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Louise - ♫ C'est lui pour moi, moi pour lui dans la vie. Il me l'a dit, l'a juré pour la vie. Et dès que je l'apercois, alors je sens en moi mon coeur qui bat. ♪ [Edith Piaf]

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MessageSujet: Louise - ♫ C'est lui pour moi, moi pour lui dans la vie. Il me l'a dit, l'a juré pour la vie. Et dès que je l'apercois, alors je sens en moi mon coeur qui bat. ♪ [Edith Piaf] Ven 26 Avr - 0:29

Comme ma présentation était trop longue, et que c'était impossible de la faire tenir dans mon ancienne fiche, en voici une nouvelle ! Rolling Eyes Navré d'avance pour ce pavé, je ne pensais pas avoir écrit autant ! :dead:


Louise Raphaëlle Monceau

Je m'appelle Louise Raphaëlle Célia Emilie Marianne Ella Monceau. J'ai montré le bout de mon nez le 12 décembre 2004, il y a maintenant 17 ans. Étant un(e) sorcier(ière) de sang extra pur je possède une baguette magique de 30,07 cm (j'aime être précise !), fabriqué en pin de Bristlecone, celui que l'on connaît sous le nom de Mathusalem, et qui se trouve en Californie (Pour la petite histoire, il s'agit d'un arbre non-clonal, c'est à dire qu'il s'agit du même depuis sa naissance, qu'il ne s'est pas reproduit par le biais de ses branches ou racines, le tronc est donc considéré comme étant unique. Tout ça pour en venir au fait qu'il est le plus vieux, dans son genre, au monde : il a à présent 4853 ans....) De surcroit, de nombreux symboles celtiques sont gravés tout autour, (et parsemés d’or, mais restant invisible à l'oeil nu, du moins, pas si je ne m'en sers pas. Auquel cas les gravures s'illuminent légèrement. Pour les voir clairement lorsque je ne me se sert pas de ma baguette, il faut attendre que la lumière du soleil vienne l'éclairer, mais d'une manière bien précise !). Gravures faites non pas pour souci esthétique, mais par tradition familiale (vous en apprendrez un peu plus tard, si tant est que j'éprouve le désir de vous en parler !) Elle contient une griffe de cerbère. Elle est souple et rapide, et parfaite pour les métamorphoses. Je suis en 7ème année et malgré tout ce qu'on peut dire, je garde les pieds sur terre. D'ailleurs beaucoup de personne disent que je ressemble à Lindsay Ellingson, ce que je trouve honteux : me comparer, MOI, à une moldue... Non mais sérieusement, vous m'avez bien vu ??? Il va de soi que je suis bien SUPÉRIEURE à une vulgaire moldue !. Oh avant que j'oublie ou que tu entendes des rumeurs à mon sujet je suis fiancée & amoureuse (mais ça, très rare sont les personnes à le savoir ! Même le principal concerné l'ignore, en fait ! Rolling Eyes ) et je l'assume pleinement (ou pas).
Who I am
« Un caractère bien fade est celui de n'en avoir aucun. » - Jean de La Bruyère

Décrire le caractère de Louise n’est pas aisé, car elle s’adapte en fonction des personnes qui lui font face. Les mauvaises langues prétendent que c’est une preuve de l’hypocrisie de la belle, la principale concernée, quant à elle, préfère voir cela comme du savoir-faire, et de l’intelligence de sa part. Mais, pour l’heure, nous n’allons pas nous attarder sur ce point, que je vous invite d’ailleurs à méditer, une fois que vous aurez pris connaissance de l’ensemble de caractère de la française.

¤ En présence de sang-pur, elle se montre donc de bonne compagnie. Ayant reçue une éducation (jugée parfaite par ses parents, et stricte par Louise), la sorcière sait paraître en société et elle est en mesure de tenir n’importe quelle conversation, peu importe son thème. Toujours souriante, elle est disposée à converser avec toutes les personnes qu’elle croise (toujours dans l'hypothèse où il s'agit de sang-purs, bien entendu !) Et si on l’observe attentivement, son sourire semble manifesté le plaisir qu’elle prend à cette conversation (aussi bien à parler, qu’à écouter), mais lorsqu’on la connaît, on sait qu’il ne s’agit en réalité que de la manifestation du fait qu’elle aime à être admirée pour son esprit (et son physique, mais ça, on en reparlera tout à l’heure !). Lors de soirées entre sang-purs, elle sait se montrer attentive, afin de faire bonne figure. Il est indéniable que Lou a conscience de représenter la famille Monceau, et cela lui tient à cœur.

¤ En compagnie de né-moldus, elle est peste. La jeune femme méprise en effet les moldus, et les né-moldus, cela vient de son éducation, des plus traditionalistes. De ce fait, soyons honnêtes : vous ne la verrez jamais avec des né-moldus, qui ne sont, à ses yeux, rien de plus que de vulgaires sang-de-bourbe, à peine bon à faire le ménage chez les sorciers dignes de ce nom, en fait ! La jeune femme a déjà beaucoup de mal à supporter les sang-mêlés (mais elle y parvient toutefois, même s’il n’y a aucun de ses plus proches amis dans leurs rangs, estimant que leur triste côté moldu peut être estompé, du moins s’ils ont du sang intéressant dans leurs veines ! Ainsi, même au sein des sang-mêlés, elle fait une distinction, en considérant une partie comme relativement intéressante, et une autre partie comme... Invisible, au même rang que les né-moldus, en fait !). Il faut noter que si certains la jugent, à cause de cela, intolérante, elle, elle estime plutôt qu’elle fait un bel effort : non seulement, elle tolère les sang-mêlés, mais en plus, elle tolère les sang-purs non nobles (car oui, vous l’apprendrez par la suite, elle est issue d’une longue lignée de nobles). Et, croyez-moi, étant donné qu’elle estime qu’elle ne devrait côtoyer que des personnes de son rang, elle fait donc preuve d’ouverture d’esprit en agissant ainsi (du moins, selon elle !), avec un brin de générosité (après tout, elle les fait bénéficier de son éblouissante présence !). [N’ayez crainte, le petit côté narcissique de la jolie blonde sera mentionné en temps et en heure !]

¤ Concernant l’opinion que peuvent avoir les personnes qui ne connaissent pas la belle, là aussi, on ne sait pas sur quel pied danser. Bien entendu, les personnes qu’elle n’apprécie pas la méprisent (du moins, si elle leur montre clairement qu’elle ne les apprécie pas, car, pour les autres, j’en parlerai plus en détail plus bas, leur description sera bien différente !) Tous vous diront alors qu’elle est hautaine, sûre d’elle, mesquine, cruelle, froide, sadique, manipulatrice, égoïste, sournoise, fourbe... Bref, je pense que vous comprenez quel genre de portrait ils vous dresseront de la cadette des Monceau !
* Pour les autres, leur point de vue sur elle dépendra de bien des choses (en partant cependant du principe qu’elle ne leur ait rien fait de mal, ouvertement du moins) Il y aura ceux qui, pour telles ou telles raisons, la détesteront. Ca pourra être à cause de son immense richesse, qui fait qu'elle a toujours tout ce qu'elle veut, dès qu'elle le désire. De son côté visiblement hautain. Du fait qu’elle soit une excellente élève, et ce, en dépit de l’insolence qu’elle manifeste à l’encontre de certains de ses enseignants (qui, j’espère que vous l’aurez compris vous-même, sont des nés-moldus, ou des pauvres, car elle déteste en fait les pauvres comme elle méprise les né-moldus ! Les seconds car ils sont inutiles, et les premiers car ils manquent de goût !). Pour bons nombres de filles, ça sera à cause de ses tenues (Lou est toujours habillée à la pointe de la mode. En fait, la mode, à Beauxbâtons, c’est même elle qui la fait, tant elle a le don pour l’anticiper !). Parce qu’elle n’hésite pas à se servir de son intelligence, du pouvoir qui flotte autour de son nom de famille, ou de sa popularité, pour pourrir la vie de ceux qu’elle considère comme des moins-que-rien ! Ou encore à cause de sa beauté (elle n’a qu’à claquer des doigts pour séduire le garçon qu’elle veut avoir.). Et, soyons honnêtes, il arrive que des garçons la méprisent à cause de sa beauté, car elle en joue, et n’hésite pas à briser bon nombre de cœurs, juste pour s’'occuper et tester son pouvoir de séduction (qu’elle sait pourtant important, mais elle adore le constater, jour après jour !). Certains admettront la détester parce qu’ils la trouvent superficielle, s’arrêtant, pour baser ce jugement, sur le fait qu’elle aime la mode, et en parle souvent, ne prenant même pas la peine de souligner qu’elle parle de mode avec autant d’aisance qu’elle peut vous parler de runes, de sortilèges, de métamorphoses, ou d’histoire de la magie !
* Mais il ne faut pas oublier que certaines personnes l’apprécient, sans la connaître, il est donc temps de voir les raisons de ce phénomène. La séduisante sorcière est en effet toujours souriante (même si son sourire n’est pas toujours enjoué, mais ça, pour le savoir, il faut parvenir à décrypter son faciès, elle est bonne comédienne !) Toujours à la pointe de la mode, elle fait office de références pour certaines personnes ! Elle semble entourée en permanence d’une aura, indéfinissable et indescriptible, celle qui fait que la personne en face de vous vous attire comme la lumière attire un papillon. Un charisme impressionnant, en apparence involontaire et non-maîtrisé, mais vous verrez qu’il n’en est rien ! Sans oublier qu’on l’apprécie également pour sa force de caractère, Louise ne courbe jamais l’échine, aussi bien devant ses comparses lors de conflits, que devant ses enseignants ! Certains apprécient aussi son âme indubitable de leader. On aime aussi le fait qu’elle soit fêtarde. En effet, elle est toujours partante pour faire la fête (et est d’ailleurs douée pour mettre l’ambiance, il faut la voir danser et aller parler aux diverses personnes présentes, du moins si elles font partie de son univers.). On adore aussi savoir qu’elle n’hésite jamais à organiser des fêtes, plus sérieuses ou « officielles ». Etant très organisée, ses soirées sont d’ailleurs très prisées. Au cours de ces festivités, on aime à la voir sourire, se montrer plus ouverte, plus accessible, plus semblable aux filles de son âge.

¤ Concernant ses proches, ses amis ou sa famille, en bref, les gens qui la connaissent bien, la description de Louise sera différente. Sa famille vous dira qu’elle attache une grande importance aux liens de sang, qu’elle est fière de sa famille, et fait tout pour faire leur fierté. Qu’ils ne comprennent pas pourquoi certains la jugent insolente, étant donné qu’elle suit à la lettre les préceptes familiaux, et les ordres parentaux. (Sans nul doute les seules personnes dont elle ne remette jamais l’autorité en question!). Qu’elle est douée pour parvenir à ses fins, ce que certaines prennent pour une attitude de sorcière trop riche et gâtée, mais qui n’est rien autre, pour eux, qu’une preuve de son éloquence. Qu’elle est indépendante, car sait se défendre et se débrouiller toute seule, et donne l’illusion de n’avoir besoin de personne à ses côtés pour avancer.
* Mais ceux qui vous parleront mieux de Louise, dans l’intégralité de sa complexité, ce sont ses amis, sans conteste ! Ils vous diront qu’elle est attachante, parce qu’en dépit de son caractère de cochon, elle est capable d’agir telle une enfant, qu’elle est toujours, en réalité, expliquant qu’elle a juste été contrainte de grandir un peu plus vite que les autres, à cause d’un drame qui a marqué son enfance, mais aussi et surtout pour satisfaire les exigences parentales ! Qu’elle peut se montrer la plus grande des pestes envers ceux qu’elle n’aime pas, et la plus adorable des amis pour les siens. Toujours à l’écoute pour ceux qui ont de l’importance à ses yeux. Toujours à mettre leur bien-être avant le sien, à veiller à ce qu'ils aillent bien. Ils évoqueront également le fait qu’elle paraisse égoïste tient plus de la légende, des aprioris sur les familles aisés, car avec eux, elle est partageuse, et aime surtout à leur faire plaisir. Observatrice, par ailleurs, elle sait toujours quel cadeau leur acheter, aussi bien pour leur anniversaire, que dans le simple but de leur faire plaisir, comme pour les remercier d’être là pour elle. Qu'elle remarquera, grâce à sa capacité à observer, s'ils vont bien ou pas. Ils n’oublieront toutefois pas d’évoquer qu’elle n’hésite nullement à utiliser ce talent pour préparer divers plans contre ses ennemis. Là, ils souligneront quelle minutie elle applique pour éviter qu’on ne remarque sa patte derrière ses coups bas. Elle les organise toujours de main de maître, opérant dans l’ombre, se délectant de voir ses ennemis subir son courroux, sans jamais être en mesure de prouver l’implication qu’elle a pu y avoir ! Cependant, dans ses amis, on trouvera des personnes bien plus observatrices qu’elle, capable de déceler sans mal qu’elle ne parvient pas à utiliser cette capacité sur tout le monde, sans quoi elle aurait sans doute remarqué que ses sentiments à l’égard d’Elio étaient réciproques.... Toujours à propos de son talent d’observation, ils parleront par la suite du fait qu’elle s’en serve pour dessiner les gens, le plus justement possible, donnant l'impression d'avoir coucher sur papier une parcelle de leur âme. La belle est en effet passionnée par le dessin, et la peinture, art dans lequel elle excelle ! De ce fait, il n’est pas rare de la voir avec un pinceau à la main, ou encore en train de sortir son calepin qui ne la quitte jamais, pour y dessiner avec frénésie (parfois même en plein cours.). Sa fierté sera bien évidemment évoquée ! Louise est sûre d’elle, aussi bien de son intelligence que de ses charmes, et ne le cache nullement, n’en voyant de toute manière pas l’intérêt ! Son aspect déterminé apparaîtra à un moment où à un autre. Ne vous fiez pas à ses airs frêles, elle sait ce qu’elle veut, et est prête à tout pour l’obtenir, que ce soit ou non règlementaire par ailleurs ! Viendra par la suite le fait qu’elle garde toujours la tête haute, quoi qu’il arrive. Jamais vous ne la verrez pleurer (du moins, plus depuis son enfance, et, à l’heure actuelle, pas si vous n’êtes pas Elio, qui est bien la rare personne devant qui elle s’autorise à pleurer !). Jamais vous ne la verrez se mettre hors d’elle. Pas qu’elle soit incapable de se mettre en colère, mais plutôt qu’elle n’est pas du genre à faire de grandes scènes où elle s’énerve. Sa colère est bien plus sournoise, latente, froide... Bien plus à craindre, de ce fait. Ils parleront aussi du fait qu’elle soit rancunière. Ne vous en prenez jamais à un membre de sa famille, ni à ses amis, vous le payerez... Au centuple ! Ne la blessez jamais, ça vous coûtera très cher ! Pour faire redescendre le courroux de la belle, il vous faudra vous armer de patience, et être prêt à faire n’importe quoi ! Si certaines s’amusent à teindre les cheveux de leurs comparses coupables, elle fait bien pire : humiliations en tout genre, qui sont, il faut l’avouer, bien supérieurs au délit reproché ! Son amitié se mérite, son pardon encore plus ! Car oui, la française est exigeante envers ses amis, n’accordant pas sa confiance à n’importe qui, aussi est-elle très déçue s'ils viennent à ne pas combler ses attentes. Rare sont ceux qui ont réellement sa confiance, de toute façon ! Je pense que l’on peut dire, sans trop s’avancer, que ces élus se comptent sur les doigts d’une seule main, avec en tête, bien entendu, son inséparable comparse Elio. Ainsi parmi ses amis (en dehors du fait que vous n’y trouverez personne n’ayant pas de sang-pur !), vous ne verrez jamais quelqu’un qui n’excelle pas dans la plupart des domaines, que ce soit culturel, magique, ou amical. En effet, elle accorde certes une grande importance aux valeurs ancestrales des sang-purs, mais bien plus à l’amitié. Elle attend donc principalement des siens qu’ils soient toujours présents pour elle, comme elle l’est pour eux. Cependant, croire que cette extrême exigence est à sens unique serait bien mal jugé Lou ! Elle est encore bien plus exigeante envers elle-même qu’envers les siens. Elle veut donc toujours être la plus belle et séduisante possible. L’une des plus brillantes de sa promotion (ses amis ne manqueront pas de vous décrire les longues heures que Louise passe à la bibliothèque pour y parvenir !). Avoir la silhouette la plus attirante qui soit, mettant à profit le fait qu’elle soit très sportive pour y parvenir ! Je pense aussi qu’ils évoqueraient son côté joueuse, qui va de pair avec son côté plus enfantin, sa douceur dissimulée, offerte à une petite minorité de chanceux capable de voir ses yeux s’illuminer de joie enfantine. Même si le jeu n’a parfois rien d’enfantin ! Ouvertement taquine, elle aime à charrier ceux qu'elle apprécie, maniant une ironie alors bien plus douce que celle qu'elle réserve à ses ennemis. A propos de son exigence dirigée envers elle-même, les rares personnes qui ont ses confidences seront en mesure de le justifier (même si, comme vous le verrez par la suite, l’explication ne sera pas complète du point de vue de Lou.). Pour eux, cela tient en effet du fait que, contrairement à ce que Louise laisse à entendre, elle manque de confiance en elle, elle a un besoin désespéré de reconnaissance, d’être vu pour autre chose que la fille de la famille Monceau, qu’on la voit et qu’on l’apprécie pour elle. Qu’elle ait l’impression d’exister à travers les regards qu’on pose sur elle, les jalousies qu’elle fait naître chez certains, le désir que l’on peut ressentir à son égard, l’admiration que quelques personnes lui vouent. Qu'on la rassure en lui disant qu'elle n'est pas qu'une jolie fille riche, qu'on peut l'aimer pour sa personnalité également. Sa jalousie sera aussi mentionnée, tôt ou tard. Aussi bien envers ses amis (elle se sent souvent délaissée de les voir avec d’autres personnes qu’elle, craignant qu'ils ne préfèrent être avec eux qu'avec elle, qu'ils ne finissent par ne plus vouloir d'elle), qu’envers ses petits amis (même si pour ses amis très observateur, la jalousie qu’elle éprouve à l’encontre des filles qui tournent un peu trop près de son fiancé est sans commune mesure avec ses petites jalousie !). Cependant, elle ne fera jamais une grosse crise de jalousie, préférant se venger de manière sournoise... Son aspect courageux sera aussi décrit, allant en quelque sorte de pair avec sa détermination (qui frôle parfois le têtu !). Côté courageux de la française qui la pousse parfois à faire n’importe quoi (non sans avoir pris soin, au préalable, de s'assurer qu’elle ne risquait rien, elle est courageuse, certes, mais pas suicidaire ! Se casser un ongle passe, se briser la nuque, c’est nettement moins cool !) L’aspect farouche de Louise ne restera pas longtemps dans l’ombre : à part ses parents, et les adultes au sang-pur, elle n’écoute personne, et ne laisse personne dicter sa conduite (et encore, à ce niveau-là, il n’y a que ses parents qui fassent exception !). Il ne faut aucun doute qu’ils parleront aussi du fait qu’elle a conscience de sa popularité, et qu’elle est prête à tout pour rester au sommet. Elle tient grandement à son statut de Reine de Beauxbâtons (ce qui étonne d’ailleurs ses comparses, étant donné qu’elle n’a hésité une seconde à quitter son école pour Poudlard, laissant ainsi son trône vide pour n’être qu’une élève comme les autres dans une nouvelle école !) Tôt ou tard, ils parleront aussi du profond désir de vivre que l'on ressent chez Louise. Elle croque la vie à pleine dent, sans nul doute parce qu'elle craint de disposer de moins de liberté lorsqu'elle sera adulte.

¤ Enfin, si on demande à Louise de se décrire, en plus de ce qui a déjà été dit sur elle (elle ne prendra pas la peine d’affirmer ou d'infirmer quoi que soit), elle se décrira comme quelqu’un de mystérieux. Car elle n’aime pas à se dévoiler, aimant laisser aux gens le soin de croire qu’ils l’ont cerné correctement ou non ! Elle ajoutera qu’elle est parfaite, avant de partir, un grand sourire aux lèvres, contente de vous planter là comme un benêt sans même l’ombre d’une clé pour la comprendre. Intérieurement, elle pensera que ses amis ne la connaissent pas aussi bien qu’ils le disent, car nul n’a comprit que si elle est exigeante envers elle-même pour rentrer dans le cadre de la fille modèle demandé par ses parents, elle l’est également pour plaire à Elio. Il ne peut nullement être le fiancé d’une fille écervelée, qui ne pense qu’à la mode. De même, il ne peut être celui d’une fille trop ronde. C’est d’ailleurs pour cela qu’elle est aussi sportive. Certes, elle aime le sport : boxe, équitation, natation, course, danse ou encore tir à l’arc, son planning comporte pas mal de tranches horaires sportives. Mais il n’y a pas que cela : la jolie blonde est aussi gourmande. Et contrairement à ce qu’on pourrait croire, elle n’a pas la chance folle de grignoter ce qui lui fait envie sans prendre un gramme. Elle s’impose donc une hygiène de vie très stricte : beaucoup de sports, et une alimentation des plus saines, pour suivre ainsi au pied de la lettre l’expression « Mens sana in corpore sano », « Un esprit sain, dans un corps sain. » L’intelligence et la beauté, n’est-ce pas, après tout, tout ce que mérite de trouver chez sa fiancée un sorcier issu d’une famille aussi noble et pure que les De Sorel ? Sans oublier que oui, en effet, cela ne montre que trop bien, du moins, pour ceux qui savent voir au-delà des apparences, qu’elle a un besoin puissant de reconnaissance, d’exister dans les regards de ses parents, de son frère, mais bien plus encore dans celui d’Elio (oui, vous vous rendrez rapidement compte qu’en dépit de ce qu’elle dit, l’avis d’Elio sur elle compte vraiment.) Elle songera également que sa passion pour le dessin et la peinture l’a sauvé à maintes reprises, au même titre que la présence de son frère dans les heures les plus sombres de son enfance, ou que celle d’Elio, depuis des années maintenant. Elle s’étonnera de voir que personne ne l’a dépeinte comme quelqu’un de bien plus fragile que les apparences ne le laissent à penser, avant de se raviser : seuls Antoine & Elio en ont conscience ! Le fait que son hypocrisie n’ait pas été plus développée la surprendra. Mais lui confirmera qu’elle est une très bonne actrice, car parmi son entourage, rare sont ceux qui comptent réellement pour elle, Lou sait feindre l’amitié par intérêt... Elle sera stupéfaite que ses confidentes n’aient pas parlé du fait qu’elle soit romantique, même si elle ne le crie pas sur tous les toits ! Ca n’est pas parce que Louise aime à séduire qu’elle ne désire pas qu’on soit attentionné envers elle ! (Elle se réconfortera bien rapidement en réalisant que cela est resté caché, justement parce qu’elle ne désire pas en parler.) Mais le fait est que c’est vrai, et c’est d’ailleurs la raison qui l’a poussé à suivre Elio jusqu’à Poudlard : être séparé de lui est tout bonnement insupportable pour elle ! Elle songera également au fait qu’à part Antoine ou Elio, nul n’a conscience du poids qui pèse sur ses épaules : être la fille de la noble famille Monceau n’est pas chose aisée, cela implique que le moindre de ses faits et gestes soient épiés, passés en permanence au peigne fin, en quête de la moindre incartade de sa part qui jetterait l’opprobre sur sa famille... Une pression constante, de ce fait, de la part de ses parents, pour qu’elle représente les Monceau de son mieux. Ce qui explique son besoin de faire la fête, même si elle veille toujours à garder le contrôle de son attitude, afin de ne jamais déraper, même si elle y donne alors le sentiment d’agir impulsivement. Le sourire de la française se fera plus grand lorsqu’elle en viendra à la conclusion suivante : Au fond, elle n’est qu’une adolescente comme toutes les autres, avec la large palette de nuance qui composent son caractère (même si elle a pas mal de nuances !)
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« L’apparence est le vêtement de la personnalité. » - Galienni

Il y a des êtres qui se font remarquer sans même avoir à bouger ni à parler. C’est le cas de Louise. Ca vient bien entendu de son charisme, mais aussi de son physique, on ne peut plus avantageux. La séduisante française a héritée de sa mère sa longue crinière blonde comme les blés, qui s’auréole d’un côté solaire et angélique lorsque la sorcière se tient sous le soleil en son zénith. Prenant excessivement soin d’elle, elle attache un soin tout particulier à ses cheveux, sa mère n’ayant cessé de lui rabâcher les oreilles sur le fait que la chevelure d’une femme était son atout charme majeur. C’est ainsi que vous ne verrez jamais Lou avec une coiffure négligée (ou alors elle sera soigneusement travaillée pour donner l’illusion d’être négligée !). Ses cheveux seront, quoi qu’il arrive, toujours soyeux, donnant l’envie irrépressible de les toucher, pour vérifier s’ils sont aussi doux qu’ils en ont l’air. Le regard est aussi attiré sur eux de par leur apparence brillante, qui vient des multiples soins qu’elle applique dessus à chaque douche. Naturellement lisses, elle aime à leur donner un peu plus de mouvement en les frisant légèrement, évitant toujours la faute de goût de donner l’illusion d’avoir volé la fourrure d’un mouton pour s’en faire une perruque. Elle aime aussi alterner les coiffures plus simples, mais toujours élégantes, avec des coiffures plus recherchées, qui, il ne faut aucun doute, sur la tête d’une autre sorcière, auraient l’air ridicule, mais rendent terriblement bien sur elle. Niveau longueur, ils leur arrivent souvent à mi-dos. Si elle peut les avoir bien plus longs (même si ça ne lui est pas arrivé depuis des années !), il est rare de la voir avec une coupe plus courte ! Ne rêvez pas : la coupe à la garçonne ne trouvera jamais sa place sur son crâne ! La frange, par contre, elle adore, même si elle n’en a pas tout le temps, il n’est pas impossible de la voir en porté une. Si sur certaines, elle donne un côté enfantin, chez elle, ça lui donne un côté plus adulte, et mystérieux, car elle cache souvent légèrement son regard, le rendant encore plus difficile à décrypter qu’à l’accoutumée ! La jeune femme est également une adepte des changements de couleurs, c’est ainsi qu’il lui arrive parfois de se retrouver brune, ou même rousse. Cependant, elle n’ira jamais se teindre les cheveux en blonde platine, estimant que sa couleur naturelle est la plus parfaite qui soit ! Pour clore le sujet capillaire, sachez également que vous ne verrez jamais des fourches énormes dans sa chevelure. Non pas qu’elle ait trouvé un remède miracle pour maintenir ses plaies capillaires à l’écart de sa toison blonde, mais plutôt qu’elle se fait couper les cheveux au minimum une fois par mois pour éviter qu’elles ne s’installent et ne mettent à mal la perfection physique qu’elle cherche à atteindre. On peut même dire, sans avoir l’impression d’en rajouter, qu’elle a la phobie des fourches !
L’étape "Louise a des cheveux magnifiques" étant terminé, on peut passer à la suite. On dira juste que ceux-ci encadrent divinement son visage aux traits fins et si délicats qu’ils donnent l’impression d’être le fruit du plus talentueux des sculpteurs qui a tâché de reproduire le visage d’un ange. Visage qui a conservé les traits de l’enfance, d’une fraîcheur indéniable, d’une douceur attachante et d’une innocence qui peut en berner plus d’un. Son nez, fin et retroussé, semble vous mettre au défi d’y mettre une petite tape affectueuse. D’ailleurs, en parlant de son nez, il faut souligner qu’il s’agit sans conteste de la partie de son corps qu’elle déteste le plus, le trouvant trop gros... Par contre, si elle idolâtre ses cheveux, elle adore également ses yeux, et leur couleur : bleu azur, qui ne donne qu’une envie, plongé dans son regard, pour s’y noyer ! Si on observe ses yeux plus attentivement, par ailleurs, on peut remarquer un anneau vert qui encercle ses pupilles. Et quelques paillettes de gris qui parsèment l’azur et l’émeraude de son regard. Ses lèvres sont délicatement fines, mais pleines, véritable incitation à l’embrasser, envie qu’elle accroît avec les divers rouges à lèvres qu’elle aime à y appliquer. En parlant de maquillage, la jeune sorcière aime à se mettre en valeur, tout en restant toutefois discrète, au point que parfois, on en bien en droit de se demander si elle est maquillée, ou juste sublime naturellement. Car même démaquillée, elle est magnifique, à vrai dire, même si ses yeux sont un tant soit peu moins envoûtants.
La peau de la belle est aussi douce qu’elle en a l’air. Louise prend grand soin de sa peau, autant que de ses cheveux. Pour ces derniers, elle n’hésite pas à acheter quantités de shampoing et après-shampoing, et pour sa peau, elle collectionne les crèmes en tout genre ! Sa mère lui a souvent dit qu’hydrater sa peau était le meilleur moyen d’en retarder le vieillissement. Toujours à propos de sa peau, la belle fait la chasse aux boutons et points noirs, presque aussi férocement qu’elle la fait aux fourches, c’est pour dire ! Le teint de la française est de porcelaine, pour son plus grand désarroi. Et paradoxalement, sa plus grande joie également. En effet, elle trouve que cela lui donne un air de poupée. D’un côté, ça la désolé car on la prend pour une enfant, on la sous-estime bien souvent. Mais elle apprécie également cela, justement car on la sous-estime. Qu’elle peut cacher sa fourberie derrière son air angélique. En fait, ce qui l’énerve le plus dans cette histoire, c’est que sa peau ne bronze pas. Elle a la chance de ne pas rougir au soleil au point de donner l’illusion d’avoir des écrevisses dans sa famille, mais sa peau ne se teinte pas d’une jolie teinte caramel. Le mieux qu’elle puisse espérer en bronzant, c’est une peau légèrement hâlée. Heureusement pour elle, ça met son regard encore plus en avant, et rend sa blondeur plus éblouissante encore !
Je vous passerai le détail du reste de son corps (de déesse, pour reprendre ses termes), pour ajouter un détail important à connaître à son propos, même si on le remarque du premier regard : elle est grande. La belle blonde mesure en effet 1m86. Ce qui est, à son goût, autant une bénédiction qu’une malédiction ! En effet, combiné à sa silhouette svelte et sportive, ça lui donne des allures de mannequins (nul doute qu’elle se ferait engagée sur le champ par les agences les plus réputées du monde si tel était son souhait !). Mais la malédiction tient du fait qu’elle ne puisse pas mettre des talons aussi souvent qu’elle le désirerait. Ce qui est une plaie pour une férus de mode comme elle. Effectivement, étant grande naturellement, parfois plus que les garçons qu’elle fréquente, les talons les mettent donc mal à l’aise. A croire qu’avoir une fille plus grande qu’eux à leur bras remet en question leur virilité ! Autre détail qui agace parfois ses conquêtes : le fait de voir qu’elle a des pieds plus grands que les leurs ! Mais là, par contre, ça l’énerve, elle méprise ses énormes péniches !
Les formes de la belle n’ont pas à rougir, elles font clairement le poids face aux plus belles sorcières qui soient. Rien cependant de trop énormes, une belle poitrine, quoi qu’un peu trop plate à son goût, mais qui s’accorde parfaitement avec l’ensemble de son corps. Des hanches et un fessier loin d’être désagréables à regarder, du moins, à ce qu’elle a entendu dire à ce sujet. L’ensemble prend plus d’ampleur avec son ventre plat, et légèrement musclé. Ses jambes, interminables, lui sont enviées par bien de ses comparses. A moins qu’elles ne lui envient ses cuisses aussi fermes que son fessier.

En ce qui concerne le style vestimentaire de la sorcière, elle aime à être élégante, sans pour autant avoir l’air d’une femme de 40 ans, bien entendu ! Robes, longues ou courtes, sont ses tenues privilégiés. Même si elle aime aussi les tenues plus traditionnelles : jeans et t-shirt. Cependant, là aussi, elle restera élégante. Les observateurs auront remarqués qu’elle tente d’imiter la classe de sa mère. Classe qu’elle a, mais dans une mesure moindre, plus juvénile, mais qui, cela ne fait aucun doute, ne tardera pas à éclore de manière aussi éblouissante que sa mère ! N’allez toutefois pas imaginer que Louise ait l’air d’une femme fatale vulgaire, tout en elle dénote une certaine classe. Aussi bien ses vêtements (toujours les plus coûteux et à la mode !), que sa démarche. En toute circonstance, la belle est droite et gracieuse, son port est constamment altier. Cela tient du fait qu’elle ait été contrainte, enfant, à marcher avec des livres sur le crâne. Mais aussi à manger avec un calepin sur la tête, qui, à chaque fois qu’il tombait, lui valait une belle punition, de la part de ses parents et/ou précepteurs(trices). C’est ainsi que même lorsqu’elle mange, elle est toujours droite. Et vous vous doutez qu’elle mange toujours avec élégance et disctinction, de par l’aperçu de son éducation que je vous ai donné !

Lou étant sportive, il n’est pas rare de la voir courir, même si elle préfère, et de loin, l’équitation et le tir à l’arc, qui sont les deux sports dans lesquels elle excelle. En parlant de sport, d’ailleurs, sa pratique de la danse et de l’équitation ajoute à sa capacité à toujours se tenir droite, à avoir la démarche gracieuse lui donnant des allures d’ange irréel. Il ne faut aucun doute que ce qui lui manquera le plus en étant à Poudlard, c’est ses chevaux (ses parents possédant une écurie impressionnante de chevaux de race.)

Comme je l’ai dit à propos de son caractère, la française est passionnée par le dessin et la peinture. On trouve donc toujours, dans son sac, tout ce qu’il faut pour dessiner, où qu’elle soit ! Son trait est précis, et son talent indéniable. De même, dans son sac, on trouve toujours un, voire deux, livres, Lou étant une dévoreuse de livre invétérée ! Peu importe le thème, par ailleurs, tant elle a soif d’apprendre ! Ah, avant que j’oublie, à propos de son obsession pour le dessin : elle aime aussi à dessiner des vêtements, qu’elle fait parfois réaliser, afin de les porter. En fait, elle adorerait devenir styliste plus tard ! Autre chose dont elle ne se sépare jamais : sa bague. Qu’elle tient de sa mère. Il s’agit d’une claddagh, anneau celte traditionnel, sertie d’émeraudes. La mère de Louise, en effet, a des gênes celtes. Louise porte donc toujours sa bague à l’annulaire droit. Et joue souvent à la faire tourner autour de son doigt lorsqu’elle est songeuse, ou anxieuse. La jeune sorcière attache, il est utile de le savoir, une importance particulière à son héritage celte (ses ancêtres faisant partie des sorciers les plus populaires de cet univers.) Cette bague n’est pas son seul bijou, comme toutes les femmes, elle adore les vêtements, les chaussures, et les bijoux, mais c’est le seul qu’elle porte tous les jours. Concernant les autres : elle aime à varier les plaisirs !

Elle déteste qu’on ne la voit que comme une belle plante, ou la simple héritière des Monceau. Elle déteste également se sentir en position de faiblesse devant quiconque. Elle exècre le piano, même si elle sait bien en jouer. Elle a en effet gardé un mauvais souvenir de ses longues heures à apprendre à maîtriser cet instrument (même si l’explication réelle, comme vous le verrez, ne réside pas uniquement dans ses mauvais souvenirs !) A présent, il est donc rare de la voir en jouer, à moins qu’elle ne se sente désemparée, et soit contrainte à noyer sa tristesse dans la douce mélodie qui naît grâce à ce passé méprisé. Elle est fière de son héritage. Et pas que financier ! Elle porte fièrement les couleurs de son pays, aimant à la fois les paysages de la France, sa culture, sa riche littérature, et bien entendu, sa langue si poétique. Gourmande, elle adore le chocolat, mais bien plus encore, la gastronomie française. Seule cuisine qui, à son sens, mérite le noble titre de gastronomie ! Ses couleurs privilégiés sont le vert et le rouge. Elle a une sainte horreur des lapins (ça vient d’un sale tour joué par son frère !) et encore plus des chiens d'attaque. La belle est également allergique aux arachides. Elle est également très soigneuse et ordonnée, vous ne la verrez donc jamais totalement crotté, avec une chambre sans dessus-dessous ! Elle se plaît à porter de tant à autres des couleurs pastels, pour accentuer l'innocence que dégage son physique, même si ses couleurs privilégiés restent le vert et le rouge. Loin d'être idiote, la belle sait très bien parler anglais et espagnol, et s'initie même à l'allemand. Côté langues mortes, elle s'intéresse de très près au latin. Elle adore également les animaux, mais plus particulièrement les chevaux.
PSEUDO :Ca commence par un C, ça finit par un E. Et on en trouve dans les M&M's ! Rolling Eyes Razz PRÉNOM : Si je me souviens bien, il commence par un A, et je ne l'aime pas, donc... Je dirai rien, pas même en présence de mon avocat ! (De toute façon, j'ai pas d'avocat ! Razz ) ÂGE, PAYS : 500 ans (chez moi, on compte l'âge différemment du commun des mortels ! Rolling Eyes ) - France. VOTRE AVIS SUR WIZ : Alors... Le contexte, j'aime pas Rolling Eyes , le staff, idem, et les membres, j'en parle même pas ! Rolling Eyes Rolling Eyes Rolling Eyes Rolling Eyes Sérieux, vous y avez cru une seconde ? Non, je suis folle, mais de là à continuer à venir parmi vous, c'est que je dois bien aimer le forum, le staff, et les membres, non ? Red OÙ L'AVEZ-VOUS CONNU : A la base, sur PRD, par Josh ! Pompom Et après, bah... Loving CODE RÈGLEMENT : Chocogrenouille CRÉDIT : Avatar : Crispin - Icon : Obsession27 (noter le rapport entre l'avatar & mon pseudo ! XD) Gif & images : Tumblr ou We♥️itUN DERNIER MOT? : Petite pensée pour Chachoupinette, qui savait que j'allais craquer ! Séra Et désolé pour ce pavé... -_-'

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Dernière édition par Louise R. Monceau* le Ven 26 Avr - 0:35, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Louise - ♫ C'est lui pour moi, moi pour lui dans la vie. Il me l'a dit, l'a juré pour la vie. Et dès que je l'apercois, alors je sens en moi mon coeur qui bat. ♪ [Edith Piaf] Ven 26 Avr - 0:30


Chronique d’une vie qui s’est articulée autour de deux autres existences.


[Partie 1]






Préquelle : « Une vraie rencontre, une rencontre décisive, c'est quelque chose qui ressemble au destin. » - Tahar Ben Jelloun

« L’amour des jeunes gens n’est pas vraiment dans le coeur, il n’est que dans les yeux. » - Shakespeare
Au fil de l'Histoire, maintes questions ont fait réfléchir les Hommes. Je ne vais donc pas m'amuser à toutes les énumérer ici, et me contenterai de n'en évoquer qu'une seule, qui a tourné en rond dans l'esprit de deux des protagonistes que vous retrouverez souvent au cours de ce récit. Cette question est : « Comment sait-on que l'on est amoureux ? » Si elle a souvent élue domicile dans les esprits Marianne Delacre et de Louis Monceau, il faut cependant être réaliste et admettre qu'elle a bien plus obsédé Louis que Marianne. Le jeune Monceau n'a en effet jamais eut à se poser cette question avant sa rencontre avec la fille aînée des Delacre. Pour lui, l'Amour n'était bon qu'à faire rêver les filles, notion inexistante dans son univers de sang-pur aux mariages imposés. Il a fallu d'un regard, un seul posé sur la lumineuse chevelure de Marianne pour que le coeur de Louis se mette à tambouriner fortement contre sa poitrine, se rappelant à son bon souvenir, lui qui avait l'impression que cet organe était incapable de battre. Ce fut donc avec les mains moites que Louis fut présenté à Marianne, Mr Monceau étant un ami de longue date des Delacre. Famille très ancienne qui revenait à Paris, après avoir passé de longues années en Bretagne armoricaine, sur leurs terres ancestrales. Au fil des mots échangés avec l'éblouissante sorcière, Louis fut obligé de se faire une raison : son coeur réagissait étrangement en sa présence. Et cela continua, au cours des rencontres qui s'en suivirent.

Qu'en était-il de Marianne, lors de cette première entrevue ? Vous voulez la vérité, ou la version : « La vie est un conte de fées » ? Dans cette seconde, la réponse serait : elle en a eu le souffle coupé, son cœur a raté un battement, et ses jambes lui donnaient le sentiment de ne plus être en mesure de la porter. Dans la version véridique, c'est nettement moins glamour et romantique : elle n'en avait rien à faire, mais vraiment rien à faire ! Pourtant, des deux, elle a toujours été la plus romantique, prompte à rêver au Prince Charmant, en dépit du fait qu'avant même sa naissance, alors qu'elle était encore dans le ventre de sa mère, sa vie était destinée à être liée un jour à celle de Thomas Comeau, issu également d’une famille de sang-pur, qu’elle connaissait depuis toujours. Elle avait de tout temps estimé qu’il n’était qu’un crétin arrogant et sans cervelle... En réalité, elle ne s’est intéressé à Louis qu’au bout de maintes et maintes heures passées en sa compagnie, les Monceau et les Delacre se voyant régulièrement depuis le retour des sorciers aux origines celtes.

Petite introduction donc pour en revenir à la question qui a commencé par les obséder tous les deux, car bien qu’elle résidait depuis longtemps dans le crâne de Louis, celle-ci n’avait pas trouvé le début d’une réponse... Aussi était-il au même point que Marianne lorsqu’elle commença enfin à s’interroger. Et les mêmes théories traversèrent leur cerveau, mais pas forcément au même moment, bien entendu. En voici, pêle-mêle, un aperçu :
*Est-ce lorsqu’on a comme des papillons qui volent dans le ventre ?
*N’est-ce pas le fait d’avoir son cœur qui bat comme jamais il semble n’avoir battu auparavant, tout ça parce qu’on se trouve en face de l’autre ?
*N’a-t-on pas la preuve d’avoir été touché par la flèche de Cupidon lorsque toutes nos pensées se dirigent immanquablement et involontairement vers l’objet de son affection ?
*Dès que l’on commence à ne voir qu’une seule et unique personne en rêve, cela indique-t-il que l’Amour a frappé à notre porte ?
*Le fait de ne se sentir complet qu’en sa présence, n’est-ce pas plutôt la preuve tant attendue ?
*Mais, au fond, parmi toutes ces hypothèses, laquelle est la bonne, quel est le signe qui apparaît en premier, et que l’on ne remarque pas facilement, bien loin de croire que Cupidon ait croisé notre route ?

Louis et Marianne y ont tellement réfléchit qu’ils auraient presque pu écrire une thèse à ce sujet ! Ce ne fut toutefois qu’une bonne dizaine de mois après leur rencontre qu’ils en vinrent à la conclusion suivante : peu importe la réponse à cette question entêtante, ils étaient amoureux de l’autre. Et vous voulez savoir ce qu’il y avait de mieux dans cette histoire ? Le fait que c’était réciproque. Même si, ils s’en doutaient, ça n’était pas une si bonne nouvelle que ça : ils avaient encore des obstacles à traverser avant de pouvoir être ensemble. Officiellement....
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♫ Teardrop on the fire of a confession ♫ - Massive Attack
Dès lors, un jeu dangereux s’instaura entre les deux jeunes sorciers : celui de se voir le plus souvent possible, en évitant que les rumeurs ne courent sur eux. Ils ne pouvaient tolérer être éloignés l’un de l’autre, même si leur couple ne devait pas exister : Marianne devant épouser Thomas dans quelques mois, Louis étant, quant à lui, appeler à prendre pour épouse sa propre cousine (dont l’importance dans cette histoire est tellement moindre que donner son nom serait superflu.). Paradoxalement, ce furent les plus beaux moments que le binôme eut la joie de partager. Leur situation ajoutait un peu de piment à leurs vies toutes tracées depuis des générations. Des baisers volés au détour d’une ruelle, aux rendez-vous clandestins sur la plage, ils ont eu l’impression de vivre mille vies, car à chaque fois, ils savaient que si jamais on venait à les surprendre, tout prendrait fin, tout se précipiterait pour qu’ils terminent leur vie en compagnie d’une personne qu’ils n’aimaient pas. Cela ne dura pas longtemps dans les faits, pas plus de 4 mois passés dans la clandestinité amoureuse, 4 mois à flirter avec le danger, à s’enivrer du frisson qu’il fait naître. Avant que la réalité ne revienne à eux, comme un boomerang se rapprochant inexorablement de son envoyeur. Ce ne fut cependant pas la malchance qui se mêla à leur histoire : aucune connaissance ne les surpris ensemble. En fait, ils frôlèrent la catastrophe, lorsqu’au cours d’un de leur rendez-vous secret, ils virent Thomas. Fort heureusement, le sorcier ne les vit pas, mais la simple idée qu’en ce beau jour de mai, la terre aurait pu trembler pour eux et les séparer finalement les a réellement chamboulés.

On pourrait croire que cela les a refroidit. Et ce fut le cas. Quelques poignées de jours. Ils étaient bien trop incapables de se passer l’un de l’autre pour être en mesure d’être séparés bien plus que quelques heures. Cependant, croire que cet épisode ne les avait pas marqués serait mal les connaître... Mais ils n’en reparlèrent jamais. Tout comme ils évitaient soigneusement de parler d’avenir, ne redoutant que trop ce que celui-ci entraînerait dans son sillage pour leur idylle. Ils avaient d’ailleurs scellé une promesse tacite : devenir amants. Après tout, le monde des sang-pur est rempli de faux-semblants et d’hypocrisie ! Combien de personnes dans leur entourage sont heureux en ménage ? Combien ne s’amusent pas à aller voir ailleurs ? Eux, contrairement à leurs comparses, ne papillonneraient pas dans une vaine tentative d’oublier la vie fade qui domine dans leur maison, mais ils se contenteraient de l’autre, car c’était tout ce dont ils avaient besoin pour vivre. Néanmoins, ce n’est pas parce qu’on évite un sujet qu’il ne nous travaille pas. Auparavant, l’idée de se faire attraper n’était qu’une notion abstraite. A présent, elle revêtait un goût bien trop amer de réalité, flottant entre eux telle l’ombre d’une épée de Damoclès qui n’attendait que le bon moment pour leur tomber dessus. Toutefois, par mesure de précaution, ils se virent moins souvent, sur une proposition de Louis. Idée que Marianne ne repoussa pas, sentant qu’il leur faudrait prendre plus de précautions à l’avenir... Néanmoins, la raison ne repoussa nullement le manque qu’engendra l’éloignement avec Louis, qui se faisait même distant lorsqu’ils se retrouvaient, comme s’il était songeur...

Ce soir de juin durant lequel ils se sont retrouvés au bord de la plage est toujours dans leur esprit, aussi vif que s’il s’était déroulé la veille. Ils avaient passés la soirée autour d’un feu, à contempler les étoiles, tout en tentant de faire abstraction au fait que l’ombre de la conversation tabou envahissait leur atmosphère d’insouciance. Ce fut Louis qui fit tout exploser. Il aurait sorti une épingle pour faire exploser la bulle de non-dits qui les entourait que l’effet aurait été semblable. Mais là, l’épingle fut délaissée au profit de paroles. Un discours qui résonne souvent aux oreilles de Marianne, étant selon lui la preuve de l’amour inconditionnel que lui voue Louis depuis des années à présent. Discours au cours duquel il lui expliqua la raison réelle de la distance qu’il avait instauré entre eux ces derniers jours. Dans le plus grand secret, il avait œuvré pour annuler leurs fiançailles respectives, et faire en sorte que leur destin n’en forme plus qu’un. Défi que le fils unique de la noble famille Monceau avait levé haut-la-main. Mais ça n’avait pas été chose aisée, aussi avait-il été très occupé ces derniers jours. Il fallait bien, après tout, convaincre leur entourage que leur histoire pouvait fonctionner. Que l’union de leurs familles respectives pouvait s’avérer utile, les Delacre disposant de moins de prestiges que les Monceau (et que l’atroce cousine de Louis, qu’il devait épouser, je vous le rappel !). Fort heureusement, Louis était un brillant orateur, capable de convaincre n’importe qui avec ses discours bien pensés, ses phrases habilement tournées. Sans oublier que ce mariage pouvait beaucoup apporter, aux deux familles : un peu plus de prestiges aux Delacre, et des terres intéressantes aux Monceau. Un bon moyen de sceller une vieille amitié, en somme ! D’autant plus que les deux familles étaient de vieilles familles de la noblesse française, même si leur destin n’avait pas été aussi fructueux pour l’un que pour l’autre ! En entendant la nouvelle, le visage de Marianne se fendit d’un sourire, alors que les doutes qu’elle avait nourrit sur l’éloignement de Louis quitta son esprit : l’avenir lui semblait soudainement bien plus radieux.... Un an plus tard, le mariage eut enfin lieu. Le couple venait de fêter les deux ans de mariage lorsqu’Antoine vit le jour. Et encore quatre ans plus tard, ce fut au tour de Louise de montrer sa frimousse, pour compléter la belle famille Monceau.





Tome 1 : « L'enfance, c'est le moment le plus intense de la vie. » - Jacques-Yves Cousteau

♫ Don't be scared to dream. You'll never know until... Until you try. Just try. ♫ - Hayden Panettiere
C’est dans la matinée du 12 décembre 2004, alors que la neige recouvrait de son manteau blanc la ville de Paris que Louise vint au monde. Si le mariage de Louis, héritier de l’imposante fortune des Monceau, mais également de multiples groupes industriels (sorciers, cela va de soi !), avait permis à de nombreuses langues de vipères de s’activer, la naissance d’Antoine en fit taire pas mal. Et celle de Louise acheva les dernières médisantes qui prétendaient que Marianne ne serait jamais assez bien pour Louis et que leur mariage ne résistera pas à l’usure du temps mais aussi aux épreuves que celui-ci peut faire endurer à certains...

Louise passa les premières semaines de sa vie dans l’enivrante agitation de la capitale française, les Monceau logeant dans leur résidence secondaire. Contrairement à ce qu’on aimerait à penser d’elle, lorsqu’on veut imaginer à quoi elle ressemblait bébé, Louise était vraiment très laide, même un chiot tout rabougrit et n’ayant que 3 malheureux poils était plus mignon qu’elle. Fort heureusement, au fil des jours, (voire même plutôt des mois), la tendance s’inversa. N’y voyez là aucune méchanceté, c’est une simple constatation (que ses parents n’approuvent pas, comme beaucoup de parents, ils considéraient que leur bébé était le plus magnifique des nouveau-nés, alors que l’entourage des Monceau était plutôt inquiet quant à l’apparence à venir du nourrisson. Pour preuve, quelques mauvaises langues s’amusèrent à voir là un signe que cette union était contre-nature...) Mais cessons-là ces élucubrations pour continuer le récit de la vie de Louise, voulez-vous ?

Une quinzaine de jours plus tard, les Monceau regagnèrent leur propriété principale, située dans la magnifique cité médiévale de Provins. Louise y fit donc ses premiers pas, sous les regards émerveillés de ses parents, qui en vinrent rapidement à la considérer comme une véritable princesse, étant sans doute aidé en cela par sa stupéfiante chevelure blonde qui ne tarda pas à faire son apparition, mais aussi par son regard des plus subjuguant. Comme Antoine, Louise reçut une éducation on ne peut plus stricte. Après tout, elle était amenée à représenté les Monceau. Et cela commençait déjà avec ses multiples prénoms (chez les Monceau/Delacre, la succession de prénoms est courante, et met en valeurs des membres de la famille de l'enfant.) Louise, en référence à son père. Raphaëlle, prénom féminisé de son grand-père maternelle, qui fut un enseignant adoré de Beauxbâtons. Célia fut choisi en référence à sa grand-mère paternelle, qui dirigea d'une main de maître les industries des Monceau. Le parrain de Louise est honoré par la féminisation de son prénom qui est devenu ici Emilie (Pour la petite histoire, le parrain de notre jeune amie s'avère d'ailleurs être le petit ami de Thomas, qui aurait dû prendre Marianne pour épouse...)Marianne, justement, n'est pas laissé pour compte, tandis qu'en dernière position vient le prénom d'Ella, marraine de Louise et meilleure amie de Marianne.

Les murs de l’imposant manoir résonnèrent bientôt des premières babillages de Louise, qui fut rapidement appelée Lou par les siens, au point qu’aujourd’hui, on ne lui donne du Louise que lorsqu’on doit la réprimander (ou que l’on est dans des cadres plus strictes, telles des premières rencontres importantes.) Malgré son jeune âge, la pression familiale et l’obligation de toujours bien paraître ne laissa pas Lou tranquille bien longtemps. Cette charge fut déposée sur ses frêles épaules par ses parents en personne. Ca n’a rien d’étonnant lorsque l’on sait qu’il s’agit de sang-pur. A la différence près, cependant, que le couple avait chacun son « chouchou », ou si vous voulez une autre image : chaque parent avait parié sur l’un des enfants pour qu’il soit le parfait héritier des Monceau. C’est ainsi qu’Antoine eut les préférences de Louis, et sa petite sœur, celles de Marianne. N’allez néanmoins pas croire qu’ils n’aimaient pas leur autre enfant, loin de là. Bien qu’étant une famille de sang-pur, très traditionaliste, les Monceau sont avant tout une famille aimante. N’oublions pas que ce mariage est en premier lieu un mariage d’amour ! L’amour unit donc cette famille, mais le désir de briller, de figurer toujours parmi les plus influentes familles de sorciers françaises est encore plus forte que ce sentiment !

C’est ainsi que chaque parent fit tout pour que son « poulain » soit le plus brillant des deux héritiers. Marianne pris donc en charge le plus gros de l’éducation de sa fille (à comprendre : elle choisit elle-même ses précepteurs, et surveilla de très près les leçons qu’on lui dispensait, prenant parfois soin à en demander certaines, et à suggérer d’insister sur d’autres.) Croire que Louis restait sans rien faire à propos de l’éducation de sa fille serait bien mal le connaître. Si Marianne l’a plus tournée vers la bienséance sous toutes ses formes (avoir une démarche gracieuse, manger élégamment, développer sa curiosité pour parler de tout en société....), Louis s’occupa de l’éducation sportive de sa fille. Bien entendu, il en profita pour maintenir la rivalité entre ses enfants, car chaque cours de sport était en commun...

L’innocence de Louise fut donc lentement et inexorablement teintée de l’hypocrisie et de la dureté du monde des adultes. Mais le voile ne fut pas retiré brutalement, surtout grâce à la présence d’Antoine. L’aîné se montrait présent pour sa petite sœur, mais surtout très protecteur envers elle. Si les jeux d’enfants empreints d’innocence et de douceur ont cimentés leur enfance, le désir de rabaisser ceux qui n’étaient pas de leur rang ont également parsemés leurs premières années. Elfes de maison, personnel en tout genre : tout le monde y passait. Ils partaient du principe suivant : "Si vous êtes au service de quelqu’un, c’est que vous n’êtes rien, et que vous ne méritez donc que le mépris et le dédain de la part des personnes qui vous sont supérieurs !" Ce fut aussi à la même époque que Louise commença à prendre conscience que son nom de famille lui permettrait d’atteindre les sommets si elle s’en donnait la peine, mais la coupait aussi de certaines personnes, en la mettant au-dessus d’eux. On n’a pas tous la chance d’être de la noblesse, en effet... La cruauté enfantine était parfois estompée par les rires complices qui s’élevaient de la maison ancestrale des Monceau, donnant la force aux deux enfants de supporter la pression. Tout allait pour le mieux dans le petit monde de Louise, bien loin de se douter que les nuages commençaient lentement à s’amonceler au-dessus de sa tête...
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« Le futur n’est autre que du présent qui se précipite à notre rencontre. » - Frédéric Dard
Ce qui marqua le plus ses premières années, ce furent les rires qu’elle entendait lorsqu’en compagnie de Marianne, elle se promenait dans les rues de Provins. Marianne estimait en effet important que sa fille puisse observer à loisirs les moldus. Et tout ce que retint Lou de cette époque furent donc les rires... Les rires enfantins, aussi clairs et cristallin que le sien, à la différence près qu’ils provenaient de moldus jouant dans les rues, s’amusant avec des enfants de leur âge, rigolant avec leurs parents autour d’une glace. Pourquoi donc avaient-ils la chance d’être si insouciants, alors qu’ils n’étaient rien d’autres que de vulgaire insecte, incapables d’exercer la moindre magie ! La plupart étaient même bien loin d’égaler la richesse des Monceau ! Alors pourquoi leurs yeux brillaient-ils si intensément lorsqu’ils jouaient ? Pourquoi étaient-ils autant aimés par leurs parents, de manière si inconditionnelle, alors qu’ils étaient si tristement banals ? Pourquoi le vent des apparences contrôlées ne soufflait pas au-dessus de leur tête ? Sans même en prendre conscience, Lou commença à développer une jalousie manifeste à l’encontre des moldus, chose qui restera latente en elle bien des années... En dépit du gouffre qui séparait la jolie fillette des jeunes moldus, la plupart d’entre eux avait une chose qu’elle n’avait pas : des amis fidèles. Comment pouvait-elle en effet avoir des amis, alors qu’elle passait le plus clair de son temps chez elle, son éducation s’y déroulant. Et les rares fois où elle sortait de sa tour de cristal, c’était pour suivre ses parents pour diverses festivités... Elle avait certes quelques compagnons de jeux qu’elle retrouvait, au gré des invitations que se lançaient les adultes. Mais la seule personne sur qui elle ait réellement pu compter au cours de ses jeunes années, qui soit de sa génération, n’était nul autre que son frère... Aussi rêvait-elle souvent d’avoir un jour la chance, elle aussi, d’avoir des amis, comme eux, comme les autres enfants de son âge...

A ce propos, l'enfance de Louise fut ponctuée par les soirées mondaines, aux quatre coins de la France. Le faste de ces rassemblements ne l'étonna même plus alors qu'elle n'avait pas encore 6 ans. Blasée, la fillette se laissait trimballer d'un étalage de richesse à un autre, d'un attroupement d'hypocrisie suante à une réunion bourrée de faux-semblants. Parfois, bien heureusement, il arrivait qu'au milieu de cette fausseté dégoulinante, des amitiés réelles se nouent, et perdurent. Du moins, c'est la conclusion que Louise a à présent tirée de cette période de sa vie, avec le recul, sur les rencontres qu'elle a faites en ce 12 octobre 2010. Pour l'occasion, Marianne avait même pris un soin plus grand qu'à l'accoutumée pour préparer sa fillette. Comme il était rare que Marianne ne confie pas la tâche d'apprêter Louise pour une soirée à quelqu'un d'autre, cela ne voulait dire qu'une chose : ce soir, Lou devait resplendir. Encore plus qu'à l'accoutumée. La dernière fois que Marianne avait agi ainsi, ça avait été pour le mariage d'Ella, la meilleure amie de Marianne, et marraine de Louise, parce que, parmi les innombrables invités se trouvaient le ministre de la magie français, et ses enfants. Les Monceau avaient donc immanquablement vus là une occasion en or de briller devant le ministre, et les siens... Ce jour du 12 octobre, Louise se laissa donc faire, docile. Contrairement à l'ironie avec lequel elle contemplera ces soirées, des années plus tard, (même si elle aimera toujours à y aller), à bientôt 6 ans, elle aimait voir les adultes ayant revêtu leurs plus belles tenues, rencontrer de nouvelles personnes. Et puis, c'était ça sa vie : sourire pour éblouir les autres, au nom des siens. Elle y avait été habituée dès son plus jeune âge, aussi ne prit-elle-même pas la peine de répondre lorsque, avant de transporter avec son père, celui-ci lui souffla la traditionnelle requête : « Surtout, aucune bêtise, Lou ! ». Ce à quoi Antoine, suivant la routine familiale, répliqua : « Je la surveillerai, Père ! ». Ce fut sur ces paroles que Lou arriva dans le beau parc entourant un sublime manoir, dans la ville de Reims. Lou ne le savait pas, mais elle était en train de découvrir ce qui deviendrait comme une seconde maison pour elle...

Bien que la curiosité de Lou de partir à la découverte des moindres pièces du manoir fut forte, elle étouffa son désir de partir en quête d’aventure pour rester vers son frère. Si les deux enfants pouvaient se chamailler pour mieux se retrouver à n’importe quel autre moment, lorsqu’ils étaient avec leurs parents, en soirée, ils se comportaient exactement comme ces derniers le souhaitaient : comme des enfants sages. Ce soir-là, Lou retrouva quelques têtes familières, ce qui n’a rien d’étonnant, le cercle de sang-pur étant plutôt limité, les soirées avaient beau être nombreuses, au final, on retrouvait toujours les mêmes têtes. Ce qui n’était pas plus mal, Lou avait ainsi quelques amis déjà présents. Et, à bientôt 6 ans (dans 2 mois, Lou avait hâte d’y être !), elle se contentait de ses amitiés par intermittence. Seul son frère lui importait, les autres n’étaient que des moyens de passer le temps. Ce soir-là, elle alla donc retrouver les 2-3 enfants qu’elle connaissait déjà, pour jouer avec eux, tous veillant toutefois à ne rien faire qui puisse jeter la honte sur leurs parents. Encore immergés dans l’innocence de l’enfance, ces jeunes étaient pourtant formatés pour agir en adulte miniature. Cependant, restant encore des enfants, ils avaient parfois des difficultés à tolérer que les obligations liées à leur rang viennent les interrompre dans leur jeu. Ce fut le cas, ce soir-là, de Louise, lorsque sa mère vint la rejoindre, pour lui demander de venir avec elle. En voyant cela, Marianne fut obligée de rafraîchir la mémoire de sa fille : « Lou, tu m’avais promis de m’obéir ce soir, c’est important, tu te souviens ? ». Ce furent ces mots, ainsi que le visage empreint de sévérité, qui convainquit Louise de la suivre. Toute la journée, sa mère n’avait eu de cesse, en effet, de lui rappeler à quel point cette soirée était importante, et que son comportement, de ce fait, devait être exemplaire, bien plus encore qu’il ne l’avait été au cours des précédentes soirées.

Docile, la petite avança donc avec sa mère, pour rejoindre une autre sorcière, tout autant élégante que l’était Mme Monceau, que Louise avait déjà aperçue à d’autres rassemblements de sang-pur, et dont Marianne lui avait beaucoup parlé au cours de la journée passée. Après l’avoir saluée comme il se devait, Louise retourna vers sa mère, qui lui demanda d’attendre à ses côtés. Attendre, oui, mais quoi ? La question lui brûla les lèvres, mais n’en franchit toutefois jamais le seuil : Lou ne savait que trop bien que sa mère ne lui répondrait pas. Aussi préféra-t-elle observer les multiples portraits qui ornaient les murs, représentant tous des sorciers qui semblaient tous plus valeureux et élégants les uns que les autres. Certains portraits remarquèrent l’attention que leur porta la fillette. Une partie feint l’indifférence, continuant les conversations qu’ils avaient les uns avec les autres. Les autres adressèrent un sourire amusé à l’enfant, qui paraissait émerveillée devant l’aura qu’ils dégageaient tous. Lou était tellement plongé dans sa contemplation qu’elle n’entendit pas Mme De Sorel s’adresser à son fils, qui venait d’arriver avec Antoine. Louise ne décrocha de son observation attentive d’un portrait (un très vieux sorcier qui était en plein conflit avec un autre, plus jeune, qui, à l’air de ressemblance qui existait, devait être son fils), que lorsqu’elle entendit Marianne déclarer : « Quel garçon bien élevé ! Louise, où es-tu ? ». Aussitôt, la fillette fit volte-face, pour rejoindre sa mère, qui lui tournait donc le dos. Avec élégance, elle s’approcha des deux arrivants, et salua, d’une révérence, Elio De Sorel. Tandis que celui-ci lui faisait un baisemain, reproduisant ainsi le rituel attendu par leurs parents respectifs, Lou détailla le garçon du regard. Et esquissa un léger sourire amusé lorsque leurs regards se croisèrent. Elle ne le savait nullement, mais elle venait de faire la rencontre qui s’avérerait être sans conteste la plus importante de sa vie, celle de cette autre vie autour de laquelle la sienne finira par s'articuler au fil des mois...
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« Personne ne garde un secret comme un enfant » - Victor Hugo
Sur décision parentale, en accord avec les De Sorel, Louise se retrouva donc fiancée à Elio, à bientôt 6 ans seulement. Si la fillette ne comprenait pas réellement ce que cela impliquait, elle en ressentait toutefois une indéniable fierté. Comme tous sang-purs français qui se respectent, elle avait entendu parler des De Sorel, et n’ignorait donc pas que leur sang était encore plus noble que le sien, car dans leurs veines coulait le sang des rois... Même s’ils n’étaient plus sur le trône, ça n’en restait pas moins impressionnant ! Si cette décision fit la joie des parents Monceau, (le prestigieux mariage à venir allait leur permettre de rester parmi les familles françaises les plus en vues), il n’en alla pas de même pour Antoine, comme ne tarda pas à le découvrir Lou. Le frère et la sœur, qui passaient beaucoup de temps ensemble, s’étaient en effet retrouvés tous deux, le lendemain de cette annonce, dans leur salle de jeux de leur propriété parisienne dans laquelle ils passaient quelques jours. Cette pièce était leur sanctuaire, leur domaine réservé. Ici, ils pouvaient faire ce qu’ils voulaient, agir comme ils le désiraient. Ce qui voulait donc dire se coucher nonchalamment sur le sol si l’envie leur en prenait, se vautrer sur le canapé ou encore ne pas avoir à se soucier, en buvant un chocolat chaud, d’avoir des moustaches brunes autour de la bouche. Antoine était donc en ce moment même allongé sur le sol, sur le dos, occupé à fixer les imperfections du plafond, tandis que sa sœur s’extasiait de pouvoir être assise sans veiller à ce que son dos soit parfaitement droit. Après avoir joué de longues minutes, le binôme se posait enfin, et commença à parler. Immanquablement, le sujet dériva vers le fiancé de Louise, Antoine ne pouvant s’empêcher de donner son avis sur le sorcier choisi par leurs parents. « Crois-moi Rapha », en utilisant le surnom qu’il était le seul à donner à sa sœur, dans l’intimité de leur complicité, « cet Elio laisse clairement à désirer. » Il n’en fallut pas plus pour faire apparaître un sourire sur les lèvres de Lou, qui s’empressa de demander à son aîné pourquoi il disait cela. « Vois-tu, hier, il ne s’est même pas rendu compte de lui-même que son col n’était pas mis correctement... Si je ne le lui avais pas souligné, il serait paru, devant Mère et toi, tel un souillon négligé ! ». Sa petite sœur lâcha un sourire amusé, avant de déclarer : « Tu dis ça parce que tu es jaloux : sa lignée est plus prestigieuse que la nôtre, et rien que pour cela, des tonnes de sorciers le respecteront, même avec un col mal arrangé ! » Bien entendu, entendre Louise lui parler ainsi ne lui plût pas le moins du monde, ce qu’Antoine ne tarda pas à lui faire savoir, bien loin de se douter qu’en agissant ainsi, il ne faisait que donner raison à sa cadette.... La petite sorcière n’était certes qu’une enfant, mais elle était bien plus observatrice que son jolis minois blond ne le laissait à entendre !

Au fil des mois des suivirent, les Monceau et les De Sorel se virent souvent. Cela permettait aux parents de conserver leur bonne entente, et d’aider les deux jeunes promis à mieux se connaître. Suite à l’expérience personnelle de Marianne et de Louis, Les Monceau avaient en effet décidé de tout faire pour éviter qu’un de leurs enfants ne les obligent à annuler leurs fiançailles. On ne peut certes forcer l’amour à apparaître, mais on peut au moins tâcher qu’une bonne entente unisse un futur couple. La complicité, n’était-ce pas ce qui avait le plus manqué entre Marianne et Thomas, et entre Louis et sa cousine ? Après tout, ça valait bien la peine qu’on tente le coup, non ? Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’Elio et Louise se lièrent rapidement d’amitié. Ce qui ne plut pas réellement à Antoine, qui commença à se montrer des plus jaloux. Sa petite sœur avait vu juste lorsqu’elle avait souligné qu’il jalousait Elio à cause de son nom de famille, mais elle n’avait envisagé qu’il craignait aussi et surtout qu’elle finisse par s’éloigner de lui pour se rapprocher d’Elio. Car elle n’était pas la seule à se sentir seule, à être heureuse de ne pas être enfant unique, et de bien s’entendre avec l’autre enfant Monceau. Sous ses apparences remplies de certitudes et d’arrogance, Antoine était également un enfant comme les autres, qui ne désirait qu’une chose : qu’on l’accepte pour ce qu’il était. C’est ainsi qu’il avait toujours tout fait pour ne garder sa sœur que pour lui, bien trop jaloux de voir qu’elle avait cette facilité à se lier avec les autres, que lui ne possédait pas. Jusqu’alors, ils avaient donc structuré leur vie autour de celle de l’autre, et voyant chez l’autre le confident idéal. Combien de fois Antoine s’était-il levé, en pleine nuit, en entendant Louise se réveillée en larmes après un cauchemar, afin d’aller la réconforter ? Combien de fois Louise avait été trouvée du réconfort dans les bras de son aîné, après un cours particulièrement éprouvant pour elle ? Ce fut donc pour toutes ses raisons qu’Antoine se montra peu enjoué de voir Lou se lier d’amitié avec Elio. Et, si ça n’est pas étonnant d’apprendre qu’enfant, Lou n’a pas compris les raisons exactes qui poussaient Antoine à se montrer aussi distant envers Elio, il l’est encore plus d’entendre que cela perdure encore à l’heure actuelle. Mais il n’est pas l’heure de parler de cela : chaque chose en son temps... Inexorablement, la vie de Lou cessa de ne tourner que majoritairement autour de celle d’Antoine. Lentement, Elio se fit sa place dans la vie de la jolie blonde. Peu à peu, les confidences de Louise ne furent pas réservées à Antoine. Pire même, aux yeux d’Antoine, du moins : Lou commença à avoir des secrets pour lui, secrets qu’elle confiait à Elio...





Tome 2 : « L'enfance est pleine de désillusions. » - Bill Watterson

« Dans le silence humide et tiède, sous la lumière couleur d'étain, au chuchotement de la pluie, le battement confidentiel de la pendule fabriquait patiemment nos minutes communes, et je sentais profondément la douceur de nous taire ensemble. » - Marcel Pagnol
Si pour beaucoup, être riche est un rêve, pour certains, c'est un réel fardeau. Mais pour une petite partie, c'est de la simple indifférence. Louise fait d'ailleurs partie de cette dernière catégorie de personne. L'avantage de la fortune familiale était qu'elle avait tout ce dont elle avait besoin, dès qu'elle en exprimait le besoin. Le gros inconvénient était qu'elle ne voyait que rarement ses parents. Parce qu'elle était souvent en compagnie de ses multiples précepteurs qui lui donnaient l'éducation que ses parents jugeaient comme idéal. Parce que sa mère était plus souvent occupée à préparer les prochaines mondanités, à s'arranger à ce que les relations des Monceau soient au beau fixe avec les autres sorciers. Parce que son père, quant à lui, avait fort à faire avec la gestion des diverses industries familiales, qu'il prenait un soin tout particulier à faire prospérer de plus belle. A l'aube de ses 7 ans, Louise avait donc passée plus de temps en compagnie de nurses qu'avec ses parents. Et bien entendu, la plupart du temps, ces nurses ne restaient jamais bien longtemps. Il faut dire qu'enfant déjà, Louise avait un sacré caractère, et il n'était pas aisé de s'en faire respecter. Les nourrices avaient beau disposer du CV le plus impressionnant qui soit, d'avoir travaillé dans de prestigieuses familles, bien peu étaient en mesure de gagner le respect de la capricieuse petite dernière des Monceau.... Ainsi donc, non seulement Lou ne voyait pas aussi souvent qu'elle le souhaitait ses parents, passait de longues heures à subir une éducation qui ferait craquer n'importe quel militaire aguerri de par sa rigueur extrême, mais ne cessait de voir du monde dans des endroits différents. A croire que ses parents n'ont jamais entendu parlés du fait que les enfants ont besoin de stabilité pour grandir sereinement... Fort heureusement pour Louise, sa stabilité, elle l'a trouvé avec son frère, mais aussi avec Elio. Même si, au fil du temps, elle se détachait peu à peu du 1er pour se rapprocher du 2nd. Elio en vint presque à faire office, dans l'esprit de la fillette, de frère, camarade de jeux, comparses de bêtises, et confident. Même si, en ce qui concerne les bêtises, elles étaient bien souvent du fait de Lou ! Comme en ce jour de juin 2011, que le binôme passa dans la propriété des Monceau à Provins. La pétillante blonde avait réussi à convaincre son comparse de jouer un mauvais tour à Antoine et à Rosalie (l'une de ses cousines.). Ne croyez pas que Lou avait choisi de leur jouer un sale tour par plaisir (ça lui arrivait bien souvent, et ça lui arrive toujours, mais la plupart du temps, ses actes malveillants ne sont pas gratuits.) Là, il s'avérait qu'Antoine et Rosalie s'étaient amusés, la veille, à se moquer de Louise. Et plus précisément d'une vieille phobie que traînait Louise, à cause d'une farce stupide qu'Antoine lui avait jouée, alors qu'elle n'avait pas encore 3 ans. Résultat : Louise avait peur des lapins. Phobie que n'ignorait pas Rosalie. Et qui avait donné une idée à la jeune adolescente, qui, lorsque Lou y repense, est sans nul doute amoureuse d'Antoine. Et maladivement jalouse de voir la complicité qui unit Lou à Antoine, mais aussi et surtout de savoir que, peu importe ce qu'il se passe dans la vie des deux Monceau, finira toujours par choisir sa sœur, s'il devait faire un choix entre elle et sa petite amie du moment... Selon notre jolie blonde, c'est donc pour cette raison que sa cousine s'amusa à lui causer une forte frayeur durant son séjour à Provins en juin 2011. Frayeur qui ne resta pas impunie, avec la complicité d'Elio. Par égard pour les victimes, je ne vous raconterai pas la teneur de cette vengeance, qui fut jugée comme particulièrement humiliante par les deux adolescents...

Fort heureusement, la plupart des bêtises du binôme ne leur attira guère les foudres des adultes. Il faut dire qu'ils savaient les planifier pour faire en sorte qu'on ne soit pas sûrs des responsabilités qu'ils avaient sur cette affaire... Et c'était vraiment heureux pour Lou, car bien que ses parents n'aient pas été aussi présents à ses côtés qu'elle l'aurait souhaité, ils ne la rataient jamais dès qu'il s'agissait de la punir ! Une coiffure trop négligée, de trop mauvaises remarques sur son attitude de la part de ses nurses ou de ses précepteurs, des résultats décevants obtenus lors de ses cours particuliers, des vêtements tâchés au cours de jeu d'enfant... Par bien des égards, Lou n'a pas eu une réelle enfance. Vous savez, celle où on peut être insouciant, se salir suite à une belle gamelle sans craindre les retombées.... Néanmoins, elle ne dira jamais que son enfance n'a pas été heureuse. Ses parents la choyaient plus que de raison, son frère était toujours présent pour elle dès qu'elle avait besoin de son soutien, et Elio était l'ami qu'elle avait attendu au cours de ses jeunes années. Les soirées mondaines étaient à présent moins pesantes pour Lou, car elle savait qu'elle y retrouverait son comparse, mais aussi les rares personnes qu'elle parvenait à apprécier. Lentement, la Lou telle qu'on la connaît aujourd'hui commençait à se construire. Mais il faudra attendre un drame avant que cette Louise ne fasse son apparition. Et, au moment où ce récit se passe, Louise allait fêter ses 8 ans, et était bien loin de se douter de ce qui l'attendait. Elle ne profitait que de sa vie, faisant milles et une bêtise, tantôt avec Antoine, tantôt avec Elio. Elle attendait également avec grande hâte d'intégrer enfin Beauxbâtons, pour apprendre de nouvelles choses. Tout à son impatience d'enfin intégrer l'école de magie, la fillette ne cessait d'ailleurs de lire tout les livres qui étaient en mesure de lui apprendre des choses qui pouvaient s'avérer intéressantes. Pour la plus grande joie de ses parents, qui s'attendaient à ce qu'elle soit une très bonne élève. Et pour le plus grand agacement d'Antoine, qui, bien que doué en classe, se sentait nettement moins brillant que sa petite sœur... Malgré tout, lui aussi avait hâte qu'elle vienne à Beauxbâtons. Ils avaient été habitués à être toujours ensemble au cours de leur enfance, et être à Beauxbâtons, en période scolaire, lui était parfois pesant. Même s'il avait des tonnes d'amis, qu'il était considéré comme un roi dans l'école de magie française, que tout le monde était à ses pieds. Il ne savait que trop bien que, tandis qu'il était en classe, l'emprise qu'Elio semblait exercer sans même s'en rendre compte sur Louise s'amplifiait. En effet, dès que l'un dormait chez l'autre, ils ont rapidement pris l'habitude de dormir ensemble, à croire que passer leur journée ensemble ne leur suffisait pas pour s'amuser et se confier tout ce qu'ils avaient à se confier.... Mais Antoine ne tarda toutefois pas à réaliser que ce soutien aux côtés de sa sœur pouvait également s’avérer être une bonne chose, surtout lorsqu’elle avait besoin d’être épaulée...
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« Toute destinée est une suite d'accidents à retardement avec le coup de grâce au bout. » - Henri Fauconnier
Parmi la foultitude de nurses que Lou a connu au cours de son enfance, une seule s’est démarquée des autres, une seule à réussit à gagner son respect, et, cerise sur le gâteau de l’exception qui confirme la règle : à s’en faire aimer ! Il s’agit d’Isis Chambertin. Une jolie rouquine, pleine de vie et enjouée, mais qui savait également être sévère lorsqu’il le fallait. Son gros avantage, comparé aux autres, c’est qu’elle aimait autant l’équitation que Lou en était passionnée. Ayant été obligée, dès son plus jeune âge, à faire une multitude d’activités, Lou en était rapidement venue à en détester certaines (comme le piano : d’ailleurs, elle a certainement eut 10 fois plus de professeurs de piano que de nourrices, c’est pour dire !), et parmi ses privilégiés, l’équitation tenait une place toute particulière. Etre sur un cheval lui donnait la douce illusion de contrôler sa vie, de pouvoir faire ce qu’elle voulait, d’être en mesure d’aller où bon lui semblait. De surcroît, dès que son père eut remarqué son profond intérêt pour l’équitation, il n’eut de cesse d’acheter de plus en plus de chevaux, augmentant ainsi leur nombre dans leurs écuries pourtant déjà bien garnies (bien entendu, que des chevaux de races, les croisements impurs n’étaient même pas autoriser à galoper dans les champs des Monceau !) Parmi tous ces chevaux que Louis avait achetés pour elle, il y en avait un que Lou aimait particulièrement à monter : Brocéliande, un magnifique pur-sang anglais. De par le caractère un peu trop sanguin du cheval, Lou n’était autorisée à le monter qu’en présence d’adultes prêts à intervenir en cas de besoin. Et cela avait tendance à énerver la fillette, qui tâchait bien souvent de faire des balades avec son cheval préféré, sans la foule d’adulte nécessaire à assurer sa sécurité. Après tout, elle faisait de l’équitation depuis presque aussi longtemps qu’elle savait marcher. De ce fait, elle s’estimait en mesure d’éviter les accidents, et de contrôler sa monture, quelque soit la situation qu’elle avait à affronter ! Si la plupart de ses tentatives de le monter en douce avaient fait choux blancs, ce ne fut pas le cas de ce triste jour de septembre 2013. Lou s’en souvient comme si c’était hier : il s’agissait du 23 septembre.

Le soleil brillait sur la belle ville de Provins. Lou était en compagnie d’Isis, qui était sa nourrice depuis bientôt 9 longs mois. J’entends déjà certains d’entre vous s’étonner de voir 9 mois accolés à « long », mais sachez que la plupart des nurses ne restaient en compagnie de Louise que 4 mois au grand maximum ! Ainsi donc, j’espère que vous comprendrez que cela tenait réellement de l’exploit ! Ce jour-là, Lou avait donc insister pour avoir le droit de faire une balade à cheval, arguant sur le fait que posséder des hectares aussi impressionnant de verdure, sans être en droit de les parcourir de temps à autre était du pur gaspillage ! Isis étant, même si elle ne l’avait jamais avoué, complètement subjuguée par le charisme que dégageait déjà la jeune sorcière de bientôt 9 ans, accepta rapidement. Elle ne pouvait rien lui refuser bien longtemps, de toute manière, Lou n’hésitant jamais à lui adresser une moue boudeuse pour briser ses dernières barrières de réticences. Isis transplana donc en compagnie de la fillette à l’orée de la ville, là où les Monceau avaient l’une de leurs écuries, celle où se trouvait, vous l’aurez compris, Brocéliande. Brocéliande que, par ailleurs, Louise fit tout un manège pour que sa nurse lui laisse le monter. La riche héritière mit un terme à ses réticences en lui assénant comme coup de grâce le fait qu’elle ne risquait rien, car Isis monterait également, et ne serait donc pas loin d’elle, en cas de besoin, même si, comme Lou le souligna, il n’y aurait nul besoin d’intervention....

La promenade débuta donc sous le soleil, avec un immense sourire de Louise. Les deux cavalières étaient côtes à côtes, profitant de la douceur du temps. Le binôme fit une pause, non loin d'une rivière, Isis ayant amenée de quoi manger. Une fois de plus, Louise usa de son pouvoir de persuasion pour convaincre Isis de lui laisser le doit de se baigner dans la rivière. Chose que, bien entendu, jamais Marianne n'aurait toléré, considérant sans nul doute que ça aurait été le meilleur moyen pour sa fille de se salir, ou encore d'attraper une quelconque maladie, étant donné la propreté plus que douteuse de l'eau, pour elle qui se montrait parfois très maniaque ! La pause ne s'éternisa pas, Isis rappelant bien rapidement Louise à l'ordre : elles ne devaient tarder sous aucun prétexte, l'heure du retour dans le domaine des Monceau approchant à grands pas. Les deux cavalières prirent donc le chemin du retour, lorsque Lou proposa d'accélérer la cadence, ayant bien remarqué l'inquiétude qui gagnait de plus en plus rapidement Isis. La nourrice refusa toutefois le galop, préférant ne prendre aucun risque. Ce que Lou n'entendait pas de cette oreille. Sans concerter l'adulte, elle lança donc Brocéliande au galop. L'allégresse d'outrepasser les règles fut de courte durée pour Louise. Tout se passa trop rapidement pour que, même à présent, elle soit en mesure de démêler l'ordre précis de la scène qui s'en suivi. Isis tenta de la rejoindre en s'énervant contre la fillette désobéissante. Des fous-rires se firent entendre à proximité, venant de moldus qui s'amusaient. Des pétards qui explosaient, et qui faisaient rire ces jeunes insouciants. Un chien qui préféra partir que de supporter les pétardes incessantes et effrayantes. Un cheval qui prit peur en voyant un chien lui couper la route. Une fillette qui paniqua en voyant le chien, car cela faisait remonter en elle une bêtise qui avait faillit mal tourner en mai dernier. Un enchevêtrement d'événements pour une seule et unique conclusion : une belle chute...
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♫ The dreams in which I'm dying are the best I've ever had ♫ - Tears For Fears
Fort heureusement, la chute fut plus impressionnante que dramatique, même si Lou fut blessée, elle n'eut rien d'irréversible. Malheureusement, tout le monde n'eut pas cette chance... Isis fut renvoyée de son poste de nourrice. Lou surpris la vive dispute qui opposa sa nourrice bien-aimée à ses parents. Ceux-ci, en effet, l'estimaient responsables du drame qui s'était produit. Louise eut beau intervenir (en débarquant dans le bureau paternel, ce qui déplut fortement à ses parents), la situation ne changea nullement. Pire même, son intervention empira les choses... Isis alla se réfugier dans sa chambre, pour regrouper ses affaires afin de quitter la propriété, n'ayant plus le droit d'y mettre les pieds. Louise voulue aller la rejoindre pour la convaincre de rester, mais elle fut retenue par ses parents, qui ne se privèrent pas de lui faire à nouveau la morale. Certes, ils avaient eu excessivement peur de la perdre. Mais ils avaient encore moins appréciés de la savoir s'amuser à prendre de telles risques.... A croire qu'ils ne pensaient pas que les longues heures qu'elle avait passée alitée pour qu'on puisse la soigner ne l'avait pas assez puni, ils lui firent savoir que Brocéliande, jugé dangereux, avait été abattu...

Horrifiée, Lou grimpa les marches deux à deux pour regagner sa chambre, maudissant le monde entier, mais aussi et surtout ses parents pour leur cruauté, et elle-même également, car ça n’était rien d’autre que sa stupidité qui avait engendré de telles circonstances... Des bruits attirèrent son attention, en provenance de la chambre qu’occupait Isis, non loin de la sienne. Se souvenant que sa nurse adorée avait été congédiée, Lou désira alors aller la voir. Pour la convaincre de rester avec elle. Pour la supplier de ne pas l’abandonner, elle qui, au cours des derniers mois, avait fait office pour elle de mère de substitution. Ce fut donc le cœur battant à tout rompre, le visage couvert de larmes, que Louise poussa la porte de la chambre d’Isis. Et ce fut avec un haut-le-cœur qu’elle découvrit la triste scène qui l’attendait : Isis n’avait pas supporté le licenciement. Et encore moins la perspective du scandale qui allait entacher sa carrière si brillante. Mais bien plus encore, elle ne se sentait pas capable de continuer son métier en sachant qu’elle avait commis une erreur qui aurait pu handicaper lourdement sa petite protégée, voire pire... C’est ainsi qu’elle s’était préparée une potion pour mettre fin à ses jours. Seulement, bien que très intelligente, elle n’avait jamais été douée en potion. Et si celle qu’elle avait préparé en ce sombre jour était en effet en mesure de provoquer la mort de quiconque oserait la boire, elle le faisait cependant en leur faisant cracher du sang. En quantité impressionnante. Et encore plus lorsque l’on découvre le suicidé, à bientôt 9 ans....

Les jours qui suivirent sont plutôt flous dans l'esprit de Louise. Elle se souvient avoir été incapable d'avaler quoi que ce soit, des jours durant. Avoir passée des nuits entières peuplées de cauchemars, dans lesquels elle revoyait soit le corps mourant et sanglant d'Isis, soit elle y entendait Brocéliande hennir comme pour lui faire comprendre qu'il était mort à cause d'elle. A refuser de parler à qui que ce soit, bien trop traumatisée par les récents événements. A repousser ses parents qui voulaient la soutenir. Mais ce dont elle se souvient surtout, c'est de l'enterrement d'Isis. C'était le premier enterrement auquel elle assistait. Jusqu'à présent, toutes les réunions de sang-pur auxquelles elle avait assisté avaient été organisées pour une fête quelconque. Toujours un événement joyeux, rien de morose et funèbre, même si l'ambiance n'était pas tout le temps présente, de par le sérieux qui se dégageait immanquablement derrière chaque sourire, le but caché derrière toutes les paroles. Seul point commun entre les deux événements : les visages sérieux des adultes. Il n'y avait que la famille d'Isis qui montraient ouvertement ses sentiments, les autres gardaient le visage fermé. Lou, au moment des faits, n'a pas pris conscience de la situation, elle ne l'a réalisé que bien des années plus tard, lorsque ses pensées l'entraînaient contre son gré à cette sombre période qui hante encore aujourd'hui certaines de ses nuits. Au cours de l'enterrement, Louise accompagna de ses pleurs le deuil de la famille d'Isis. Comment aurait-elle pu faire autrement, de toute façon ? N'oublions pas qu'elle avait éprouvée une profonde affection pour sa nurse. Et qu'au fur et à mesure que la cérémonie avançait, que la mort d'Isis se faisait plus palpable, plus réelle, la douleur de Louise se faisait aussi plus intense, plus douloureuse. Ce qui n'échappa pas aux regards acérés de ses parents. Parents qui ne se firent nullement priés pour donner une leçon à leur fille, de retour chez eux. Elle avait beau vivre un véritable drame, son premier deuil, ils ne comptaient nullement laissés passer la faiblesse dont elle avait ouvertement fait étalage, devant autant de témoins. Ce soir-là, dans le manoir des Monceau à Pronvins retentit sans conteste la plus grande claque que Louis asséna à sa fille. Celle qui lui fit le plus mal, dont elle ressent encore parfois la brûlure sur sa joue. Et dont les paroles qui ont accompagné la gifle résonnent encore certains jours à ses oreilles, avec la voix aussi vive et cinglante que Louis a utilisé pour faire son sermon. « Ne pleure plus jamais en public ! Quel qu'en soit les circonstances, nul ne doit voir tes larmes. Et encore moins les soupçonner. Jamais, tu m'entends ? Jamais ! Comme tous bon sang-pur qui se respectent, nous devons paraître intouchable... » Cruelles paroles pour une enfant aussi jeune que Louise qui ne voyait pas ce qu'il y avait de si répréhensible que cela à quelques larmes, en des heures aussi tristes que celles qu'elle venait de traverser...

Ce jour-là, Louise ne regretta que trop fortement l’absence de son frère. Elle aurait adoré pouvoir se réfugier dans sa chambre pour y trouver du réconfort dans ses bras, et dans ses mots. Mais il était à Beauxbâtons. Jamais l’absence d’Antoine n’avait autant pesé sur les épaules de Louise. Jamais le manoir ne lui avait paru aussi grand, mais surtout aussi vide. Jamais elle n’avait autant envoyé de lettres à son aîné, pour y trouver du réconfort dans leurs correspondances. Mais ce réconfort n’était que virtuel, et n’était pas en mesure de compenser le besoin que Louise ressentait d’avoir quelqu’un à ses côtés, quelqu’un qui tâcherait de l’apaiser, et non pas de l’enfoncer parce que, oh, honte suprême, elle était triste que sa nurse se soit donné la mort à cause d’un accident qui était du fait de l’enfant, et non de l’adulte... Les cauchemars perdurèrent, tout comme le mutisme dans lequel resta obstinément plongé la fillette. Rien ni personne ne semblait alors en mesure de l’en sortir...
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« Ne vous demandez pas pourquoi les gens deviennent fous. Demandez-vous pourquoi ils ne le deviennent pas. Devant tout ce qu’on peut perdre en un jour, en un instant... Demandez-vous ce qui fait qu’on tienne le coup... » - Grey’s Anatomy
Le double traumatisme que venait d’affronter Lou ne semblant pas vouloir partir, les Monceau se décidèrent à jouer leur dernière carte, faire venir à eux la seule personne qui semblait en mesure de rendre le sourire à Louise, le sourire si lumineux qui ne leur manquait que trop. Ils invitèrent en effet Elio, les De Sorel n’ayant pu venir plus tôt, des obligations les retenant ailleurs. En réalité, l’initiative ne vint même pas des parents de Lou, mais de son frère. Celui-ci se doutait en effet que ses parents n’étaient en mesure de lui apporter le réconfort qu’elle attendait tant. Il prit donc sur lui, fit taire la jalousie qu’il éprouvait toujours à l’encontre d’Elio, et fit remarquer à ses parents que seul l’héritier De Sorel parviendrait à la réconforter. Elio fut donc convier à séjourner quelques temps à Provins. Mais le miracle n’opéra pas de suite. Louise refusant de sortir de sa chambre, ne changea nullement ses habitudes, à l’annonce de l’arrivée de son inséparable compagnon. Pas plus qu’elle ne décida d’ouvrir à nouveau la bouche pour parler. Après tout, lorsqu’elle avait tâché de défendre Isis, ses mots n’avaient pas été entendus par ses parents, alors pourquoi continuerait-elle de perdre son temps en gaspillant sa salive inutilement ? Il faut l’avouer, la situation ne cessait d’alarmer les parents Monceau, qui ne savaient plus quoi faire pour aider leur fille à sortir du gouffre dans lequel elle se terrait.

Seul Elio y parvint. A force de patience, car Lou ne se laissa pas faire facilement. Une fois que l’enfant accepta d’ouvrir la porte de sa chambre à son ami, elle ne le quitta pas d’une semelle, même si elle ne se décida toujours pas à parler. Il arriva bien souvent, au cours de cette période, que les deux amis partagent le même lit, Louise ayant remarqué que la présence d’Elio à ses côtés était la seule barrière d’utile contre ses cauchemars. Ce fut très lentement que Louise accepta de manger à nouveau, du moins, à manger correctement, se contentant jusqu’alors de grignoter quelque peu. Ce fut lentement aussi qu’elle décida de sortir à nouveau de sa chambre, ou du manoir, qui était bien le seul endroit, autre que sa chambre, qu’elle daignait faire grâce de sa présence. Ce fut encore plus lentement qu’elle accepta de parler à nouveau. Même si au début, bien entendu, ses mots étaient réservés à Elio. Elio à qui elle confia la culpabilité qu’elle éprouvait, vis-à-vis de ce qui s’était passé avec Isis et Brocéliande, sans oublier qu’il fut le seul à qui elle décrit ses cauchemars, et à qui elle évoqua l’atroce sermon que son père lui avait fait. C’est sans doute au cours de cette épreuve que leur amitié gagna en ampleur, et que Louise en vint à accepter de montrer ses faiblesses devant lui. Quitte parfois à se laisser aller à pleurer, alors qu’avec le temps, elle vint à considérer ce simple geste, pourtant si anodin pour certain, comme la plus grande preuve de faiblesse qui soit. Ce fut également grâce à ce drame que Lou réalisa que son ami serait toujours présent pour elle, quoi qu’il arrive. Mais, par-dessus tout, ce fut à partir de ce moment que la vie de Louise se détacha plus fortement de celle d’Antoine, pour s’arrimer à celle d’Elio.

On pourrait s’attendre à découvrir que ce drame à éloigner Louise de ses parents. Mais il n’en fut rien. Bien au contraire même. Le fait de les sentir si inquiets pour elle l’avait fait culpabiliser, à présent, elle ne voulait plus qu’une chose, qu’elle avait en réalité toujours souhaité : obtenir leur approbation. Plus jamais elle ne voulait leur faire honte, ni voir dans leurs regards la crainte de la perdre. Sans oublier qu’elle s’est également faite une promesse à cette époque : ne plus jamais désobéir à ses parents, quoi que ceux-ci puissent lui demander de faire. Après tout, n’était-ce pas parce qu’elle avait voulu leur désobéir, que tous ces dramatiques événements ont eu lieu ? La mise à mort de Brocéliande : c’était de sa faute. Le suicide d’Isis : de sa faute également. L’avantage ? Ca lui avait servit de leçon. L’inconvénient : elle avait perdu de sa fraîcheur, comme si une part d’elle s’était consumée lentement sous la culpabilité. Dès lors, elle devint plus comédienne que naturelle, même si peu de personnes sont en mesure de s’en apercevoir. C’est à cette époque qu’elle prit la décision de ne montrer sa véritable personnalité, la Lou sensible, qu’à de rares personnes. Pour les autres, elle préféra ne montrer que la figure de la riche héritière qu’on attendait d’elle : la férus de mode, avide de pouvoir, déterminée à grimper les échelons, dotée de l’intelligence nécessaire pour continuer à faire briller son nom de famille dans le firmament des familles sorcières françaises, enjouée pour organiser de folles soirées... Sa réelle personnalité fut peu à peu cachée sous un masque, qu’elle ne retirera que devant une rare minorité d’élus...
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Dernière édition par Louise R. Monceau le Dim 12 Mai - 15:29, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Louise - ♫ C'est lui pour moi, moi pour lui dans la vie. Il me l'a dit, l'a juré pour la vie. Et dès que je l'apercois, alors je sens en moi mon coeur qui bat. ♪ [Edith Piaf] Ven 26 Avr - 0:31


Chronique d’une vie qui s’est articulée autour de deux autres existences.


[Partie 2]






Tome 3 :
« L'adolescence est l'âge où les enfants commencent à répondre eux-mêmes aux questions qu'ils posent. » - George Bernard Shaw


« Il faut sourire pour être belle. » - Claude Frisoni
Les mois passèrent lentement, emportant dans leur sillage les derniers vestiges de l’enfance de Louise, enfance qui avait commencée à se détruire indéniablement suite aux drames qui avaient secoués sa vie en septembre 2013. Les premières traces de la cruelle adolescence ne tardèrent pas faire leur entrée auprès de Louise, qui résista contre vents et marées à tout ce qui se passait grâce à ses parents, à son frère, et à Elio. Marianne commença enfin à enseigner à Louise l’art d’organiser des soirées, se disant sans nul doute que cela lui donnerait une bonne excuse pour passer plus de temps avec sa fille. Même si Marianne était en effet loin d’être une mère parfaite, elle n’ignorait pas les besoins de Louise. Lou s’avéra par ailleurs être, sans surprise, il faut le dire, une très bonne élève. Ce fut sous l’impulsion de son père qu’elle reprit l’équitation. Louis avait également remarqué que cela manquait à sa fille, qui était à présent tétanisée par la peur. Il avait bien tenté de la raisonner, mais aucun de ses mots ne parvint à avoir l’impact escompté. Aussi après en avoir parlé avec Marianne décida-t-il de donner à la pratique de l’équitation un nouvel intérêt pour Louise : celui de passer du temps avec son père. Les balades équestres entre père et fille avaient été monnaie courante aux premières heures de Louise en tant que cavalière, pour réduire comme peau de chagrin au fil des mois, et du travail de Louis qui devint de plus en plus prenant. Ce fut donc grâce au soutien de son père que Lou put renouer avec sa passion de toujours, et monter à nouveau sans être complètement tétanisée par la peur...

Au fil des mois, Lou se réfugia dans le dessin, plus qu'à son accoutumée. Elle avait montré très tôt un talent certain pour le dessin, lorsque l'ennui venait toquer à sa porte, en plein cours. Ses premiers dessins avaient tous été confisqués par ces précepteurs excédés et soit déchiquetés en morceaux, soit brûlés sous ses yeux. Au fil du temps, cependant, la colère des enseignants avait été remplacée par l'admiration pour le tracé de la fillette. Il n'en fallut pas plus pour que Louise en ressente une indéniable fierté. Paradoxalement, si elle s'amusait à dessiner en n'importe quelle circonstance, elle utilisait également le dessin pour exprimer tout ce qu'elle ne parvenait à dire. Certains couchent leurs maux avec des mots, elle a préférée le faire avec le dessin. Vous n'avez d'ailleurs pas idée de la quantité de dessins ou peintures qui ont vus le jour, lorsqu'elle s'est terrée dans le silence. Œuvres que très peu de personnes ont été autorisées. Lorsque Lou est sorti de sa léthargie, elle n'a pas pour autant perdu son habitude, il n'était donc pas étonnant de la voir tantôt peindre sous la belle véranda de la résidence familiale. Cependant, il est toutefois surprenant d'entendre que bien que Louise n'ait aucune difficulté à s'exprimer face à quiconque, elle est bien plus à l'aise pour le faire par l'art. D'ailleurs, elle ne compte même plus le nombre de dessins qu'elle a envoyé à Antoine, lorsqu'il était à Beauxbâtons, pour lui faire comprendre ce qu'elle n'arrivait à écrire dans ses lettres. Sans oublier que depuis toujours, les deux enfants avaient développés un code secret, ce qui leur permettait donc de communiquer sans qu'on soit en mesure de comprendre ce qu'ils disaient... Mais c'est également suite à ce drame que la jeune française a commencée à caricaturer ce qu'elle voyait, et encore plus les personnes qu'elle n'appréciait pas... Elle s'est souvent amusée à humilier ceux qui, pour une raison ou une autre, s'étaient attirés son courroux, en les représentant sur papier de manière ridicule...

C’est également entre la fin de son enfance et le début de son adolescence qu’elle cessa les cours de piano. Trop douloureux pour elle, qui s’amusa à faire croire à tous que sa décision venait des souvenirs désagréables liés à ses maintes et maintes leçons. Jamais elle n’a prit la peine de détromper quiconque. Jamais elle ne prendra la peine de le faire. Car ça n’est bien entendu pas la vérité. Vous pourrez vous apercevoir, si vous avez la chance inouïe de faire plus ample connaissance avec Lou, la véritable Lou du moins, qu’elle est bien plus compliquée qu’elle n’y paraît, qu’avec elle, il ne faut jamais se fier aux apparences, car justement, ça ne reste que ça : des apparences... La riche sorcière a commencé à fuir le piano à cause d’Isis. Oui, Isis, vous avez bien lu. Il s’avère en effet que la nurse avait réussit à redonner le goût de cet instrument à Lou. Qu’elles pouvaient ainsi passer ensemble de longues heures à en jouer. Suite à sa mort, son image n’avait de cesse de hanter les touches du piano, provoquant ainsi l’éloignement inéluctable de Louise de l’instrument.

Le sourire de Louise revint lentement sur ses lèvres, alors que les rondeurs de l’enfance commencèrent à quitter son visage pour que s’y installent les traits de l’adulte en devenir. Ayant parfaitement assimilé le conseil donné par son père après l’enterrement d’Isis, la sorcière se fit aussi plus méprisante qu’auparavant. Par désir de montrer à tous qu’elle valait mieux qu’eux. Parce qu’il fallait qu’elle s’endurcisse. C’était une suggestion que lui avait soufflé Antoine dans l’une de ses lettres. Si elle voulait se faire respecter par le plus grand nombre, il lui fallait ne montrer aucune faille à laquelle ses ennemis pourraient s’accrocher pour l’écorcher. Elle s’attacha alors à s’exercer au mépris le plus glacial qui soit dans les demeures des Monceau, à Provins ou à Paris. Envers les autres sorciers, les domestiques, les moldus... Quiconque était jugé comme Lou comme inférieur à elle... Aussi s’entraîna-t-elle avant son entrée à Beauxbâtons, car il était hors de question, bien entendu, qu’on ne la traite alors que comme une simple quidam. D’ailleurs, en parlant de Beauxbâtons, elle était toujours autant impatiente d’y être. A tel point que le jour où elle reçut enfin sa lettre d’admission dans l’école de magie, elle en fit une petite danse de la joie (faire de la danse depuis toujours aide à ne pas avoir l’air ridicule, même lorsque l’on danse comme une folle !).
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♫ And in the end the words won't matter, 'cause in the end nothing stays the same. And in the end dreams just scatter and fall like rain. ♫ - Matt Nathanson
Ce fut donc avec des étoiles plein les yeux que Louise alla faire les courses, avec ses parents, pour préparer son entrée à Beauxbâtons. Bien entendu, Antoine et Elio furent de la partie, le 1er parce qu’il voulait conseiller sa petite sœur, le 2nd parce qu’il faisait lui aussi ses achats scolaires, et que les De Sorel et les Monceau s’étaient mis d’accord pour les faire en même temps. Moyen pour les adultes de passer du temps ensemble, mais aussi de canaliser un tant soit peu les enfants. Le moment le plus intéressant lors de ces préparatifs fut, selon Louise, l’achat de sa baguette. Elle attendait en effet depuis de longues années d’avoir enfin sa baguette. Combien de fois avait-elle jalousé son frère d’être plus vieux qu’elle et de ce fait, d’avoir déjà sa baguette ? Bien entendu, pour ne pas déroger à la coutume ancestrale, la baguette de la fillette fut envoyée dans un petit atelier magique, appartenant au Monceau, atelier dans lequel on fit des gravures sur la baguette. Cette tradition remontant à des siècles reculée a plusieurs objectifs. D’une part, il s’agit pour la famille Monceau de faire étalage de sa richesse, la technique utilisée coûtant cher, comme l’or qu’ils font mettre dans ces gravures. D’autre part, chaque gravure représente un événement important pour la famille. Bien entendu, pour chaque membre de la famille, ces événements sont différents, de sorte que, si on rassemble toutes les baguettes de tous les Monceau (vivants ou non), on obtient ainsi l’histoire intégrale de leur famille. (Certains s’étonneront sans nul doute de voir que les gravures sont des symboles celtes, mais les premiers Monceau étaient celtes, même s’ils se sont lentement détachés de cet univers au fil des siècles. Une poignée de personnes ont vu en cela une preuve que Marianne Delacre et Louis Monceau étaient destinés l’un à l’autre, de par leur racine commune...) Revenons-en aux divers tâches que remplissent ces gravures. Car il y en a une qui n’est connu que par les membres de la famille française en question : les baguettes de Monceau sont ainsi reliées les unes aux autres (du moins, par tribu, ainsi celle de Louise n’est reliée qu’à celles de ses parents et d’Antoine, et non à celles de ses cousine(e)s ou oncles et tantes !). Cela leur permet de savoir si l’un d’eux est en danger, mais aussi et surtout de les localiser, en cas de danger justement... Il y a un symbole pour chaque baguette liée, qui s’illumine si le propriétaire est en danger. Et qui permet aussi de savoir où il est...

Il n'est pas utile de préciser que Louise a lu tous ses manuels scolaires, à peine fut-elle revenue chez elle. Pas plus qu'elle a passé son temps à contempler sa baguette avec des yeux brillants de joie à l'idée de s'en servir bientôt. Ni qu'elle a commencée très tôt à rassembler ses affaires pour l'école (en commençant par sa chouette bien-aimée, Hécate [choix de nom plutôt drôle lorsque l'on sait que la chouette en question est une chevêche d'Athéna !]) Alors que l'agitation se faisait plus perceptible dans son regard, dans ceux de ses parents, on pouvait voir la crainte de se retrouver seuls, dans le domaine familial. Certes, ça allait leur permettre d'être en tête-à-tête, mais ils n'auraient plus l'occasion de voir aussi souvent qu'auparavant leurs enfants...

Il n'est pas étonnant d'apprendre qu'elle fit le voyage pour sa 1ère rentrée à l'école de magie française auprès de son frère et de son meilleur ami. Pas plus qu'il ne l'est de savoir qu'elle passa beaucoup de temps, une fois à Beauxbâtons, avec Antoine et Elio. Mais il serait stupide de s'imaginer qu'elle n'a pas réussi à se faire d'autres amis. Très rapidement, Lou parvint à devenir populaire. Les mauvaises langues diront qu'elle ne doit sa popularité qu'à Antoine, qui avait, bien avant elle, oeuvrer pour que leur nom de famille soit craint et admiré de tous. Mais c'est à mille lieux de la réalité : Lou est parvenu à se faire adorer, redoutée et méprisée toute seule. N'oubliez pas, après tout, qu'il s'agit d'une Monceau, qu'elle a ça dans les gènes ! Si elle a rapidement montré son intelligence en brillant en cours, elle a aussi démontré à quel point son insolence pouvait égaler son mépris lorsqu'elle estimait que les enseignants n'avaient pas leur place dans cette noble école. Bien évidemment, tous ces enseignants n'étaient pas des sang-purs ou des riches (inutile de dire à quel point elle les méprise lorsqu'ils cumulent les deux...) Peu à peu, elle réussit même à intégrer le cercle privilégié des élèves les plus en vue et les plus puissants de l'établissement de magie. Chose qui n'étonna nullement ses parents, lorsqu'ils en eurent vent...

Au fil des années, la popularité de Lou augmenta, et son sourire s’accentua. Son cercle d’amis s’élargit, alors que paradoxalement, le nombre de personnes qui la connaissaient, vraiment, réduisait inexorablement. De soirée en fêtes, de devoirs en succès, de conquêtes en distraction, Lou naviguait avec aisance dans ce nouveau monde qui était à présent le sien. Son esprit devint plus acéré, ses mots plus acerbe, son masque et son talent de comédienne prirent plus d’ampleur. Indéniablement, Lou laissa place à la Reine de Beaubâtons, et adorait son nouveau statut (qui énerva plus d’une élève plus âgée qu’elle, agacée de voir ce titre tant convoité lui passer sous le nez au profit d’une gamine plus intelligente qu’elle...) Une Reine qui, cela ne faisait aucun doute pour les regards des plus observateurs de ses comparses, commençait lentement à jouer un jeu dangereux avec son Roi...






Tome 4 :
« Les larmes du passé fécondent l’avenir. » - Alfred de Musset


« Tu sais, à chaque fois que quelqu’un sort un truc vraiment drôle, un truc qui me fait rire, je me retourne pour voir si ça te fais rire aussi, même quand t’es pas là, à chaque fois... » - Grey's Anatomy

En dépit des changements qui s’opéraient au fil des jours chez Louise, certaines choses ne changèrent pas d’un pouce. Son affection pour ses parents. Sa fierté d’être une Monceau. Son désir de les rendre fier d’elle. Son profond attachement pour Antoine. Et son amitié avec Elio. Amitié qui en dérouta rapidement plus d’un, par la proximité unissant les deux jeunes gens. Le binôme a beau se chamailler régulièrement, rien ni personne ne semble en mesure de les éloigner l’un de l’autre, pas même eux, à vrai dire. Les disputes n’ont cessés de succéder aux fous-rires, les confidences aux preuves de tendresses, les bêtises aux piques les plus acerbes. Au fil du temps, l’ensemble de Beauxbâtons ne s’est même plus étonné de les voir, après une vive dispute, se prendre dans les bras et se trimballer main dans la main, la tête haute. Pour tous, ça n’est que de l’amitié. Même pour Louise, qui s’amuse à prétendre que c’est bel et bien le cas. Si elle dupe beaucoup de personnes, il n’en va toutefois pas de même avec Antoine. Son aîné ne la connaît que trop bien pour ne pas se rendre compte des sentiments qu’elle éprouve pour son fiancé. Bien entendu, il s’est toujours gardé de le lui dire, évitant la dispute qui ne découlerait immanquablement, mais également la possibilité que Lou ne finisse totalement par lui échapper au profit du De Sorel. Car Antoine n’a cessé de se comporter en grand frère hyper-protecteur envers sa cadette. Quiconque osait dire du mal d’elle en sa présence le risquait amèrement. Et les rares qui échappaient à sa vigilance se faisaient coincer par Louise en personne (certaines fois, parce qu’elle les entendait médire ou avait des connaissances qui les dénonçaient, d’autres fois parce qu’Antoine a toujours trouvé ça drôle de voir sa petite sœur jouer sa garce devant lui...)

La vie de Louise semblait toute tracée : elle obtiendrait son diplôme haut-la-main, et épousera par la suite Elio, pour finir par organiser de prestigieuses soirées mondaines alors que leurs enfants seraient sous la garde des meilleurs précepteurs qui soit. Du moins, c’est ainsi que Lou envisageait les choses, mais elle était bien loin de se douter que la vie aime parfois à jouer des tours... C’est ainsi que sa vie prit un virage radical un jour d’octobre 2021. Ce jour-là, la belle était en cours, bien sagement en apparence, car dans les faits, elle envoyait des mots à l’un de ses comparses. Un certain Jean, avec qui elle était sortie quelques temps l’année passée. Et auprès de qui il lui arrivait parfois de rendre jaloux Elio. La jolie blonde était en train de lire le mot qu’elle venait de recevoir lorsque le cours fut interrompu. Par l’arrivée de la directrice. Qui demanda Elio. Chose qui n’arrive jamais! Si dans leur promotion, des élèves étaient régulièrement convoqués, Louise en fait partie, mais pas Elio, il a toujours été bien trop docile pour cela. Aussi la jeune sorcière avait-t-elle laissé son mot pour redresser la tête et observer la scène, intriguée, voire même, avouons-le clairement : inquiète. Son regard avait alors croisé celui d’Elio, qui semblait autant surpris et soucieux qu’elle. La porte de la salle de classe s’était refermée sur madame Martin et Elio, alors que le visage de Louise était toujours en train de la fixer, comme si cela allait lui permettrait de voir ce qui se passait de l’autre côté.

Les minutes qui suivirent lui avaient semblé durer une éternité. La fin du cours avait sonné, pour en annoncer un autre. La journée s’était terminée, sans qu’Elio n’ait fait son retour. L’inquiète de Lou n’avait fait que s’accroître, à tel point qu’elle avait finit par se présenter au bureau de la directrice pour lui demander où était passé son comparse. Bien entendu, la directrice ne lui avait rien révélé. Mais ça n’avait en rien découragé Lou, qui s’était promis de contacter son père dès le lendemain, pour voir s’il savait quelque chose. Ce fut sur conseil de ses amis qu’elle attendit donc le lendemain pour rentrer en contact avec son père par cheminée, car si ça n’avait tenu qu’à elle, elle l’aurait fait sitôt la fin des cours. Mais on lui avait fait remarquer qu’Elio avait pu avoir des obligations familiales, et qu’il fallait lui laisser le temps de faire ce qu’il devait faire, avant qu’il ne lui écrive. Car pour les amis de Lou, il ne faisait aucun doute qu’Elio lui écrirait. Mais ce n’avait pas été le cas. Le lendemain matin, nul hibou ou chouette des De Sorel n’était venu lui apporter le courrier tant espéré, celui qui la libérerait du poids qui avait élu domicile dans son ventre depuis le départ d’Elio. Il n’en avait pas fallut plus pour Louise pour la décidé à utiliser les cheminées afin de parler avec ses parents. Chose qu’elle avait entrepris de faire, au lieu d’aller en cours. Bien entendu, son père ne s’était pas prié pour la disputer de voir la tête de sa fille apparaître dans la cheminée de leur salon. Mais Lou s’en était moquée comme de son premier petit-ami (d’ailleurs, elle ne se souvient même plus de son nom, le pauvre garçon !). Elle avait alors usé de son faciès pour convaincre son père de lui dire ce qu’elle voulait savoir. Et, le moins que l’on puisse dire, c’est que si elle avait envisagé maints et maints scénarios possible, jamais elle n’aurait pu imaginer la réponse que lui avait alors fait son père : « Je ne sais pas pourquoi, mais Elio doit intégrer prochainement Poudlard ! ». Je vous passerai la longue conversation qui en découla, au cours de laquelle Lou mit tout en œuvre pour obtenir de son père qu’il la fasse transférer elle aussi dans l’école anglaise.
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♫ I don't have a choice but I still choose you. Oh I don't love you but I always will ♫ - The Civil Wars
La tête appuyée contre la vitre, Louise observait Hécate qui venait de s’envoler, tenant entre ses serres la lettre qu’elle lui avait confiée, pour Elio. Lettre dans laquelle elle lui faisait savoir que puisqu’il terminerait sa scolarité en Angleterre, elle en ferait de même. Bien entendu, elle n’avait pas expliqué les raisons de son geste. Nul besoin qu’Elio ait pleinement conscience de l’importance qu’il a dans sa vie, il ne s’en doute que trop.

Evidemment, la décision de Louise surpris beaucoup d’élèves à Beauxbâtons. Ses amis en tête. Mais rien de ce qu’ils ont pu lui dire ne l’a convaincu de rester. Quel intérêt de continuer à étudier ici qu’alors qu’Elio n’y était plus ? Alors certes, Louise se demande ce qui l’attend à Poudlard. Mais elle s’interroge bien plus au sujet du départ soudain d’Elio. Mais aussi de l’éloignement qu’il tente de mettre entre eux. Cependant, Louise est tenace, elle compte bien découvrir la vérité. Même si lorsqu’elle fera face à cette vérité, elle devra trancher pour savoir si les propos de Pascal : « Le cœur a ses raisons que la raison ignore » peuvent s’appliquer dans son cas...
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MessageSujet: Re: Louise - ♫ C'est lui pour moi, moi pour lui dans la vie. Il me l'a dit, l'a juré pour la vie. Et dès que je l'apercois, alors je sens en moi mon coeur qui bat. ♪ [Edith Piaf] Ven 26 Avr - 9:49

Antoine Séra I love you Love Love Panda Rouge Pompom Superman Calin Héros Egypte Bisouuus Bisouuus Bisouuus Bisouuus Fiona Yeah Simon2 Simon2 Hola Ballon Ballon Yeux Coeur Coeur Hola Caddie Bee Bee Sushi Chaise Sushi Libre Libre Libre Loving Libre :wii: :wii: Amanda Clivuo Amanda Tinsley Amanda Clivuo Lily Bave Bave Bave Bave Bave Câlin 2 Câlin 3 Câlin 3 Câlin 3 Câlin 3 Câlin 3 Câlin 3 Câlin 3 Câlin 3 Câlin 3 Câlin 3 Câlin 3 Rouge Rouge Rouge Love Love Love Love Love Love ^^ Love Rouge Rouge Pompom Gnii Gnii Gnii Gnii Gnii Gnii Egypte Bisouuus Bisouuus Bisouuus Bisouuus Bisouuus Bisouuus Bisouuus Bisouuus Bisouuus Bisouuus Simon2 Hola Ballon Chaplin Ballon Ballon Ballon Ballon Lily

J'ADORE TA FICHE ! Bave J'ai mp l'autre Louise il y a plusieurs jours, elle ne m'a jamais répondu. Je cours te valider Amanda Amanda Amanda Amanda Amanda
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MessageSujet: Re: Louise - ♫ C'est lui pour moi, moi pour lui dans la vie. Il me l'a dit, l'a juré pour la vie. Et dès que je l'apercois, alors je sens en moi mon coeur qui bat. ♪ [Edith Piaf] Ven 26 Avr - 9:56

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    Bravo tu es validé chez les Serpentards !
    Tu peux désormais réserver ton avatar, ouvrir une fiche de liens pour te faire plein d'amis, écrire une bible de RP pour ne pas perdre le fil de tes histoires. Et ouvrir une boîte aux lettres ou ton compte Parchemess pour rester en contact. Tu peux aussi consulter les clubs &options pour t'inscrire. Et pourquoi pas jeter un coup d'oeil aux équipes de Quidditch ?
    Viens nous présenter qui se cache derrière l'ordinateur. N'oublie pas de jouer et de flooder pour rencontrer les autres membres ! Vérifie régulièrement les évènements pour être au courant des dernières nouvelles.
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    Amuses toi bien parmi nous !


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    Maintenant le Choixpeau Magique est là et vous connaissez le résultat:Je vous répartis dans les quatr'maisons puisque l'on m'a confié cette mission.Mais cette année je vais vous en dire plus long, ouvrez bien vos oreilles à ma chansonVoyez les dangers, lisez les présages que nous montrent l'histoire et ses ravages.Car notre Poudlard est en grand péril devant des forces puissantes et hostiles.Et nous devons tous nous unir en elle pour échapper à la chute mortelleSoyez avertis et prenez conscience



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MessageSujet: Re: Louise - ♫ C'est lui pour moi, moi pour lui dans la vie. Il me l'a dit, l'a juré pour la vie. Et dès que je l'apercois, alors je sens en moi mon coeur qui bat. ♪ [Edith Piaf]

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Louise - ♫ C'est lui pour moi, moi pour lui dans la vie. Il me l'a dit, l'a juré pour la vie. Et dès que je l'apercois, alors je sens en moi mon coeur qui bat. ♪ [Edith Piaf]

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