Dans ces cas-là, il vaut mieux se retrouver le plus loin possible de lui. Seules Liz et Katniss, sa cousine adorée et sa sœur à laquelle il tient plus que tout au monde, sont alors capable de le calmer.

En amour, il est assez jaloux, mais il se soigne. Il essaie de ne pas étouffer ses petites-amies, bien qu’après la rupture avec Charlie, cela a été très difficile. Il a toujours peur d’être trompé, ou qu’on le largue. Aussi fait-il bien souvent semblant de ne pas être attaché, alors que c’est loin d’être le cas. Il serait incapable de rester avec une fille qu’il n’aime pas, il est bien trop droit pour cela. Mais dire je t’aime, c’est une mission quasiment impossible pour lui. Il a eu beau rester avec June durant un an, il n’a jamais su le lui dire. C’est certainement pour ça qu’elle a cru qu’il la trompait aussi facilement d’ailleurs…

En réalité, Duncan s’est un garçon compliqué. Je viens de vous dévoiler certaines facettes de sa personnalité. Pour le reste, allez le voir, je vous assure qu’il ne mort pas.


Pseudo ㄨ Low' Prénom ㄨ Vous le connaissez déjà je crois :dead:Âge, Pays ㄨ Toujours le même, France  Votre avis sur WIZ ㄨ Hum... J'sais pas trop, j'crois que j'dois bien l'aimer, pour être admin et avoir quatre compte YeuxOù l'avez-vous connu ㄨ PRD y'a un long moment maintenant Code règlement ㄨ Validé par la Princesse des Glaces, eh ouais Cool Crédits ㄨ TeamBullshit de Bazzart pour l'avatar et, par anticipation, Tumblr pour les gifs Un dernier mot? ㄨ J'vous nem fort les kiris Love


Dernière édition par A. Duncan Matthews le Dim 29 Sep - 23:28, édité 4 fois
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A. Duncan Matthews

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MessageSujet: Re: ADM - "La vie ne vaut rien. Mais rien ne vaut la vie." Sam 3 Aoû - 0:01


« Il y a toujours dans notre enfance, un moment où la porte s'ouvre et laisse entrer l'avenir.  »

- Attention aux âmes sensibles, ce premier souvenir contient une scène assez violente -


La nuit était tombée depuis longtemps dans ce petit quartier pauvre de l'est de Londres. Plus un bruit à l'horizon. Tous les gens dormaient et les fêtards étaient loin, très loin d'ici. Tout était calme, apparemment. Le cloché de l'Eglise venait de sonner les deux heures du matin et malgré les choses peu réjouissante qu'il pouvait se passer dans cet endroit dit sensible, tout semblait aller pour le mieux. Pourtant, il était là, ce petit garçon. Haut comme trois pommes, âgé alors de huit ans, Duncan était là. Assis dans son lit, sa couette ramené sur son corps meurtris par le froid. Il n'arrivait pas à dormir. Sans qu'il ne sache vraiment pourquoi, un très mauvais pressentiment l'habitait et il était incapable de fermer les yeux. Etrange, il était sûr que ça l’était. Il l’aurait voulu pourtant, dormir. De tout son cœur. La journée avait été rude, ou plutôt très fatigante. Il avait joué avec son papa une bonne partie de l’après-midi, c’était dépensé comme il en avait l’habitude. Mais maintenant, il voulait que Morphée vienne le chercher, qu’il l’emmène là où tous les enfants de son âge était heureux la nuit : au pays des Rêves. Mais ça n’arrivait pas. Alors, tout ce qu’il pouvait faire, c’était attendre.

Enfin, quelque chose se produisit. Une porte grinça dans la maison, annonçant ainsi à l’enfant qu’il n’était pas le seul à veiller aussi tard. Pas une seconde il n’hésita avant de se lever, se précipitant vers la fenêtre de sa chambre par laquelle il tenta de discerner quelque chose, malgré l’obscurité qui régnait dehors. Heureusement, deux lampadaires éclairaient suffisamment sa rue pour qu’il voie ce qu’il cherchait. Aaron, son grand frère, était là, escaladant la palissade qui entourait leur habitation afin de ne pas passer par le portrait, grinçant affreusement à chaque fois que quelqu’un le poussait.

Duncan hésita un instant, cherchant le meilleur moyen dont il disposait pour le suivre et choisit la solution qui lui semblait la moins dangereuse. Un instant, sauter par la fenêtre pour rejoindre l’extérieur lui avait traversé l’esprit, mais il avait jugé que même s’il n’y avait qu’un étage à leur maison, il risquait de se blesser. Il poussa donc la porte de sa propre chambre, enfila ses chaussures qui se trouvaient juste devant et sorti par l’arrière de l’habitation. Plus agile que son frère, plus observateur aussi, il savait depuis longtemps où se trouvait la faille : devant la maison, à quelque mètre du portail à peine un trou s’était formé sur le bas de la palissade. Pas très grand, certes, mais assez pour que le petit garçon se mette au sol et rampe pour sortir.

Lorsqu’il se releva, il eut à peine le temps de voir Aaron disparaître à l’angle de la rue et se précipita sans réfléchir. Il devait savoir. De toute façon, son instinct lui disait que son frère n’allait pas simplement rejoindre une fille, comme un jeune homme lambda de dix-sept ans aurait pu le faire à son âge. Il n’aurait pas pris tant de précaution si ça avait été le cas. Leur parent était plutôt tolérant à ce sujet et pour voir une de ses petites amies, l’ainé de la fratrie n’avait pas besoin de faire tout cela. Non, c’était une affaire plus sérieuse qu’il allait régler à une heure si tardive de la nuit, Duncan en était sûr. C’est pourquoi il le suivait de loin, le plus discrètement possible pour être sûr qu’il ne puisse pas le repérer.

Aaron avait l’air beaucoup trop perturbé pour cela, de toute façon. L’enfant sentait que son frère était très préoccupé, poing serré, regardant sans cesse sur ses côtés, comme s’il avait peur que quelqu’un puisse surgir et lui sauter soudainement dessus. De loin, Duncan aurait même juré voir ses mains, enfouis dans les poches de son jean, trembler avec violence. En ce mois de décembre, la température ambiante était très loin d’être agréable et, sa seule robe de chambre comme manteau, l’enfant était lui aussi secoué de tremblement, dues à la fraicheur mais aussi très certainement au sentiment d’intense peur qui l’habitait depuis qu’il était sorti de sa maison. Cela ne le faisait pas reculer, bien au contraire. La peur, c’était un peu son moteur, là, tout de suite. Mais beaucoup trop de chose se passait dans Londres la nuit. Il avait beau avoir huit ans, les histoires d’agressions, de meurtres sanglants par des fous furieux, il en avait entendus des tas. Alors il ne pouvait pas marcher comme cela, seul au milieu de son quartier jugé sensible par les autorités, sans se sentir en danger.

L’ainé de Duncan pivota une fois de plus sur lui-même, tournant à l’angle d’une énième rue. Cela devait faire environ dix minutes qu’ils marchaient, mais l’enfant était totalement déboussolé tellement le cheminement fait par son frère pour arriver jusque-là avait été complexe. Il ne reconnaissait rien autour de lui, et cela était loin de le rassurer. Comment allait-il faire pour rentrer, maintenant ? Il s’en soucierait plus tard, pensa-t-il tout en se cachant derrière une poubelle tandis qu’Aaron s’arrêtait, regardant rapidement quelque chose qu’il tenait dans sa main mais que Duncan n’aurait pas su identifier. Le grand frère regarda sa montre et repartit encore, pressant l’allure. Quelqu’un l’attentait, ou du moins il avait un rendez-vous pour qu’il s’active à ce point. Le petit continua à jouer l’espion, le suivant au pas de course, comme si sa vie en dépendait. C’était certainement un peu le cas, de toute façon. Il était tard et dieu seul savait ce qu’il pouvait lui arriver si quelqu’un le trouvait là. Ils marchèrent ainsi un long moment encore et petit à petit, Duncan arrêta d’avoir froid. La marche le réchauffait et l’adrénaline devait y jouer aussi. La curiosité le brûlait, il avait tellement hâte qu’Aaron arrive enfin, pour savoir ce qu’il trafiquait.  

Ils débouchèrent dans une rue particulièrement étroite, entourée par deux immeubles délabrés. Jamais Duncan n’aurait pu croire que son frère s’arrête là mais pourtant ce fut bel et bien le cas. Il stoppa. Avec une telle brutalité d’ailleurs que l’enfant dû plonger sur le côté au dernier moment pour ne pas lui rentrer dedans. Une vieille porte à moitié arraché était heureusement là et il s’y accrocha le plus fort possible pour ne pas faire de bruit en tombant, se dissimulant ensuite derrière, obtenant d’ailleurs ainsi une vision d’ensemble parfaite sur toute la rue.

Aaron siffla trois fois d’affilé, très vite, et Duncan étouffa son cri de surprise juste à temps en plaquant sa main sur sa bouche. Son cœur battait la chamade et, à ses yeux, c’était un véritable miracle que son frère ne l’entende pas de l’endroit où il se trouvait. Il était terrifié, cela était certain, mais il était bien trop tard pour faire marche arrière et, de toute façon, il n’en avait aucune envie. Quelques instants s’écoulèrent durant lesquels il ne se passa rien, puis un jeune homme apparut, sortant de l’immeuble côté droit de la rue, juste en face de l’enfant. Heureusement, caché derrière sa porte, Duncan ne risquait rien. A moins d’être au-dessus de lui, personne ne pouvait le voir tandis que lui pouvait voir tout le monde.  

"Tiens… Aaron… Hum… Matthews, c’est bien cela ? Non, je demande car cela fait tout de même plus de trois semaines que tu n’es pas revenue ici. C’est long, trois semaines tu sais, très très long…"

Aaron déglutit. Les choses s’annonçaient très mal pour lui, il le sentait bien. Il tentait d’afficher une assurance certaine, mais en réalité il était mort de peur. De toute façon, sa face livide et ses mains tremblantes ne trompaient personne et surtout pas son interlocuteur. Mais pour lui c’était une question de fierté. Ne pas montrer ses failles, jamais. Alors il ferma les yeux une seconde, prit une grande inspiration intérieure et planta son regard ambré dans celui du jeune homme en face de lui, qui ne devait pas dépasser les vingt-cinq ans. Son visage était méconnaissable. Fermé, sur de lui. Tout le contraire de ce qu'il ressentait intérieurement, en fait.

"Je sais répliqua donc froidement le frère de Duncan. Je sais que je suis en retard. Que j’ai même beaucoup de retard. Mais tu n’avais pas besoin d’envoyer tes foutus chiens jusqu’à chez moi. J’ai un petit frère, une petite soeur, ils n'avaient rien à voir là-dedans eux, putain !"

Un éclair de colère passa dans les yeux de son interlocuteur et Aaron sut. Il avait adopté une très mauvaise défense. Il avait joué à pile ou face, et là, il venait de perdre. Jouer les durs était inutile, même complètement inutile dans cette situation. Au contraire, il devait s'écraser. Cependant, ça, c'était bien trop tard pour qu'il le fasse maintenant. Alexander, car c'est bien comme cela que le jeune homme se prénommait, observa les alentours quelques secondes, regardant surtout au dessus de lui. Personne. Parfait. Sans crier garde, il envoya son pied valser dans le ventre d'Aaron, qui se plia en deux, retenant comme il le put son cri de douleur, qui se transforma en une sorte de grognement rauque.

"Parce que tu crois que c'est maintenant qu'il faut que tu y penses, à ton frère et ta soeur !" rugit l'autre, assénant cette fois un coup de poing en pleine tête à Aaron qui ne put retenir son cri tellement la douleur était forte. "Putain mais tu t'es cru où là ? En travaillant pour lui tu savais parfaitement à quoi t'attendre mec ne me dis pas le contraire ! Ton daron a voulu t'en empêcher, tu ne l'as pas écouté. C'est TA faute ! Je sais parfaitement que tu cherches à protéger ta famille. Je les connais, tu crois quoi ? Merde ! Duncan, huit ans, le petit sportif qui sort dans la journée pour jouer au foot dans le jardin, seul. Katniss, six ans, la foutu danseuse qui adore tourner partout. Ta famille Aaron, ta putain de famille à qui tu tiens plus que tout ! Et tu as fais quoi ? Au lieu de les protéger, comme tu le cherchais, tu les as foutu dans la merde. Parce que si tu ne me donne pas la came MAINTENANT, je vais devoir aller les chercher, ton frère et ta soeur. Je vais devoir les frapper, faire couler du sang pour que tu comprennes enfin que tu DOIS obéir !"

Il pleurait maintenant, de fines larmes qu'il ne parvenait pas à retenir coulant le long de son visage. Duncan, Katniss. Sa famille, son sang. C'est pour ses frangins qu'il avait fait tout cela et pour personne d'autre. Le milieu de la drogue, ça n'était pas pour lui. Il était trop peureux, trop honnête pour cela. Mais pour eux, il aurait été prêt à tout. Pour leur offrir une vie meilleure, pour qu'ils puissent être heureux, parce qu'ils le méritaient. Ils l'avaient été, avec l'argent que lui avait rapporté ses magouilles, il en était certain. Jamais il ne pourrait oublier le sourire radieux qu'avait affiché sa petite soeur lorsqu'il avait pu lui offrir la poupée qu'elle admirait dans les vitrines des magasins de jouets depuis des mois. Toujours il se souviendrait des yeux émerveillé de Duncan, alors qu'il l'avait entrainé avec lui, l'emmenant voir son équipe préféré jouer au football.

"Non... murmura-t-il d'une voix brisé. Alex'... Ne leur fait rien, je t'en supplie... S'il te plait ne les touches pas..."

Il était à genoux désormais. Lui, Aaron Matthews. Si fier, si enclin à enfouir au plus profond de lui tout ce qu'il ressentait. Il baissait la tête, serrait les dents et supplait. Pour eux. Parce qu'il ne voulait pas, ne pouvait pas accepter l'idée que quiconque puisse leur faire du mal. C'était physique. Ce besoin de les protéger, de les garder auprès de lui, toujours. Il était loin d'être tendre avec eux pourtant. Surtout avec Duncan qu’il tentait d’endurcir, à qui il tentait d’apprendre à enfouir ses sentiments, à cacher ses failles aux autres. Mais il les aimait, il les aimait plus que tout au monde. Plus que sa propre vie. Si seulement il avait pu savoir. Savoir que le petit Duncan était là, pétrifié derrière sa vieille porte délabré en observant la scène. Son frère, son modèle était agenouillé devant cette homme, il pleurait. Il avait fait tout cela pour lui, pour eux. Il aurait voulu se manifester, mais il en était tout simplement incapable. Recroquevillé sur lui-même, tremblant de tout ses membres, il était comme hypnotisé par ce qui se jouait devant lui, incapable de bouger.

"Tu as ma came ? répliqua l'autre, d'une voix qui se voulait dure, mais qui avait de plus en plus de mal à l'être, cependant."

Un intense désespoir se lisant dans ses yeux, devant l'apparente froideur dont faisait preuve celui qui se disait auparavant être son ami, Aaron sorti une grosse boite à chaussure du sac à dos qu'il avait emporté avec lui en quittant la maison. Il l'avait, l'héroïne qu'il avait réussi à se procurer mais la dose était très loin d'être suffisante. Il avait échoué, totalement échoué. Pourtant, il fallait bien tenter quand même, alors il se releva et tendit son paquet à Alexander. Celui-ci l'ouvrit, à tout hasard, mais il avait déjà compris. Le compte était loin d'y être.

"Tu... Tu ne me laisses pas le choix mec. Je suis obligé d'aller les voir. Il ne comprendrait pas, sinon. C’est moi qui serait dans la merde, si je ne faisais rien."

Le ton était triste, désormais. Alexander ne parvenait pas à rester de marbre devant son ancien ami. Ce gosse plus jeune que lui, il l'avait vu grandir après tout. Il avait tout fait pour qu'il n'en arrive pas là, pour qu'il ne plonge pas dans la drogue comme l'avait fait son père à son âge, comme il l'avait fait lui-même par la suite. Mais il avait échoué, lui aussi.

"T... tue moi Alex' implora Aaron. Tue moi. Tu dis que l'échange à mal tourné, que je me suis débattu. Si je meurs, il ne pourra rien faire. Mon frère est trop jeune, pour prendre le relai. Mon père comprendra, ils partiront loin, très loin. Tue moi."

Alexander ouvrit de grands yeux. Il s'était attendu à toutes les réactions, sauf celle-ci. Il avait imaginé que son interlocuteur l'attaquerait, se débattrait, chercherait désespérement un moyen de s'en tirer. Tout, sauf ça. Le tuer ? Effectivement, s'il faisait ça, son frère et sa soeur serait en sécurité. Mais le pouvait-il et surtout le voulait-il ?

"Non mais tu rêves je..."

Il ne put continuer. Aaron était désormais debout, déboutonnant sa chemise, résolu. Il présenta son torse à son ennemi, comme pour l'encourager à accélérer les choses. Il ne pleurait plus, désormais. Il avait accepté son sort. Il devait mourir. Pour eux. Pour lui, pour elle. Pour leur offrir une vie qu'il jugeait meilleure. Loin d'ici. Parce qu'il était certain que s'il mourrait, son père n'hésiterait pas une seule seconde avant de déménager. Il connaissait ce milieu lui aussi, il le connaissait pour en avoir fait partie au même âge que lui. Il comprendrait tout de suite à quoi il exposait sa famille en restant dans ce quartier.

"Tu... es sûr ? demanda Alexander, plus par acquis de conscience qu'autre chose, d'ailleurs. Bien sûr qu'il était sûr, il le savait.
Oui. Frappes moi, ils croiront que je me suis débattu, comme ça. Les choses seraient trop simple à leur yeux, sinon."

Le ton était très calme, étrangement. Aaron semblait désormais serein. Certainement parce qu'il savait qu'il avait pris la bonne décision, que c'était encore la seule chose qu'il pouvait faire.  Ce qu'il ne savait pas, c'est que son petit frère de huit ans était là, mordant le dos de sa main de toute ses forces pour ne pas que les sanglots compulsifs qui lui échappaient depuis quelques minutes s'entendent. Il en saignait, mais ne le sentait même pas. Son corps était comme endormi. Seul son esprit était là, toujours. Ce qu'Aaron ne savait pas, c'est que Duncan allait assister à sa mort. Impuissant, incapable de détâcher ses yeux du macabre spectacle qui se déroulait devant lui. Non, tout cela, il l'ignorait. Alors il enleva complètement sa chemise, l'envoyant valser derrière lui et il écarta les bras, totalement offert à son destin.

"J'suis... vraiment désolé, Gamin. J'voulais pas que... commença son boureau.
Je sais. Vas-y frappe Alex', dépêche. J'ai froid."

Ils rirent tous les deux. Un rire plus nerveux qu'autre chose d'ailleurs, mais qu'importe. Il allait crever là, et tout ce qu'il trouvait à dire, c'est qu'il avait froid. Aaron prit une profonde inspiration et ferma les yeux. Duncan plissa les siens très fort. Non, non non. C'était impossible. Son frère ne pouvait pas mourir, pas comme ça, pas juste devant lui. Il ne voulait pas. Tout sauf ça. Pourtant, lorsqu'Alex commença à frapper, il comprit. Il ne rêvait pas, c'était bien la vérité. Aaron allait mourir. Il allait mourir pour lui, pour les protéger lui et sa soeur. Un coup de poing, un coup de pied, un autre. Son frère chancela. L'autre frappa à nouveau et Aaron tomba au sol, sa tête heurtant le béton de plein fouet. Le bourreau sorti un couteau suisse de sa poche. Il inspira un grand coup et attaqua encore. Un, deux, trois coup de couteau. Duncan vit très nettement, de l'endroit où il se trouvait, le sang de son frère gicler, venant tâcher les vêtements d'Alexander.

"NON ! STOP !" hurla alors l’enfant, sortant soudainement de sa cachette.

L'autre sursauta brusquement, se retournant vers la provenance du cri qu'il venait d'entendre. Et merde. C'est exactement ce qui'l pensa lorsqu'il vit le petit garçon, la main en sang, des larmes dégoulinant le long de ses joues. Merde, merde et encore merde. Il avait tout vu. Tout. Il venait de le voir, lui, en train d'assassiner son frère ainé, Aaron. Aaron qui avait tout fait jusqu'au bout pour les protéger, lui et sa soeur. Il devait continuer. En souvenir de l'amitié qui les avaient un jour lié. Il le devait.

"Putain Duncan, je veux même pas savoir comment tu t'es débrouillé pour suivre ton frère. Dégage, vite ! VITE !" hurla-t-il presque en voyant qu'il ne bougeait pas.

Lui ne lui ferait pas de mal, mais ça ne serait pas le cas des gens qu'il n'avait pas manqué d'alerter avec son cri. Un enfant n'avait pas sa place, ici. Beaucoup trop de chose compromettante se trouvait dans les immeubles qui l'entouraient. Peut-être parce qu'il le sentit, peut-être aussi parce qu'il n'était tout simplement plus capable d'en endurer d'avantage, Duncan se mit à courir. Vite, à en perdre haleine, si vite qu'Alex le vit à peine contourner le corps inhanimé d'Aaron et partir.

La suite, Duncan ne s'en souvient pas très bien. Poussé par son instinct de survi, par tout ce qu'il venait de voir, et surtout par ses pouvoirs magiques qui venaient de faire leur apparition après le choc qu'il avait subi, il parvint à rentrer chez lui. Il se réveilla, ou plutôt repris conscience de ce qu'il faisait au moment où il poussait la porte de chez lui. Son père était là et lorsqu'il vit l'expression qu'arborait le petit, il ne songea pas une seule seconde à le punir pour avoir quitté la maison en plein milieu de la nuit. Non. Quelque chose s'était passé et il devait savoir quoi au plus vite. Duncan était en effet blême, tremblant et trempé de sueur. Sans oublier le sang qui tapissait toujours son poignet.

"Il est là chérie ! s'exclama-t-il à l'intention de sa femme, très certainement morte d'inquiétude depuis qu'elle avait vu la chambre de son plus jeune fils vide à une heure si peu avancé de la journée - car oui, il était maintenant plus de cinq heure du matin. Que s'est-il passé bonhomme ? demanda-t-il après un moment en voyant que le petit ne disait rien. Il s'avança, se mit à la hauteur de l'enfant et posa ses bras sur ses épaules, comme pour le rassurer, lui montrer qu'il était là.
Cela fit revenir Duncan à la réalité. Il se rendit compte qu'il n'était plus seul désormais. C'était terminé; son papa était là. Il n'était plus seul. Il respirait avec difficulté et ne se sentait pas du tout près à parler. Il ferma donc les yeux, se consentra de toute ses forces sur les mains présententent sur ses épaules.

"A... Aaron est mort déclara-t-il d'une voix blanche."

Son père recula comme s'il venait de recevoir un coup violent. Comment ? Cette question tourbillonait dans son esprit, mais il était incapable de la poser, parce que tout au fond de lui, il connaissait très bien la réponse. La drogue, bien sûr. Ses erreurs le rattraperaient toute sa vie. Lui, son fils. Mais c'était terminé désormais. Plus personne n'en pâtirait. Il s'en fit la promesse. Duncan avait assez souffert. Il devait être heureux, quoi qu'il lui en coûterait.

"Il a demandé à un certain Alexander de le tuer. Pour nous protéger. Parce que l'autre menaçait de venir, de nous faire du mal, à Katniss et à moi. On doit partir Papa, c'est Aaron qui l'a dit. Il a dit que tu saurais pourquoi. Je ne comprends pas j'ai... Papa je..."

Incapable de continuer, Duncan explosa en sanglot. Parce que son courage avait des limites, parce que la dernière chose qu'il contrôlait encore venait de le lâcher: ses nerfs. Parce que c'était juste tout ce qu'il était capable de faire ce soir-là. Pleurer. Pleurer son désespoir, pleurer sa colère de savoir que son frère, son héros, son modèle n'était désormais plus. Qu'il était mort, assassiné sous ses yeux. Qu'il allait falloir vivre avec cela, désormais. Qu'ils allaient devoir partir. Que tout allait changer, à cause d'une seule et unique soirée de leur existance. Il ne comprenait plus rien mais il savait que sa vie ne serait plus la même à partir de ce soir. Le regard de son père plongé dans le sien, à la fois triste et résolu le lui prouvait. Il ne songea même pas à consoler son fils, d'ailleurs. Sûrement car il savait qu'il n'y avait rien à faire. Il était inconsolable. Le serrer dans ses bras, lui dire que tout irait bien, à quoi bon ? Il devait évacuer sa peine, c'est tout ce qu'il y avait à faire. Alors il porta Duncan jusqu'au fauteuil et le laissa là. Les sanglots du petit redoublèrent lorsqu'il vit, juste en face de lui, sur la table basse, une photos de lui, Katniss et Aaron, souriants, heureux. Ils n'étaient plus trois mais deux, maintenant. Il allait falloir se faire à cette idée.

"Dis, il se passe quoi?"

Il ne sursauta même pas, en entendant cette voix toute mignonne, toute fluette dans laquelle perlait en ce moment une large lueur d'inquiétude. Sa petite soeur, bien sûr. Le bruit régnant dans la maison avait dû la réveiller et leur parent était occupé, à faire les valises, d'après ce que Duncan entendait à l'étage. Donc elle était venu le voir, lui. Il fallait lui annoncer la nouvelle. Elle devait savoir. Peut-être son père et sa mère aurait-il aimer la préserver, mais le petit garçon, lui, en était incapable. Il ne pouvait se résoudre à lui mentir, à faire comme si tout allait bien. Surtout qu'elle les voyait bien, les larmes qui roulaient toujours sur ses joues, comme de l'eau coule dans une cascade.

"Aaron est parti... murmura-t-il quand il le put. Sa soeur regarda autour d'elle, à droite, à gauche, comme si son grand frère allait surgir de nulle part, riant en disant qu'ils l'avaient bien eu, lui et Duncan. Mais il n'était pas là, il ne le serait plus jamais. C'était tout, sauf une blague. Elle ouvrit la bouche mais son frère anticipa sa question. Quand reviendrait-il ? Parti définitivement Petite Fleur... Il... ne reviendra pas, jamais."

Petite fleur... Seul Aaron appelait Katniss comme cela, auparavant. C'était une marque d'affection et surtout une marque du profond amour qu'il lui portait. Elle était sa fleur, son petite rayon de soleil. La Seule. Duncan avait volontairement réutilisé le surnom parce que Katniss ne serait pas seule dans cette épreuve. Il l'aiderait, il ferait tout son possible pour qu'elle soit heureuse, comme leur frère aurait voulu qu'elle le soit. C'était lui, le grand désormais. C'était à lui de veiller sur elle. Alors, lorsqu'il vit des larmes commencer à tapisser son jolie visage de porceleine, il se leva et la prit dans ses bras. Prématurée, elle était encore très petite pour ses six ans et il n'eut aucun mal à la soulever du sol. Il se rassit sur le canapé et la serra tout contre lui, lui murmurant que tout allait bien se passer, qu'ils allaient s'en sortir tout en essuyant patiemment les larmes qui coulaient à flot. Il avait grandi, tout d'un coup. Fini l'enfance, fini l'innocence. Non, ce soir il n'avait pas serré son nounours contre lui, il n'avait pas rêvé qu'il vivait des aventures sur son bateau de pirate. Ce soir, il avait vu la violence, le sang, il avait vu son frère supplier, il avait vu l'autre lui enfoncer un couteau dans le coeur. Il était changé. Pas de retour en arrière possible maintenant. Il était trop tard, bien trop tard.

Aussi, lorsque leur parent revinrent quelques minutes plus tard, deux lourdes valises remplis à rabord dans les mains, Duncan ne pleurait plus. Il se devait d'être fort, pour elle, pour eux d'eux. Il se leva, prit la main de Katniss dans la sienne et l'entraina à sa suite.

"Où allons-nous ? demanda-t-il à sa mère.
Loin mon coeur, très loin d'ici lui répondit-elle, tout en refermant la porte de la voiture derrière lui."

En effet, ils partirent loin, très loin de Londres. Ils s'installèrent dans le sud de l'Angleterre à Canterbury, cité très ancienne situé dans le Kent. Une nouvelle vie allait démarrer pour eux. Une vie meilleure, une vie sans embrouillé, du moins Duncan l’espérait de tout son cœur.


Un jour l'amour dit à l'amitié:
« A quoi sert tu, insensé ? »
Elle répond: « Je sert à essuyer les larmes que tu as fait couler »



Cette journée était magnifique, vraiment. Un soleil et par conséquent une chaleur pour le moins inhabituelles régnaient en maitre sur toute l'Ecosse. L'école de Magie et de Sorcellerie Poudlard ne faisait pas exceptions à cette règle, bien au contraire. En ce mois de juin, les étudiants et même les professeurs se délectaient de ce climat. Bien sûr, la concentration en classe était loin d'être optimale, mais, à ce stade-là de l'année, ça n'était plus très important. Sauf pour les cinquièmes et les septième année, bien sûr, qui passaient leurs examens respectifs à la fin du mois. Ils étaient sûrement les seuls que les enseignants continuaient à torturer, les rappelant sans cesse à l'ordre durant les cours pour qu'ils écoutent, tiennent encore durant les dernières semaines qu’ils leur restaient, soient plus attentifs que jamais. Autant dire que cela était loin d'être facile. Même eux, alors qu’ils savaient qu’ils passaient une étape importante, rêvaient de profiter de la langueur générale. Autant dire que rejoindre la bibliothèque le weekend pour travailler était un véritable supplice.

Mais Duncan, lui, n'était ni en cinquième, ni en septième année. Non, quatorze ans, quatrième année, à l'époque. Et comme tous les élèves de sa promotion, sauf les Serdaigle, peut-être, mais il n'était pratiquement jamais en cours avec eux de toute manière, il se trouvait en l'instant avachi sur sa table de cours, n'écoutant pas, ou plutôt plus, depuis un long moment, un traitre mots de ce que racontait son professeur d'Histoire de la Magie, Mr Binns. Déjà que durant l'année il avait du mal à se concentrer dans cette matière, imaginez un instant ce que ça pouvait donner maintenant, alors qu'il voyait le soleil briller de mille feu à travers les fenêtres de la salle de classe et que sa seule envie était d'en finir afin d'aller rejoindre sa petite amie, pour, peut-être, faire une balade dans le parc avec elle plus tard dans l'après-midi.

Ainsi, plutôt que d'écouter le cours se déroulant devant lui comme il aurait certainement dû le faire il griffonnait sans cesse sur un parchemin, discutant de cette manière avec James, son meilleur ami, installé deux rang devant lui. Autant dire que les choses n'étaient pas faciles pour y parvenir. A l'aide de sa baguette, tenu, le plus discrètement possible, il l'espérait, dans sa main gauche, Duncan envoyait, dès que le professeur avait les dos tourné du moins le papier devant lui, tentant de viser au mieux. Malheureusement, à deux reprises, il accusa le regard meurtrier de la Poufsouffle devant lui pour avoir coincé la feuille dans ses cheveux. C'était toujours la même chose avec ces deux-là songeait-elle non sans une pointe d'amusement, les professeurs avaient beau les séparer quasiment à chaque cours, il fallait toujours qu'ils trouvent un moyen de communiquer.

Au moment où Duncan tentait avec mille précautions d'envoyer son message vers son meilleur ami, la cloche sonna et il relâcha son attention, et par la même occasion sa baguette qui vint pendre le long de sa jambe, sans vraiment s'en rendre compte. Le parchemin finit donc une nouvelle fois sa course dans les cheveux de sa pauvre camarade qui soupira bruyamment. Elle passa une main dans ses cheveux bouclée et déchira le papier sans plus de cérémonie, envoyant les restes dans la poubelle. Duncan lui fit un petit sourire, désolé, avant d'aller rejoindre James.

« Bon, du coup on va rejoindre Nick dans le hall ? demanda-t-il, désignant par cette appellation Nicholas, le troisième garçon qui formait leur trio, se trouvant une année au-dessus d'eux à Gryffondor, également. »

Sa question sonna d'ailleurs plus comme une affirmation, puisque, attendant à peine de voir le hochement positif de tête de James, il partait déjà vers ledit Hall. Il était pressé de retrouver sa petite amie, qui, il le savait passerait forcément par là-bas pour aller manger mais surtout il avait faim. Et puis, ils n'avaient pas cours, cette après-midi, donc autant se dépêcher de rejoindre la Grande Salle pour profiter de leur temps libre comme il se devait non ?

Ils marchèrent en discutant jusqu'à rejoindre l'entrée du château, où Nick les attendaient déjà. Duncan lui sourit simplement pour le saluer puis regarda autour de lui, voir s'il apercevait Charlie, sa petite amie donc, quelque part. Effectivement, il la vit. A l'opposé de lui, elle était entourée de ses amies. L'adolescent fronça les sourcils, voyant qu'elle ne faisait rien alors que leur regard venait pourtant de se croiser. Elle l'avait vu, il en était sûr. Alors pourquoi ne venait-elle pas à sa rencontre comme elle le faisait d'habitude ? C'était toujours elle qui venait le voir, normalement. Il ne se posa pas plus de question que cela et avança jusqu'à elle, suivit à bonne distance de James et Nick qui l’attendaient pour aller déjeuner par la suite.  

Il déposa un baiser sur ses lèvres, le reste de la Terre cessant d'exister durant quelques secondes. C'était toujours comme cela, avec elle. Lorsqu'ils étaient ensemble, c'est comme si le monde s'arrêtait de tourner, comme si les gens autour disparaissaient. Ils étaient tous les deux là, à un instant T, et c'est la seule et unique chose qui devait compter. Ils arrivaient à tout oublier, absolument tout. Et ça durait depuis plusieurs mois maintenant. La magie ne disparaissait pas, au contraire, en son sens à lui, elle ne faisait que s'attiser. A tel point qu'il avait même fini par lui dire "je t'aime" d'ailleurs, lui, pour qui montrer ses sentiments étaient si difficiles. Cela c'était déroulé il y a quelques semaines à peine, après plus de six mois de relation. Des mots murmurés à son oreille, qui avaient eu beaucoup de difficulté à sortir, certes, mais il les avait tout de même dit. Et il était incapable de le regretter, en y repensant. Parce que c'était la vérité, après tout, seulement la vérité. Oui, il l'aimait.

Pourtant, ce jour-là, il sentit bien que quelque chose clochait. Elle rompit le baiser beaucoup trop rapidement à son goût, reculant un peu sans rien dire, évitant son regard. Elle semblait... hésiter ? Mais à faire quoi ? Elle se mordit les lèvres l'espace d'un instant, avant de reprendre son masque de froideur. Un masque qu'il ne voyait plus sur son visage lorsqu'il était à ses côtés depuis longtemps en passant. Un masque qu'il avait appris à déchiffrer, à contourner pour entrer dans son cœur, du moins il le croyait. Un masque avec lequel il avait appris à faire. Ils étaient différents, cela ne faisait aucun doute, mais pourtant, il avait l'impression d'avoir réussi à entrer dans sa carapace, allant même jusqu’à la faire disparaître complètement à certains moments. Des moments brefs, furtifs, c'était certain, mais il était arrivé qu'elle se laisse aller avec lui. Là, elle était de nouveau comme au début. Fière, Froide, Hautaine. La parfaite petite Sang-Pure en somme. Elle plongea son regard dans le sien et il ne put s'empêcher de frissonner d'horreur. Un mur. C'est exactement l'effet qu'elle tentait de lui renvoyer et elle y parvenait extrêmement bien. Ses magnifiques prunelles noisettes, dans lesquels Duncan avait pu, un jour, lire de la tristesse, de la malice ou même de la tendresse à certains moments n'exprimait désormais plus rien, si ce n'est la dureté et la détermination qui semblaient l'animer. Et cela lui fit très peur. Charlie laissa passer quelques secondes, durant lesquelles il fut incapable de prononcer le moindre mot. Elle échangea un dernier regard avec l'une de ses amies, se tenant juste derrière elle, et ouvrit la bouche pour parler, enfin. Cependant, ce qu'elle articula fut loin, très loin de ce qu'il aurait pu s'imaginer, même dans ces cauchemars les plus fous.

« On aurait jamais dû se mettre ensemble. T'es pas de mon rang et tu ne me mérites pas. On va s'en arrêter là déclara-t-elle, la voix dure. »

Le sourire en coin qu'il avait tenté de préserver jusque-là, malgré le mauvais pressentiment qui l'habitait s'évanouit instantanément tandis que sa bouche s'entrouvrait sous le coup de la surprise. Duncan recula de quelques pas, ayant l'impression qu'il venait de recevoir un coup de couteau en plein cœur. Bordel qu’il avait mal ! Elle aurait pu le gifler qu'il aurait moins souffert. Le pire fut lorsqu'il entendit les rires à peines cachés des amies de celle qui resterait, à jamais et malgré tout, son Premier Amour. Son ex-petite amie, désormais.

« Charlie je... commença-t-il. »

Mais il ne pouvait pas, il était complètement incapable de parler, de prononcer une phrase cohérente. Sa voix se brisa tandis qu'il baissait la tête, fermant fort les yeux, serrant les poings, luttant contre la douleur qui faisait son chemin dans son cœur. Pourquoi ? Cette question lui traversa un instant l'esprit, mais il ne put se résoudre à la lui poser. Pourquoi avait-elle rompu ? Pourquoi maintenant, alors qu'il lui avait déclaré son amour haut et fort il y a à peines quelques semaines. Pourquoi aujourd’hui, alors qu'il commençait à peine à songer qu'avec elle, ça devait du sérieux ? Pour une question de rang, comme elle le lui disait ? Mais il avait toujours été né-moldu, et il ne le lui avait jamais caché. Et pourtant, ils s'étaient quand même rapproché, elle l'avait quand même embrassé. Les choses n'avaient pas été faciles, pour qu'ils en arrivent là, mais il avait cru qu'elle en avait fini, avec tout cela, tout ce qui à ses yeux étaient seulement des âneries. Apparemment non, puisqu'elle venait de le traiter comme un moins que rien, là, en plein milieu du Hall de Poudlard, devant toutes ses amies. Et qu’elle ne semblait en éprouver aucun scrupule, le fixant droit dans les yeux alors qu’elle venait de lui faire plus mal que personne ne l’avait jamais fait auparavant. Voulait-elle vraiment le manipuler, attendre qu'il s'attache pour briser son cœur en mille morceau ? Si tel était son plan, elle avait parfaitement bien réussi, en tout cas. Et lui restait là, pâle, ne pouvant retenir le tremblement compulsif qui agitait ses mains, brisés, incapable de bouger, incapable de faire ne serais-ce qu'un petit geste pour se protéger, pour s'éloigner d'elle. Parce que c’est ce qu’il fallait là. Qu’il parte, vite. Avant de se laisser aller, avant qu’elle ne puisse voir l’étendue des dégâts.

Heureusement, si l'amour ne semblait tenir qu'à un fil, les amis, les véritables amis, eux, seront toujours là pour nous. Surtout lorsque nous en avons besoin. C'est ainsi que Duncan sentit enfin deux mains sur ses épaules, qui tentaient de le tirer en arrière. Elles étaient là depuis un moment, déjà, mais, bouleversé, il ne s’en était même pas rendu compte. James et Nicholas, bien sûr. Eux aussi avaient assisté à cette scène. Le jeune homme resta encore figé durant quelques secondes, regardant Charlie s'éloigner comme si de rien n'était en direction de la Grande Salle avant de se laisser entraîner par ses meilleurs amis il ne savait trop où, d'ailleurs, qu'importait, désormais.

« ça va aller mec ? lui demanda Nick au bout de plusieurs minutes de silence, semblant ne pas pouvoir s'en empêcher, tandis qu'ils montaient un énième escalier qui, comme tous les autres à Poudlard d'ailleurs, ne semblaient en faire qu'à sa tête. »

Duncan ne prit même pas la peine de répondre, se contentant d'un regard explicite en direction de son ami: non, pour l'instant, ça n'allait pas.  Rien n'allait. Il venait de se faire plaquer violement, et devant un certain nombre de personne en prime, par la jeune fille à qui il avait dit qu'il l'aimait il y a deux semaines. Donc, non, ça n'allait pas. Et, pour le moment, il avait l'impression que ça n'irait pas durant un certain temps, d'ailleurs. Ils débouchèrent enfin dans la tour des Gryffondor et James mit un point d'honneur à conduire son meilleur ami jusqu'au dortoir où ils dormaient tous les deux, passant devant ses camarades, la tête haute.

« Ah, les filles... se contenta-t-il alors de lâcher, le plus légèrement possible. »

Duncan s'affala sur son lit sans mots dire, serrant les poings de toutes ses forces, à deux doigts de craquer. Tout va bien. Tout va bien. Non, ne craque pas. Ça va. C'est ce qu'il se répétait sans cesse alors que sa mâchoire se crispait, alors que les jointures de ses doigts devenaient de plus en plus blanches. Il ne pouvait pas, ne voulait pas se montrer faible devant ses amis. Ca n'était qu'une fille, après tout. Et vu la façon dont elle venait de le quitter, elle ne méritait certainement pas sa tristesse. Pourtant, ni tenant plus, il se redressa, jetant un coup d'œil, fuyant, à Jamesie et Nick, toujours là.

« Ca va répondit-il enfin abruptement, le visage fermé. Vous en faîte pas. C'est qu'une fille après tout hein ? Une de perdue, dix de retrouvé comme on dit. J'suis beau gosse, elles vont se précipiter vous verrez. Il fait beau dehors, sortez les gars, allez dans le parc. J'vous rejoint un peu plus tard, ok ? »

Il avait l'impression de ne tromper personne avec ses paroles, mais son attitude était pourtant significatrice. Le visage complètement fermé, les poings serrés, la mâchoire crispée. Il luttait pour se retenir. Il avait besoin d'être seul, parce que sans cela, il ne se laisserait pas aller. Et là, tout de suite, c'est ce dont il avait besoin. Craquer. Mais ses amis le savait bien trop fier, bien trop pudique, quelque part aussi, pour le faire devant eux. Et ils respectèrent cela, sans doute parce qu'ils sentaient que là, tout de suite, le jeune homme n'était pas prêt à se confier, pas prêt à accepter leur aide. Plus tard, il le ferait. Et il n'avait aucun doute: à ce moment-là, que ce soit de jour ou de nuit, James et Nick seraient là. Ils l'avaient toujours été lorsqu'il en avait eu besoin, jusque-là, il n'y avait aucune raison pour que cela change. C’était une des seules certitudes que Duncan gardait. Alors, après une dernière tape sur l'épaule, ils se retirèrent.

Il tenta de se retenir encore quelques minutes. Après tout, il avait plutôt bien réussi jusque-là alors autant continuer sur sa lancée. Mais les paroles et l'attitude de Charlie restait gravé dans son esprit, ne le quittant pas depuis tout à l'heure. Il avait lu une telle détermination dans son regard, une telle dureté, aussi. Et il était tellement, tellement loin de s'attendre à cela ! Il s'était ouvert à elle, vraiment, lui laissant entrevoir celui qui se cachait derrière ce garçon farceur, toujours de bonne humeur. Et là, il se sentait trahi, il avait l'impression que lui seul s'était livré, que toutes les paroles de la jeune fille étaient fausse, finalement. C'est vrai, à l'écouter il n'était qu'un simple né-moldu à ses yeux, alors pourquoi aurait-elle été sincère avec lui ? C'est cette dernière pensée qui l'acheva. Parce que les Sangs Pur qui se croyaient au-dessus de tout, c'était ce qui l'exaspérait le plus, dans ce château. Et aujourd'hui, c'est exactement l'impression qu'elle lui avait envoyé. Il s'était vu à travers ses yeux comme un moins que rien, comme s'il ne s'était jamais rien passé entre eux. Au placard, les six mois de relation. Bim, prend toi ça dans la face Duncan. Et putain, qu'est-ce que ça pouvait lui faire mal ! Parce que oui, il était sensible lui, il avait un cœur. Il avait beau cacher ça derrière ses allures je-m'en-foutiste comme on le lui avait appris, il n'était pas dupe et ne se mentait pas à lui-même.

Un juron lui échappa, tandis qu'il essuyait presque avec violence la traitresse qui avait osé couler le long de sa joue, finissant son chemin sur sa robe aux couleurs de Gryffondor. Non, jamais. JA-MAIS. Adam Duncan Matthews ne devait pas pleurer. Il se l'interdisait. Il n'en avait aucun droit, absolument aucun. Il ne pleurerait pas. Et surtout pas pour une fille, d'ailleurs. Il songea à Aaron, mais cela ne fit qu'exacerber sa tristesse. Son frère l'aurait trouvé ridicule, là, avachi sur son lit à tenter de maîtriser son chagrin. Il l'aurait secoué sans aucune gêne, sans ménagement et lui aurait dit de se bouger les fesses. Il lui aurait dit qu'il ne devait pas être faible, jamais. "Sourit Dun', tu fous quoi, là ?" aurait-il ajouté, l'air de plaisanter. Mais ça n'aurait pas été le cas. Non, il pouvait presque voir les yeux de son frère, la lueur de déception qui aurait perlé tout au fond.

Un grognement quasi-animal lui échappa tandis qu'il envoyait valser son poing dans le mur, s'en rendant à peine compte d'ailleurs. La souffrance que cela engendra, il la sentit, par contre. Il se mordit la lèvre, regardant d'un air étonné sa main. Y était-il allé si fort que ça ? Dans tous les cas, cela avait au moins eu le mérite de lui faire oublier Charlie, l'espace d'un instant. Alors, c'était certainement complètement stupide, insensé, même, mais il le refit. Encore et encore. Tant qu'il put frapper, jusqu'à ce que ses poings soient en sang, même. Mais au moins, il oublia. Il oublia qu'il venait de se faire plaquer violemment, il oublia la tristesse que cela  avait engendré chez lui, il oublia le sentiment d'injustice que lui inspirait les soi-disant principes sur la pureté du sang. Tout. Il oublia tout. Comme cela ne lui était pas arrivé depuis longtemps, d'ailleurs. Et bon dieu, que cela lui fit du bien ! Il en avait besoin. Ne plus penser à rien.

Lorsqu'il fut épuisé, à force d'avoir frappé, il ferma les rideaux de son lit à baldaquin et s'endormit. C'était le milieu de l'après-midi mais qu'importe. Il dormit jusqu'au lendemain matin et ne fit pas de cauchemar, pour une fois. Par contre, il dû se rendre à l'infirmerie et se fit sévèrement réprimander pour l'état de ses mains. Heureusement, James et ses autres camarades de dortoirs retinrent tout commentaire, eux, quant à l'état du mur juste derrière son lit. La magie faisait des miracles après tout non ?



« Il est difficile de dire adieu lorsqu’on veut rester, compliqué de rire lorsqu’on veut pleurer, mais le plus terrible est de devoir oublier lorsqu’on veut aimer »


« Seul sur le sable
Les yeux dans l'eau
Mon rêve était trop beau... »

Il n'y arriverait pas.  Il n'y arriverait plus. Faire comme si tout allait bien, comme si tout cela ne l'avait pas touché était impossible. C'était juste au-dessus de ses forces. Il en souffrait, horriblement. Charlie n'était peut-être qu'une fille, mais il l'avait aimé et malgré tous ses efforts pour l'oublier et ce depuis plusieurs semaines, maintenant, il ne parvenait à rien, si ce n'est à se morfondre un peu plus chaque jour. Au début, il avait réussi. Réussi à faire semblant, à faire comme si tout cela était du passé. Ses amis y avaient cru pendant un temps, même. Parce qu'il riait, faisait des blagues avec eux, comme avant. Comme si rien ne s'était passé. Comme si cette histoire ne le touchait pas plus que cela, en fait. Mais petit à petit, ils avaient su voir à travers le masque de Duncan. Il était distrait, encore plus que d'habitude. Il manquait de concentration, écoutant à peine lorsqu'on lui parlait. Ses yeux se perdaient dans le vague, à certains moments et il était incapable de s'empêcher d'observer son ex petite-amie, de loin. Il la voyait heureuse, rire avec ses amies, se comporter exactement comme d'habitude et ça le tuait. Parce que lui n'avait plus goût à rien.

« Comment oublier ton sourire
Et tellement de souvenirs... »

Non, oublier, il n'y arrivait pas. Il avait essayé, pourtant, parce que ça aurait certainement été ça, le moins douloureux. Qu'il parvienne à ne plus se souvenir. Oublier les rires, oublier tous ces moments passé ensemble, ces discussions interminables, tard le soir. Oublier son visage, oublier ses magnifiques yeux noisettes, dans lesquels il avait adoré se perdre durant de longues minutes. Oublier son sourire, oublier la saveur de ses lèvres. Oublier, juste oublier. Tout. L'oublier, elle. Charlie Wellington, celle à qui il avait dit je t'aime pour la première fois. Son Premier Amour. Oui, Amour. Parce que, si à entendre les paroles qu'elle lui avait jeté à la figure le jour de la rupture, tout cela n'avait semblait être qu'un jeu pour elle, c'était très loin de l'être à ses yeux à lui. Et c'est certainement pour cela qu'il souffrait à ce point aujourd'hui. Il s'était pris un coup de poing en pleine face, alors qu'elle lui avait dit qu'il n'était rien pour elle, qu'il ne la méritait pas. Il s'était senti tellement mal, tellement ridicule, là, en plein milieu du Grand Hall de Poudlard, se décomposant littéralement sous ses yeux. Et le rire de ses amies lui restaient encore à ses oreilles. Froid, moqueur, inhumain.

« Nos jeux dans les vagues près
du quai
Je n'ai vu le temps passer »

C'est vrai qu’il ne les avait pas vu passé, ces six mois auprès d'elle. Six mois. Six longs mois durant lesquels ils s'étaient vu tous les jours, durant lesquels Duncan avait parfois délaissé ses propres amis pour être avec elle, même. Tout ça pour rien, c'est le triste constat qu'il en retirait aujourd'hui. Plus jamais cette erreur. L'amitié était cruciale pour le jeune homme, d'autant plus ajourd'hui, alors que seul ses meilleurs amis avait su l'aider. James, Nicholas. Chacun à leur manière bien sûr, mais ils étaient un soutien sans faille pour lui. Toujours là lorsqu'il en avait besoin, que ce soit en pleine journée ou de nuit. Jamais ils ne l’avaient déçu jusque-là, et il n'avait aucun doute sur le fait que ça ne changerait pas.

Un long soupir échappa à Duncan tandis qu'il s'arrêtait enfin de courir, au bout d'un footing de presque une heure trente, à bout de souffle. Il avait sprinté, dans les dernières minutes, comme pour chasser les pensées qui l'assaillaient et avait maintenant un affreux point de côté. Se tenant le ventre, il s'affala, plus qu'il ne s'assit, à même le sol pour reprendre sa respiration. Il enleva le  baladeur MP3, toujours enfoui dans ses oreilles. Finalement, et malgré tout ce qu'il avait pu dire auparavant, il avait de la chance d'habiter Canterbury. Il l'aimait sa ville. Il aimait ses rues pavées de pierre, son aspect pittoresque mais surtout son parc, près duquel il vivait et dans lequel il allait courir tous les jours, lorsqu'il n'était pas à Poudlard. Tôt le matin, bien souvent. Parce qu'il n'y avait personne pour le déranger. Il avait l'impression d'être seul au monde et cela lui faisait le plus grand bien. Lève tôt au château, il n'y avait aucune raison pour que cela change ici, après tout. Il avait besoin de sport, cela lui permettait vraiment de se vider la tête, ou du moins d'essayer de le faire, le plus efficacement possible.

« Ca va toujours pas mieux toi, hein ? »

Il ne put retenir un cri de surprise en entendant une voix tout près de lui, se croyant seul avec lui-même. Pourtant, elle était bien là. Katniss, sa petite sœur. Elle s'était assise sur le banc se trouvant juste en face de Duncan. D'ailleurs, à en croire l'expression pour le moins sérieuse, et même un peu triste, qu'elle arborait, elle devait être là depuis un moment déjà, l'observant à son insu. A elle aussi, il avait essayé de mentir. Lui cachant sa colère, sa souffrance, son ressentiment. Mais visiblement, elle n'avait pas été dupe et cela ne l'étonnait même pas. Comment avait-il pu croire pouvoir lui cacher quoi que ce soit ? Ils auraient pu être jumeaux que ça aurait la même chose, tellement ils se connaissaient bien.

« Non P'tite Fleur, c'est pas la joie... lui avoua-t-il, le regard fuyant. »

Elle se contenta de soupirer et descendit de son banc, venant s'assoir à son niveau, juste à côté de lui. Elle posa sa tête sur son épaule, et, plus par réflexe qu'autre chose, il se mit à caresser doucement ses cheveux bruns, comme quand ils étaient gosses. Ca les avaient toujours apaisés, tous les deux. Elle vint se blottir contre lui et, bien qu'il ne sache pas vraiment pourquoi, Duncan se sentit beaucoup mieux, tout à coup. Comme moins seul.

« Hey, Dun', ça va aller hein. C'était qu'une fille, après tout. Et elle te méritait pas, crois-moi. »

Et il la regarda, surpris, comme à chaque fois qu'elle témoignait d'une telle maturité dans ses propos. Il trouvait ça triste, quelque part. Douze ans. Sa sœur avait seulement douze ans. A son âge, elle n'aurait jamais dû être capable de lui dire de telles choses. Non, elle aurait dû glousser avec ses amies, regarder des photos de garçon en cachette, peut-être. Mais pas être là, avec lui, aussi calme, aussi grande. Cependant, Duncan avait entièrement conscience que s'ils étaient si proche aujourd'hui, à tel point qu'on pensaient souvent qu'ils étaient né en même temps, c'était exactement à cause, ou grâce, peut-être, à cela: ils avaient grandis trop vite, tous les deux et il avait fallu trouver une solution, pour survivre. Alors ils s'étaient rapprochés, beaucoup. Les disputes qu'ils avaient eu depuis la mort d'Aaron se comptaient seulement sur les doigts d'une main, tellement ils avaient besoin l'un de l'autre. Aussi, quand il sentit un liquide salé sur sa joue, il ne tenta même pas de se détourner, de le lui cacher. Au contraire, il resta statique, regardant le lac en face de lui, tandis que Katniss posait ses yeux bleus sur lui.

« Tu l'aimais n'est-ce pas ? Je veux dire, tu l'aimais vraiment Charlie ? » demanda-t-elle, posant enfin la question qui la tracassait depuis qu'elle avait appris la rupture de Duncan avec sa petite amie, alors qu'ils étaient tous deux à Poudlard.

Duncan n'était pas un Dom Juan, Katniss en avait entièrement consicence. Son sens aigu de l'honneur et son altruisme l'empêchaient beaucoup trop d'en prendre le chemin. Mais des petites amies, il en avait eu quelques-unes, avant la Serdaigle. Peu, c'est sûr, mais quand même. Certaines avaient rompus, mais cela n'avait pas semblait affecter son frère tant que cela. Et il restait en très bon terme, avec elles. Un sourire amer naquit sur les lèvres du garçon, tandis qu'il semblait peser le pour et le contre, hésitant à lui répondre. Ainsi, avant même qu'il ouvre la bouche, elle avait compris.

« Eh ouais, tu vois P'tite sœur. Comme un con, je l'aimais, et malgré tout, je crois que je l'aime encore d'ailleurs. C'est ça le pire. J’arrive pas à m'en défaire. »

Une autre larme vint rouler sur la joue de l'adolescent, se perdant dans son débardeur. Décidément, il était faible. Tellement faible ! Il ne savait pas cacher sa tristesse, il n'arrivait pas, à faire semblant. Ouais, il avait mal et savoir que ça le touchait à ce point, c'était encore pire. Il aurait aimé être moins sensible. Cela lui attirerait beaucoup moins de soucis, il en était certain. Mais il n'était pas comme Aaron, lui. Le mur, le masque, ça ne lui allait pas. Pas du tout, même. Etre de bonne humeur, toujours, sourire, quoi qu'il arrive, il ne savait pas faire. Et sa soeur comprit immédiatement ce qu'il pensait, sans même qu'il eut à exprimer cela à voix haute.

« Ouais, t'es pas comme lui ! s'exclama-t-elle en se levant soudainement, le toisant de toute la hauteur qu’elle avait ainsi prise. T'es pas comme était Aaron, et alors Dun' ? Arrête de toujours te comparer à lui, ok ? Ca sert à rien, tu te fais plus de mal qu'autre chose là ! Passe à autre chose, à un moment.
- Mais je…
- Non, y'a pas de mais, le coupa Katniss brutalement. T'es pas faible. T'es sensible, et, à mon sens, c'est très différent. Etre faible, ça serait tenter de le cacher, justement, te détourner. Et toi t'es pas faible, alors tu vas affronter. Ouais, ça fait mal. T'étais amoureux, que veux-tu ? Mais c'est la vie, c'est comme ça. »

Pour le coup, les larmes cessèrent toute tentative d'intrusion sur son visage et il resta muet de stupéfaction durant quelques secondes. D'où sa sœur savait tout ça sur lui, d'abord ? Et puis comment faisait-elle pour sortir des phrases qui trouvaient tout leur sens en lui, comme ça ? Un sourire en coin naquit au coin de ses lèvres, pour le plus grand plaisir de Katniss, qui reprenait sa respiration, les joues rouges de la tirade qu'elle venait de prononcer.

« Dis Kat', comment tu fais ?
- Comment je fais quoi ?
- Pour me connaître par cœur, parfois même mieux que moi-même.
- J'sais pas, on a grandi ensemble. "Fin, y parait hein... répliqua-t-elle en roulant des yeux, tout en se laissant à nouveau tomber par terre. »

Il lui asséna un petit coup derrière le crâne et ils éclatèrent de rire soudainement, comme deux enfants. C'est ce qu'ils redevinrent l'espace de quelques minutes d'ailleurs, finissant par rouler dans l'herbe, s'éclaboussant à l'aide de l'eau du lac. Lorsqu'ils revinrent dans leur maison, leur père afficha un air satisfait, voyant que Katniss avait su, encore une fois, remonter le moral de son frère. Ah, ces deux-là alors, ils n'en finiraient jamais de l'étonner, songea-t-il, non sans une pointe d’amusement…

Paroles de la chanson de Roch Voisine, Hélène


Dernière édition par A. Duncan Matthews le Lun 12 Aoû - 19:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ADM - "La vie ne vaut rien. Mais rien ne vaut la vie." Sam 3 Aoû - 0:30

Ou comment ruiner son couple en une soirée
Il y était parvenu. Oh, détrompez-vous, cela avait été loin d’être facile. Les gens autour de lui avait dit, au début du moins, que ça passerait rapidement, qu’il l’oublierait vite, que pour un mec comme lui, perdre une fille, ça n’était pas dramatique. Une de perdu dix de retrouvé comme dit le fameux diction. Sauf que Duncan, il n’avait pas arrêté de se dire que c’était une belle connerie de dire ça. Que c’était absolument hypocrite même. Une de perdu dix de retrouvé, lorsqu’on n’était pas amoureux très certainement. Sauf que quand, comme lui, on aimait réellement la personne, quand on commençait même à envisager de faire un petit bout de chemin avec elle, la guérison était lente et très douloureuse. Oui, ça l’embêtait de penser ça mais non, il ne s’était pas remis de la rupture avec Charlie en deux semaines tops chronos. Des jours, des semaines qui s’était vite transformé en mois et même en une année entière, c’est bien ce qu’il lui avait fallu pour oublier son ex-petite amie, son premier amour. Une année sans sortir avec personne, une année sans pouvoir s’empêcher de l’observer à la dérobé dans un couloir, sans pouvoir s’empêcher de recevoir un coup de poignard dans le cœur à chaque fois qu’il voyait un autre garçon tourner autour d’elle, sans pouvoir empêcher son inconscient de le faire rêver d’elle la nuit. Une année où il n’avait pas vraiment vécu, mais plutôt survécu. Oui, l’expression était certainement forte, vous la trouverez même très certainement exagéré, mais pourtant c’était exactement ça. Parce que Duncan, il ne savait pas faire dans la mesure. Lorsqu’il se livrait, lorsqu’il s’attachait à quelqu’un, il était incapable de le faire à moitié. Et Charlie, il l’avait aimé, de tout son cœur. Puis, petit à petit, les rêves s’étaient fait moins présent, les soirées passés près du feu dans la salle sur demande à penser à elle et à leur souvenir moins nombreuse, les regards à la dérobé pratiquement inexistant. Jusqu’à ce que totalement, ou presque, il puisse dire que oui, il l’avait oublié. Il avait alors recommencé à vivre, timidement au début, puis plus franchement. Les fêtes, les conquêtes quelquefois même s’étaient à nouveau incrustées dans sa vie. Oh, il ne s’affichait pas avec une fille différente à son bras tous les soirs, détrompez-vous, mais disons qu’il parvenait à se montrer plus charmeur avec les demoiselles qu’il ne l’avait été auparavant. Plus détaché également, parce que s’il y avait une chose qui était claire dans son esprit, c’était bien que plus jamais il ne s’ouvrirait à ce point. Jusqu’au jour où sa cousine Liz vint le voir pour lui parler, plus ou moins finement il faut bien le souligner bien qu’il joue complètement le jeu, de sa meilleure amie, June. Au début, il choisit de faire comme s’il ne recevait pas le message, mais il faut bien dire que la Elder était tout à fait à son goût et qu’ils se connaissaient depuis longtemps tous les deux. Il savait qu’ils iraient plutôt bien ensemble, que la jeune femme était très sympathique et qu’ils s’entendaient déjà assez bien. Alors, sous les conseils de Liz et de ses meilleurs amis, parfois un peu trop insistant d’ailleurs pour James et Nicholas, il décida de foncer. C’est ainsi qu’en novembre 2019 il décida enfin d’agir et se mit en couple avec la meilleure amie de sa cousine. Au début, il faut bien avouer qu’il n’était pas vraiment amoureux contrairement à elle. Attiré oui, il l’appréciait et la respectait énormément cela était certain, mais il n’était pas amoureux. Cela vint avec le temps, avec les mois qui passèrent. Petit à petit, il fit plus attention à elle, à certains détails de sa personnalité, il se mit à lui faire des cadeaux pour lui plaire, tout pour lui montrer qu’il tenait à elle. Cependant, Duncan savait bien au fond de lui que ça n’était pas suffisant, que quelque chose manquait à June : une preuve de son amour, sept lettres, trois petits mots qu’elle voulait entendre à tout prix, qu’elle-même lui avait déjà dit à de nombreuses reprises. Sauf que c’était au-dessus de ses forces, parce qu’avec elle, il était différent. Moins démonstratif qu’il avait pu l’être avec Charlie, il se livrait moins. Pas parce qu’il ne lui faisait pas confiance, mais parce qu’il n’y arrivait pas, tout simplement. C’était au-dessus de ses forces. Combien de fois s’était-il retrouvé dans la situation de vouloir lui dire quelque chose sur lui et de se raviser au dernier moment ? Cela la blessait, il en avait conscience et s’en voulait mais espérait qu’elle soit assez patiente pour attendre qu’il arrive enfin à aimer correctement à nouveau. Katniss lui disait bien souvent qu’elle ne patienterait cependant pas éternellement et il le savait mais ça ne l’aidait pas à se livrer.

Duncan soupira, passant pour la énième fois une main dans ses cheveux en bataille. Cela devait faire environ cinq minutes qu’il était devant le miroir, tentant par tous les moyens possible d’aplatir sa tignasse mais sans réel succès. Il ne savait pas vraiment pourquoi, mais il y avait toujours quelque chose qui clochait. Une mèche qui refusait de se ranger avec les autres et qui ruinait sans arrêt ses beaux efforts de présentation. Aussi décida-t-il de les ébouriffer, comme ils l’étaient tout le temps de toute manière. En ce vendredi soir, il n’allait pas rester enfermé dans son dortoir comme l’aurait fait n’importe quel gentil Serdaigle (quoi que, il songea un instant à son amie Bubble et se dit qu’ils n’étaient peut-être pas tous aussi sage qu’il voulait bien laisser le faire croire). Non, lui, il avait décidé de sortir. Il était déjà 21h30, il savait donc parfaitement qu’il risquait de rentrer très tard et s’en réjouissait par avance. Se changer les idées lui ferait le plus grand bien. Quelques coups à la porte particulièrement agacé lui apprirent qu’il avait déjà bien trop trainé. Aussi referma-t-il rapidement les boutons de sa chemise bleue, prenant bien soin d’en laisser deux ou trois ouverts, ce qui permettait ainsi devenir son torse musclé et son corps bien battit en dessous. Il écouta d’une oreille distraite James lui dire qu’il était aussi long qu’une fille pour se préparer, se retenant de répliquer qu’il n’était pas mieux que lui, puis, après avoir fait un détour par le dortoir des Septièmes années pour récupérer Nick, ils se dirigèrent tous trois vers la Salle sur Demande, lieu où se déroulaient pratiquement toutes les soirées clandestines organisées au sein de Poudlard.

Comme prévue, la fête avait déjà commencé lorsqu’ils débarquèrent mais cet effet était voulu. De toute façon, on ne peut pas dire que l’entrée du trio passa inaperçu, bien au contraire. Ils étaient assez populaires au sein de leur maison, et même au sein du château, aussi se retrouvèrent-ils bien vite entouré de toute une bande d’amis avec qui ils savaient qu’ils passeraient une excellente soirée. Duncan s’éclipsa quelques minutes, pour aller voir June qu’il avait repéré au fond de la salle en compagnie de ses deux inséparables meilleures amies, Liz, sa cousine chérie qu’il salua également au passage et Kyra. Il déposa un baiser sur les lèvres de sa petite-amie, lui soufflant qu’il reviendrai la voir un peu plus tard dans la soirée et repartit en direction de son groupe. Et la soirée suivit son cours. Une soirée de vendredi soir entre jeune gens, tous plus ou moins sérieux. Des jeux alcoolisés certes idiot mais qui était après tout de leur âge firent bien vite leur apparition et le jeune homme finit par perdre la notion du temps. Il ne surprit même pas les regards désapprobateurs que lui lança sa chérie plusieurs fois dans la soirée. Non, il oublia absolument tout, il ne fit que s’amuser, et il faut bien l’avouer, cela lui fit un bien fou. Cependant, loin d’être irresponsable, il souffla à ses amis qu’il allait s’assoir un moment lorsqu’il vit que le monde autour de lui commençait à tourner un peu trop. Ignorant leur regard moqueur, il s’installa sur un fauteuil au fond de la salle et ferma les yeux, se massant les tempes en espérant faire disparaître la sensation de vertige qui commençait à l’envahir. Cependant, avec des gens qui hurlaient autour de lui et la musique à fond, c’était plutôt mal barré. Aussi rouvrit-il les yeux, résigné à terminer la soirée dans cet état. Ça n’était pas sa première cuite et ça ne serait certainement pas la dernière après tout. Il eut l’énorme surprise de voir Charlie devant lui, Belle, Sensuelle, comme toujours.

« Charlie ? Qu’est-ce que tu... commença-t-il, grimaçant en entendant ses propres paroles résonner dans sa tête.
Chuuuut murmura-t-elle. »

Et le temps sembla s’arrêter, tandis qu’il vit avec stupeur les lèvres de son premier amour se rapprocher des siennes. Certainement parce qu’il avait trop bu, un peu parce qu’il avait beau faire tout ce qu’il voulait, il l’aurait toujours dans la peau, il fut absolument incapable de la repousser. Au contraire, des souvenirs de quand ils étaient ensembles firent irruption dans son esprit tandis qu’il restait complètement immobile, les yeux légèrement écarquillé sous le coup de la surprise. L’irrémédiable se produisit lorsque leur lèvre s’unirent dans un baiser le temps de quelques secondes. Et Duncan ne put retenir un frisson de plaisir, bien que la culpabilité fasse déjà son apparition en lui pour cela. Un cri résonna à côté d’eux et il fit enfin ce qu’il aurait dû faire dès le début : se décaler pour interrompre le baiser. Sauf qu’il était déjà bien trop tard, parce que celle qui se planta à ce moment-là juste en face de lui et qui lui infligea une gifle magistrale, c’était bien June. June, toujours entouré de Kyra et de Liz, dont il croisa brièvement les yeux désapprobateurs et choqués.

« June je… bafouilla-t-il, affreusement mal à l’aise.
[/b]»

Mais le mal était déjà fait, aussi vit-il avec une infinie tristesse des larmes perler au coin des yeux de sa bien-aimée. Il amorça le geste de se lever pour se trouver face à elle mais elle l’en empêcha en le repoussant brusquement sur le canapé. Les lumières dansèrent un moment au-dessus de lui et la nausée arriva mais il fit comme si de rien n’était.

« Ne m’approche plus ! hurla-t-elle avant de faire volte-face »

Impuissant, parce que sa tête recommençait à faire des siennes et parce que tout le monde les observaient désormais, il ne put que la regarder partir avec dépit. Voilà comment son couple avait été fichu en l’air en quelques secondes à peine. Son regard se porta vers Charlie qui, toujours près de lui, souriait largement.

« Putain mais je peux savoir qu’est-ce que c’est ton problème ? Parce que t’es fière de toi en plus ! Bordel, tu fais vraiment chié Wellington ! cracha-t-il entre ses dents. »

Et il se leva difficilement, traversant la salle, faisant mine d’ignorer les regards insistants qu’il sentait dans son dos, avant de rejoindre sa salle commune. De toute façon, il ne pourrait rien faire de plus ce soir. June devait être enfermé dans son dortoir à l’heure qu’il était et il valait certainement mieux laisser passer la nuit, et laisser ses idées redevenir plus claire aussi, avant de tenter quoique ce soit.


Dernière édition par A. Duncan Matthews le Dim 29 Sep - 16:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ADM - "La vie ne vaut rien. Mais rien ne vaut la vie." Sam 3 Aoû - 0:50

DUNCAAAAAAAAANNNN MON AMOUUURRRRR Mimi Calin Popcorn 
Mais c'est quoi cette histoire toute tristounette? Sad
C'est trop bien écrit. Tu es trop douée. Very Happy
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MessageSujet: Re: ADM - "La vie ne vaut rien. Mais rien ne vaut la vie." Sam 3 Aoû - 11:15

Re-re-re-bienvenue Lau' ! Yeux
Bonne chance pour la fin de ta fiche ! Coeur
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MessageSujet: Re: ADM - "La vie ne vaut rien. Mais rien ne vaut la vie." Sam 3 Aoû - 11:21

Juuuuuuuuuuuuuuuuuuune Yeux Love Coeur
Eh ouais t'as vu, il a pas eu une vie facile mon petit Duncan :dead:
Merci beaucoup pour le compliment, je suis contente que tu ai aimée ♥️

Merci Alice Very Happy I love you
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MessageSujet: Re: ADM - "La vie ne vaut rien. Mais rien ne vaut la vie." Sam 3 Aoû - 17:50

RE RE RE RE BIENVENUE !!!!!!!!!!!!!!!!!
LE BEAU DESCENDANT DE DEENA Rouge
Je suis dégoûtée t'auras fini ta présentation avant moi :dead: Mais elle est super bien écrite sérieusement Pompom

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MessageSujet: Re: ADM - "La vie ne vaut rien. Mais rien ne vaut la vie." Dim 4 Aoû - 0:36

Merciiiiiiiiiii Kee' Yeux Et je suis vraiment contente si tu trouves que ce que j'ai fais est bien écrit Love
Hihi, j'espère j'ai vraiment envie de faire cette présentation rapidement :wii: Mais si ça peut te réconforter, j'avais fais un pari avec Cha', je devais la finir vendredi, et j'ai perdu :dead:
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Roksana T. Leskova

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MessageSujet: Re: ADM - "La vie ne vaut rien. Mais rien ne vaut la vie." Dim 4 Aoû - 10:18

Mdr tu as tout mon soutient moi ca fait trois fois que je lui dit que je la fini dans la semaine mais jamais j'ai réussi à tenir parole Yeux Coeur

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MessageSujet: Re: ADM - "La vie ne vaut rien. Mais rien ne vaut la vie." Dim 4 Aoû - 14:56

Rerebienvenue Red Sexy Liam !  

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L'amour est une brume qui disparait à la première lueure de réalité.

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MessageSujet: Re: ADM - "La vie ne vaut rien. Mais rien ne vaut la vie." Jeu 5 Sep - 11:13

RE-RE-RE-BIENVENUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUEEEEEEEE Yeux

Je suis trop heureuse que tu joues mon cousin, ça va être topissime YeuxLoveLove
Le début de ta fiche, je crois que je ne trouve même pas les mots pour le décrire, sache juste que je suis en mode bébé phoque qui lit ça et pleure avant d'aller se coucher... Vraiment pas malin de lire ça maintenant :dead:

C'est magnifique, poignant, vraiment; enfin je t'expliquerai mieux demain ce que j'ai ressenti, quand j'aurai trouvé les mots...

Bon, sinon, en dehors de Liz et son cousin, tu sais que moi je t'adore, je pense, non ? ♥️ Je le redis, tant pis Câlin 3Love

Ma Princesse S. comme L. ♥️
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MessageSujet: Re: ADM - "La vie ne vaut rien. Mais rien ne vaut la vie." Dim 29 Sep - 23:12

Merciiiiiiiiiiiiiiiiiiii pour l’accueil cousine ♥️

Moi aussi je suis trop heureuse, ça va tellement être énorme sérieux ! Love Je suis vraiment contente que le début de ma fiche t'ai plus Yeux

Ais-je besoin de te répondre que moi aussi je t'aime fort fort fort ? Coeur

Autant ma cousine que Queen C. qu'Amy qu'Amanda que la vraie Cha' d'ailleurs xD

Et sinon tu sais quoi ? Ben j'ai finis ma fiche Very Happy
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Choixpeau Magique

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MessageSujet: Re: ADM - "La vie ne vaut rien. Mais rien ne vaut la vie." Dim 29 Sep - 23:38

image 550*350
Bienvenue !

Bravo tu es validé chez les Gryffondors !

Tu peux désormais réserver ton avatar, ouvrir une fiche de liens pour te faire plein d'amis, écrire une bible de RP pour ne pas perdre le fil de tes histoires. Et ouvrir une boîte aux lettres ou ton compte Parchemess pour rester en contact. Tu peux aussi consulter les clubs & options pour t'inscrire. Et pourquoi pas jeter un coup d'oeil aux équipes de Quidditch ?
Viens nous présenter qui se cache derrière l'ordinateur. N'oublie pas de jouer et de flooder pour rencontrer les autres membres ! Vérifie régulièrement les évènements pour être au courant des dernières nouvelles.

Si tu as des questions, adresse n'hésites pas à t'adresser aux staff !
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    Maintenant le Choixpeau Magique est là et vous connaissez le résultat:Je vous répartis dans les quatr'maisons puisque l'on m'a confié cette mission.Mais cette année je vais vous en dire plus long, ouvrez bien vos oreilles à ma chansonVoyez les dangers, lisez les présages que nous montrent l'histoire et ses ravages.Car notre Poudlard est en grand péril devant des forces puissantes et hostiles.Et nous devons tous nous unir en elle pour échapper à la chute mortelleSoyez avertis et prenez conscience



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ADM - "La vie ne vaut rien. Mais rien ne vaut la vie."

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