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❝ Lewis ☪ Un retour légèrement forcé ❞

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Roksana T. Leskova

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MessageSujet: ❝ Lewis ☪ Un retour légèrement forcé ❞ Ven 3 Juil - 12:08




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« What do I have to do to make you happy ? What do I have to do to make you understand ? What do I have to do to make you want me ?  And, if I can't make you want me...
What do I have to do ? »
L’été avait été long et tumultueux, ma douleur était-elle que j’avais senti la noirceur envahir chaque infime part de mon cœur. La Bulgarie était un beau pays, sa politique était assez strict pour ne pas dire étouffante, mais quand on s’appelle Leskova, les règles ne sont que des mots écrit sur un bout de papier. J’avais prévu de m’exiler dans ce pays jusqu’à la fin de mes jours, là bas au moins j’étais libéré du poids des souvenirs que j’avais partagé avec  mon frère. Puis au moins, mon père n’était pas là pour me juger, mon oncle, malgré tous ses défauts avait pris soin de moi. Ô il ne connaissait pas mon secret, il devait certainement s’en douter étant donné que parfois je disparaissais sans déclencher aucune alarme mais il respectait mon silence. J’étais d’ailleurs, la seule femme qu’il respectait si vous voulez mon avis. Je pense que j’aurais pu apprendre à l’apprécier, mais ce dernier m’a forcé à revenir en Angleterre. J’ignore pourquoi mon éducation à autant d’importance pour lui, ni même si ce dernier à lu les lettre que Lewis, Charlotte et toute la bande m’ont vainement envoyé,  dans l’espoir qu’un jour je leur réponde. S’ils savaient. S’ils savaient pourquoi j’avais fui sans doute comprendraient-ils ? Ou bien sans doute qu’ils arrêteraient de se soucier de moi, j’étais une meurtrière, un monstre que mon père avait créé de ses mains. Une parfaite petite Leskova, du moins tant que l’on m’enlève le poids de la culpabilité. Ce poids qui me bouffait l’existence et qui me déclenchait chez moi de sombre idée de suicide. Seulement, je pensais à ma rubrique nécrologique, un suicide n’était pas digne d’une Leskova. Alors je résistais, je vivais avec la punition que mon acte avait créé, je vivais sans vivre réellement, un fantôme que tout le monde pouvait admirer voilà ce que j’étais.

En arrivant à Poudlard, avec bien entendu une semaine de retard, j’avais déchainé les passions dès que j’eus passé le portail dans mon uniforme. Mon nom était sur toutes les lèvres, et je m’en contrefichais.  Pour dire vrai, la seule chose qui m’inquiétait c’était de croiser Lewis. Je l’aimais, certes, mais mon cousin n’était clairement pas la première personne que je voulais croiser, pareil pour tout mon groupe que tous le monde nommait l’Élite. Je savais qu’ils voudraient des explications, quoi de plus normal après  tout j’avais joué la morte pendant plusieurs mois, cependant, je ne me sentais pas prête pour cela. Forte-heureusement, j’eus droit à un autre comité d’accueil, un groupe de rebelle menée par un rouge et or qui avait osé se mettre en travers de ma route. Personnellement, je pense que c’était surtout pour se faire mousser auprès de ses amis, mais qu’importe, il a eu le sort qu’il méritait, je l’ai ridiculisé, j’ai fait taire tous les rires moqueur en mon encontre. J’avais remis les rebelles à leur place d’insecte. C’est ce qu’ils étaient et c’est ce qu’ils resteront. Puis j’avais fui dans mon dortoir, où je n’avais croisé personne pour mon plus grand bonheur. J’y avais juste posé mes affaires, puis j’étais monté au clocher et j’avais pris mon envol. Je ne voulais pas croiser mon groupe, mon procès pouvait attendre non ? Puis ce n’est pas comme s’il j’avais demandé la permission, ils n’étaient pas à un jour près puis je devais trouver une excuse valable pour tous les méfaits dont j’allais être accusé. C’est pour cela que ma première nuit en Angleterre, je l’avais passé au chaudron baveur.

Malheureusement, le soleil avait fini par se lever, les cours allaient commencer et moi j’allais devoir retourner dans cette école et y affronter tous les souvenirs qui luisaient dans chacune des salles où j’osais pénétrer. Enfilant le fameux uniforme de Serpentard, une magnifique paire d’escarpin, un coup de baguette magique suffisant à coiffer mes boucles à la perfection, je reprenais mon envol vers Poudlard.
Comme vous pouvez vous en douter, je n’avais pas mon emploi du temps, et j’avais encore moins envie d’aller en cours, c’est notamment pour cette raison que j’avais décidé de reprendre ma forme humaine dans un coin peu fréquenter du parc du château. J’allais devoir faire un tour chez le directeur, retourner dans mon dortoir aussi, la liste des choses à faire était longue et tumultueuse, elle comportait des points essentiels mais surtout, elle me forçait à entrer en contact avec les personnes vivant dans le château et de surcroît toutes celles qui avaient mille et une choses à me reprocher. Cette journée allait être longue. M’asseyant sur un banc dont la vue donnaient sur le lac, je me perdais dans mes sombres pensées. Les yeux, perdus dans le large, j’entendais une voix familièrement douloureuse, Adrian. « Roxy dépêche-toi tu vas louper le meilleur moment ! Franchement tu ne peux pas passer ta première nuit à Poudlard sans avoir vu ca ! » La gorge serrée, je le revoyais beau comme un dieu, sautant comme un cabri pour me monter son endroit préféré (où il avait dû emmener une tonne de fille pour les séduire) face au couché du soleil. Je venais à peine d’être répartie, et il continuait de me tirer dans tout les sens. Il m’avait fait raté la visite de l’école, mais en ce temps là je m’en fichais je savais que j’aurais droit à ma visite avec mon aîné pour guide. Une larmes roulant sur ma joue, je me pouvais m’empêcher de sourire en murmurant cette réponse que je lui avait servi autrefois avec un ton moqueur : On a tous les soirs pour venir là … » Mon faible murmure, déchirait mon cœur, mais je souriais quand même face à ce magnifique souvenir. J’étais aimé, combien de personne pouvait affirmer cela ? Pas beaucoup, séchant ma larme, avant de recroqueviller mes jambes contre mon ventre, je posais mon menton sur mes genoux. Tous ses souvenirs m’empêchant d’entendre les pas  qui marchaient droit sur moi, des pas déterminé qui n’annonçaient rien de bon.

Ce fut d'abord une étude. J'écrivais des silences, des nuits, je notais l'inexprimable. Je fixais des vertiges. △ Rimbaud
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MessageSujet: Re: ❝ Lewis ☪ Un retour légèrement forcé ❞ Mer 8 Juil - 18:35

Un retour légèrement forcé

 

 
 

 

 
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  Un fantôme. C’était sans nul doute le mot qui résumait au mieux l’état de Lewis depuis que sa cousine était parti, déjà trois long mois auparavant. Il mangeait à peine, dormait seulement quelques heures par nuit et se laissait aller à tout ce qu’il trouvait de bon pour lui changer les idées sans réellement se soucier des conséquences que cela pourrait avoir sur son avenir ou sur sa santé. Tout ce qui lui permettait d’oublier qu’elle était parti, qu’elle l’avait lâchement abandonné après qu’ils aient échangé un baiser. Le plus beau et le pire jour de sa vie, sans aucun doute. Elle l’avait embrassé, était parti au toilette et n’en était jamais ressorti. Il l’avait attendu durant de longues heures, espérant qu’elle revienne avant de comprendre que ça ne serait pas le cas. Il l’avait cherché, partout, sans jamais la retrouver. Encore aujourd’hui, il en était à se demander si c’était la colère ou la tristesse qui prédominaient dans son esprit. Tristesse qu’elle soit parti de la sorte et à ce moment précis, qu’elle ne l’ait pas prévenu, qu’elle n’ait pas ressenti le besoin de lui expliquer ce qu’il se passait. Mais colère parce qu’elle n’avait répondu à aucune de ses lettres, se fichant bien qu’il puisse être inquiet à ce point pour elle. Ils avaient grandi ensemble, ils avaient fait les quatre cents coups ensembles, ils avaient évolué à Poudlard ensemble et voilà comment elle le lui rendait. Il était blessé, mais surtout, il se demandait tous les jours avec angoisse ce qui avait pu la pousser à partir de cette manière, aussi brutalement. Il se demandait tous les jours s’il allait la revoir, et surtout, il priait pour qu’elle aille bien. Sa mère ne cessait de lui répéter qu’elle avait juste eu besoin de prendre du recul, mais pourquoi dans ce cas ne lui avait-elle pas dit ? Il avait toujours été son confident, tout comme elle connaissait pratiquement tout de sa vie. Alors pourquoi ce manque de confiance en lui ? Il ne comprenait pas. Et Merlin seul savait à quel point il avait besoin de comprendre. Il voulait évoluer, parvenir à faire sa vie sans Roksana mais il en était tout bonnement incapable. Alors il faisait la fête, il buvait et il sortait dès qu’il en avait l’occasion. Parce qu’au moins, sous l’emprise de l’alcool, Lewis parvenait à oublier son angoisse et à oublier le trou béant dans la poitrine que lui procurait l’absence de sa cousine. C’était comme si on avait arraché une partie de lui, comme s’il ne pourrait jamais s’en remettre. Le jeune homme réalisait à quel point il tenait à sa cousine et à quel point ses sentiments pour elle étaient profond depuis qu’elle était parti. Et cette révélation n’aurait pu être plus douloureuse. Comment continuer alors qu’une part de lui espérait chaque jours plus que le précédent qu’elle revienne ? Comment retrouver une stabilité et une vie plus saine dans cette situation ? Il ne comptait même plus le nombre d’aventures qu’il avait eu depuis son départ. Mais aucune d’entres elles ne le comblaient réellement. C’était juste pour quelques heures, pour prendre du bon temps, pour oublier. Parfois ça marchait. Parfois, il revoyait l’image de Roxy alors qu’il était dans les bras d’une autre.

Lewis fut interrompu dans ses réflexions par l’agitation qui régna soudainement autour de lui. Assis seul à la bibliothèque depuis quelques heures, il réalisa en soupirant qu’il n’avait pas vraiment avancé dans son devoir de métamorphose. Il avait commencé une ébauche mais n’était pas allé beaucoup plus loin. Il se laissait trop distraire, il n’arrivait pas à se concentrer assez pour travailler et cela l’agaçait prodigieusement. Sans être le premier de la classe, il avait toujours été un bon élève auparavant et malgré la situation des plus chaotique, il n’avait pas envie que cela cesse. Mais comment y arriver, alors que son esprit profitait du moindre écart de sa part pour songer à sa cousine ? Il songea avec amertume que c’était encore quelque chose dont il était incapable depuis qu’elle était partie, comme tout le reste. Le jeune homme fronça les sourcils lorsqu’il se rendit compte que des regards convergeaient dans sa direction et que des murmures tantôt étonnés tantôt surexcités résonnaient autour de lui. Il n’aimait guère ne pas être au courant de la situation, surtout lorsqu’elle semblait le concerner. Aussi se leva-t-il sans aucune hésitation, jetant plus ses affaires dans son sac que ce qu’il ne les rangea. Il se dirigea vers la table la plus proche, faisant taire un groupe de Serdaigle qui discutait en regardant vers lui jusque-là. « Que se passe-t-il ? » demanda-t-il sans préambule. Ils se consultèrent du regard, jaugeant visiblement duquel allait devoir lui annoncer la nouvelle. Les murmures s’étaient un peu tut dans la pièce et Lewis sentait monter en lui une drôle d’impression. Pourquoi tout le monde semblait être au courant de quelque chose et pas lui ? « Apparemment, il semble qu’elle soit revenue » souffla l’un d’entre eux. Son cœur rata un battement bien qu’il tente de rester impassible. Elle… il ne pouvait s’agir que de Roksana, n’est-ce pas ? C’est pour ça que tout le monde l’observait, ils se demandaient tous ce qu’il allait faire. Toute l’école était au courant de sa disparition, il était donc logique que son retour semble être sur toutes les lèvres. Après tout, elle était aussi une Berrywell et faisait donc partie de l’élite. « Ou est-elle ? » Il tenta de rendre sa voix la plus neutre possible. La vérité, c’est qu’il attendait ce moment depuis trois long mois et que maintenant qu’il arrivait, il était incapable d’attendre une minute de plus. « Certains disent qu’ils l’ont vu dans le parc » « Bien ».

Lewis tenta de quitter la bibliothèque avec tout le calme et la maitrise de lui-même dont il était capable. Il dû se répéter en boucle de ne pas marcher trop vite, voire même de ne carrément pas courir pour aller voir sa cousine. Elle était revenue, elle n’allait tout de même pas s’évaporer dans la nature à nouveau si ? Cependant, malgré toute sa détermination, lorsqu’il arriva enfin à hauteur du parc, il avait le souffle court. Il observa rapidement autour de lui et ne mit guère longtemps à la localiser. Son cœur se serra un instant lorsqu’il la vie, les jambes repliées sur elle-même. Elle était sur le banc d’Adrian, là où l’on voyait le coucher de soleil au-dessus du lac. Là où son frère l’avait emmené le premier soir où elle était arrivée à Poudlard. Il se souvint avec un sourire des étoiles qui brillaient dans les yeux de sa cousine lorsqu’elle lui avait raconté où elle était et pourquoi elle avait loupé la traditionnelle visite du château que l’on faisait aux premières années. Il s’approcha d’elle, d’un pas déterminé et se planta devant elle lorsqu’il arriva à sa hauteur. « Alors c’est vrai, tu es revenu. » Sa voix était plus froide et plus cassante qu’il ne l’aurait voulu. Il voyait qu’elle n’allait pas bien mais toute l’angoisse et la douleur qu’il ressentait depuis son départ étaient remontées en flèche. Elle était là. Elle était là et elle ne lui avait rien dit. Elle avait disparu sans un mot après l’avoir embrassé. « Je suis ravi d’être le dernier au courant, encore une fois. » Cette fois, l’amertume perlait dans sa voix. Tous les élèves de Poudlard avait été au courant de son retour avant lui. C’était injuste. Il savait qu’il méritait mieux que ça. Lewis prit une grande inspiration pour tenter de chasser sa colère. « Roxy… » Lorsqu’il prononça son prénom, il se rendit enfin réellement compte qu’elle était là, qu’elle était bel et bien revenue, qu’elle était sous ses yeux. « Si tu es parti, je suppose qu’il y avait une bonne raison mais… pourquoi tu n’as pas répondu à mes lettres ? » Son ton n’était même pas réellement accusateur. Juste teinté d’une profonde tristesse. Il s’était tellement inquiété pour elle…
 

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Dernière édition par Lewis M. Winchester le Lun 27 Juil - 15:59, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: ❝ Lewis ☪ Un retour légèrement forcé ❞ Mer 8 Juil - 20:42




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Recroquevillée sur moi-même, je sentais le poids de mes épaules s’alourdir sous les mots de mon frère qui me revenaient à l’esprit. Tous ses mots qui me ramenaient à cette terrible vérité qui me poursuivait depuis quatre ans : il n’était plus là et je l’avais tué.
Mourir, encore une fois je songeais à cette possibilité. C’était la seule issue, mon seul moyen de m’en sortir. J’aurais dû mourir pas lui. Je n’aurais jamais dû aller dans cette forêt uniquement pour défier l’autorité de mon satané père. « Si tu savais comme je suis désolée ‘Drian », murmurais-je les yeux rivés sur l’eau, perdu. De nouvelles larmes roulaient sur mes joues. Je les essuyais brièvement guère préoccupée par ce que les personnes pouvaient voir ou dire. En effet, en quittant le château un mois avant la fin d’année, j’avais également abandonné l’élite. Un acte qui m’avait pas le moins du monde embêté, le seul qui me manquait, c’était Lewis. Malheureusement, nous avions trop de secret entre nous du moins j’avais trop de secret pour lui. Je ne pouvais plus vivre ainsi. Je ne pouvais plus lui mentir. J’avais ruiné nos vies, je n’avais pas le droit d’avoir son amour.  « Alors, c’est vrai, tu es revenu ! » Cette voix. Mon cœur battant ma chamade, je sentais mon ventre se nouer me donnant l’impression que j’allais vomir. Non, pitié que ce ne soit pas lui. Je n’étais pas prête. À en croire sa voix il était énervé et vexé, quoi de plus normal après tout je m’étais enfuie telle une voleuse avant de me faire passer pour morte. Séchant définitivement tout résidu de larme de mon visage, je dépliais mes jambes. Tremblante comme une feuille, je serrais les dents, j’espérais toujours que cette voix soit juste sortie de mon passé. Une hallucination, ça devait être une hallucination par pitié, si y a un dieu quelque part que se soit une hallucination, priais-je silencieusement. Avant que la dite voix en version un peu plus douce, réapparaisse pour faire par de son bonheur d’être encore une fois le dernier au courant. Me mettant debout, je me retournais lentement, les yeux clos avant de les rouvrir pour faire face à Lewis.
Pendant ce temps, ce dernier prononçait mon prénom, me donnant l’impression d’un coup de poignard dans le ventre. Une fois de plus je sentais mon cœur se serrer, j’avais envie de me jeter dans ses bras, mais je ne pouvais pas. Je ne pouvais simplement pas, ce n’était pas correcte après ce que je lui avais fait trois mois plus tôt. Dent serré, j’étais incapable de prononcer le moindre mot, j’aurais dû m’excuser, mais je ne savais pas par où commencer, je devais m’excuser pour tant de chose. Relevant le menton pour garder une apparence digne, je plaçais mon masque de glace afin de lutter contre mon envie de m’effondrer devant lui.

Puis la question tomba, celle qui concernait mon ignorance à lui répondre. Détournant le regard, je me raclais légèrement la gorge. « Je, … Je ne savais pas quoi écrire Lewis. Je suis revenue, tu vois je vais bien. » Lui offrant un faible sourire, je regardais autour de nous, il y avait quelques élèves qui se baladaient plus haut, certain nous regarder avec insistance, d’autre faisant semblant de ne pas nous voir. « À ce que je vois rien à changer ici, ils sont toujours autant obsédé par ce que l’on fait ! » Déclarais-je dégoûter, tout en désignant les espions d’un coup de tête, avant de me retourner désireuse de ne plus voir mon cousin. C’était trop dur, je ne m’étais pas préparer à ce que notre face à face soit si rapide. M’asseyant sur le banc, je replongeais mon regard dans l’eau afin d’y trouver un peu de courage avant de laisser s’exprimer mon cœur un quart de seconde, d’une voix débordante de regret et de tristesse mais qui restait ferme : «  Je suis désolée de ne pas t’avoir répondu, je sais que tu devais être inquiet et perplexe. Tu méritais mieux, mais je ne pouvais pas te répondre, c’était … Je ne pouvais pas c’est tout. J’étais chez l’oncle Aleksei en Bulgarie, c’est lui qui m’a fait revenir en Angleterre. » Relevant la tête vers l’horizon, je fermais les yeux, j’espérais qu’il ne me laisse seul, il pouvait m’insulter il en avait le droit, me détester pareil. Je pouvais encaisser, mais je ne pouvais pas le regarder, lui la perfection incarnée, l’homme que j’aimais depuis tellement longtemps, et celui pour lequel je me refusais à me donner la mort. S’il savait. « Et toi comment ça va ? »

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MessageSujet: Re: ❝ Lewis ☪ Un retour légèrement forcé ❞ Jeu 16 Juil - 20:10

Un retour légèrement forcé

 

 
 

 

 
Roksana & Lewis


  Elle était bel et bien de retour. C’est presque la seule pensée qui parvenait à tournoyer dans l’esprit de Lewis tandis qu’il observait sa cousine, assise sur le banc qui donnait face au lac. Il ne savait pas comment il était censé se comporter avec elle désormais. Une partie de lui rêvait juste de la serrer dans ses bras et d’oublier la douleur et l’inquiétude causées par son absence. L’autre, et c’est celle-ci qui prédomina lorsqu’il se dirigea vers Roksana, demandait des explications. Après tout, n’est-ce pas légitime ? Pourquoi était-elle partie ? Pourquoi ne lui avait-elle pas écrit ? Pourquoi n’avait-elle écrit à personne, d’ailleurs ? Il estimait avoir droit à des réponses, peut-être même bien plus que Charlotte et le reste du clan Berrywell. Sa vie n’était plus rien sans elle, il avait réalisé à quel point durant ces trois longs mois. Il avait aussi pris conscience que, sans qu’il ne s’en rende réellement compte, son univers tournait réellement autour d’elle, autour des moments qu’ils pouvaient passer ensemble. Il appréciait sa vie à Poudlard, les amitiés qu’il y avait créé, la place qu’il y avait pris, uniquement parce qu’elle y était avec lui. Bien plus que de la colère, c’était aussi de l’inquiétude qu’il ressentait. Mordante, grandissante tandis qu’il se demandait ce qui avait bien pu arriver pour qu’elle décide de partir de cette manière. Sa mère lui avait dit ne pas savoir, mais Lewis ne pouvait s’empêcher de se demander si elle lui mentait ou si c’était la vérité. Cependant, il avait eu beau tenter de lui tirer les vers du nez de toutes les manières possibles et imaginables, la seule chose qu’il avait gagné à la fin c’était des remontrances pour avoir été aussi insistant et agaçant avec elle. N’ayant mis que très rarement sa mère dans cet état, même durant son enfance, Lewis avait dû se résoudre à arrêter de la questionner malgré la curiosité qui le brûlait. Savait-elle quelque chose ou non, il était aujourd’hui encore incapable de le dire.

Se plantant derrière le banc où elle était installé, Lewis lui fit savoir qu’il était ravi qu’elle soit revenu et d’être le dernier au courant, encore une fois. Sa voix lui avait semblait bien trop froide, bien trop cassante comparé au ton qu’il employait d’ordinaire avec elle. Mais il était tellement vexé qu’elle ne l’ait tenu au courant de rien qu’il n’avait pas pu s’en empêcher. La jeune femme mit un long moment à se retourner pour lui faire face. Comme si elle redoutait sa présence et la confrontation qui allait suivre. Pourtant, il était évident qu’il viendrait lui demander des explications non ? Il eut un pincement au cœur en voyant ses yeux bouffis. Elle avait pleuré, cela ne faisait aucuns doutes. Le fait de revenir à Poudlard après une si longue absence devait réveiller en elle des tas de souvenirs au sujet de la mort de son frère, il en était persuadé. Un instant, il regretta ses paroles et voulut simplement la serrer dans ses bras. Mais il était trop tard et même si c’était égoïste de sa part de penser cela, il avait besoin d’explication. Il ne pouvait rester dans l’incertitude éternellement. Sans aller immédiatement au principal, à savoir pourquoi elle était parti, il commença par lui poser la question qui lui brûlait les lèvres depuis bien trop de temps : pourquoi n’avait-elle pas prit la peine de lui écrire ? Avait-elle si peu d’estime pour lui ? Elle savait qu’il s’était inquiété, cela ne faisait aucun doute à ses yeux. Roksana, évitant son regard, se racla la gorge avant de répondre qu’elle n’avait juste pas su quoi lui dire et qu’elle allait bien. Il fronça les sourcils, songeant que non, elle n’avait pas du tout l’air d’aller bien. Elle regarda un instant autour d’elle et lui fit remarquer que rien n’avait changé, que les élèves faisaient toujours autant attention à ce qu’ils faisaient. Cela paraissait la dégouter. Lui, ça le fit sourire un court instant. « Roksana Leskova Berrywell est de retour. Tu te doutes bien que ça intéresse tout le monde. C’est un élève assis à la bibliothèque qui m’a appris que tu étais là. Ton nom est déjà sur toutes les lèvres… » Il songea un instant que si lui était prêt à être clément avec Roxy, parce qu’il l’aimait et parce qu’il était incapable de rester en colère contre elle bien longtemps maintenant qu’elle était là, ce ne serait certainement pas le cas de Charlotte. Il savait cette dernière très contrariée et très en colère du départ soudain de sa cousine. Il se surprit à espérer qu’elle ne soit pas trop dure, Roksana n’avait pas besoin de ça.

La jeune femme se rassit sur son banc, lui tournant volontairement le dos. Lewis lâcha un soupir. Pourquoi semblait-elle autant être contrariée et lasse ? Pourquoi ne témoignait-elle pas un tant soit peu de joie à la revoir ? S’en moquait-elle à ce point ? Ce qu’ils avaient vécu avant son départ n’avait-il au final aucune importance à ses yeux ? Des questions, c’est tout ce que parvenait à lui inspirer son retour au final. Aucune réponse encore. Elle lui expliqua qu’elle avait été en Bulgarie, chez leur oncle Alekseï. Que c’est ce dernier qui l’avait poussé à revenir en Angleterre. Qu’elle n’avait pas pu répondre à ses lettres et qu’elle en était désolée. Mais pourquoi diable était-elle allé se réfugier là-bas ? La tristesse qui perlait dans sa voix l’inquiéta. Que s’était-il passé pour que celle qu’il avait connu si joyeuse lui revienne comme cela ? Certes, la mort d’Adrian lui avait retiré une partie de sa gaîté, mais il lui en restait encore un peu avant de partir. Maintenant, elle semblait toute s’être évaporée. Il retrouvait la Roxy froide, imperturbable et fermée. La Roxy qu’elle n’était d’ordinaire pas avec lui. Certes, elle arborait ce visage avec beaucoup d’autres. Mais lui voyait bien au-delà d’habitude. Elle lui demanda ensuite comment il allait. Un nouveau soupir lui échappa. Une envie irrépressible de la serrer dans ses bras le prit, mais il s’en abstint pour le moment. Il songea qu’en l’instant, il était incapable de savoir comment elle réagirait s’il faisait cela. Il resta donc statique, debout derrière le banc, et plaça simplement ses mains de part et d’autre des épaules de sa cousine, sans pour autant la toucher. « Pourquoi refuses-tu de me regarder en face ? » Toute froideur avait désormais quitter sa voix. Bien au contraire, c’est la tristesse qui prédominait et que Roksana devait très bien entendre. Il ne comprenait pas. Quant à savoir comment il allait, comment lui expliquer qu’il avait connu milles morts depuis son départ sans l’effrayer ? Songer à quel point il l’aimait lui faisait bien souvent très peur. Il aurait été prêt à tout pour elle, sans hésiter. Mais voilà qu’elle l’avait abandonné. « Je vais mieux que toi, visiblement » fit-il pour répondre à sa question. Ainsi, il lui faisait aussi comprendre qu’il n’avait pas perdu son sens de l’observation et qu’il voyait bien qu’elle n’était pas dans son état normal. « Je vais bien, surtout depuis que je sais que tu as franchi les portes de ce château à nouveau… » N’y tenant plus, il contourna le banc et alla s’assoir à côté d’elle, restant cependant à bonne distance. Tandis qu’elle regardait obstinément le lac, lui ne la quittait pas des yeux. « Mets-toi une seconde à ma place, comment aurais-tu agi si c’était moi qui avait subitement disparu ? » lui souffla-t-il. Il espérait qu’elle comprendrait ainsi ce qu’il avait éprouvé durant son absence sans qu’il n’ait à le lui dire lui-même. Maintenant qu’elle était là, il se rendait compte à quel point sa colère envers elle avait vite disparu. Certes, il avait droit à des explications sur son départ mais ce qui lui importait à l’instant, c’était de savoir pourquoi sa cousine était dans cet état. Etais-ce lié ? C’était-il passé quelque chose de grave, là-bas, en Bulgarie ? Il n’en avait pas la moindre idée. « Ma mère m’a menti lâcha-t-il soudainement, blessé de le réaliser. Elle m’assurait que tu allais bien mais qu’elle ne savait pas où tu étais. C’est plus l’inverse, d’après ce que je vois. » Sa mère avait dû savoir d’une manière ou d’une autre qu’elle était en Bulgarie. Par contre, elle s’était trompé, parce que pour le moment, Lewis était convaincu de beaucoup de chose et en particulier du fait que Roksana n’allait pas bien.
 

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Dernière édition par Lewis M. Winchester le Lun 27 Juil - 16:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ❝ Lewis ☪ Un retour légèrement forcé ❞ Jeu 16 Juil - 23:02




Jason Walker - CryRoksana & Lewis
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« I've been thinking 'bout my life and
How much time I've wasted
I'm ready to put it all behind
Let it all be yesterday
But the hardest part of letting go
Is tryin' to find a way
To let you know »
Mon cœur battant la chamade, je serais les dents. Il fallait que je reste forte. Son parfum enivrant, m’entourant, je me laissais réconforter par se dernier. A défaut de pouvoir le prendre dans mes bras, je ne savais pas ce qu’il y avait de plus douloureux. Être incapable de le toucher, de le sentir contre moi ou de ne pas pouvoir le regarder dans les yeux ? J’ignorais la réponse à cette question. La boule au ventre, je lui faisais face, pendant les  premières minutes je sentais mon visage se décomposait sous la dureté de ses mot, mes épaules fléchirent, puis ma nature profonde avait repris le dessus. Je m’étais détournée de lui, une nouvelle fois. De toute façon, la situation ne pouvait pas être pire. Une fois dos à lui j’avais réussi à reprendre le dessus, mes mots se déliaient, je tentais en vain de m’excuser, de piètres excuse, suivi d’une remarque désagréable à l’encontre des autres habitants du château. Mon masque leskovien gravé sur le visage, je laissais échapper un léger soupir qui fut couvert par la réponse de mon cousin. Ce dernier m’apprenant que mon nom était sur toutes les lèvres, je laissais échapper un rire blasé : « Quel bonheur, ça signifie que ma très chère cousine va pas tarder à débarquer pour me blâmer de mon odieuse conduite. A moins qu’elle me fasse emprisonner pour avoir osé abandonner sa précieuse cour » Un nouveau rire un tantinet sombre s’échappant de mes lèvres, je reposais mon dos contre le dossier du banc, mon regard ancré dans l’eau : « J’ai hâte de voir ce qui m’attend » Lâchais-je en un soupir.

Entendant Lewis se déplacer, je me retenais pour ne pas tourner la tête, mordant discrètement l’intérieur de mes joues. Imperturbable en apparence, je m’accrochais au peu de dignité qu’il me restait. Je devais le protéger. Le protéger de mon secret, de mon père, il devait me tourner le dos. Pour son bien à lui, il devait partir, c’était ce que je pensais. Son mouvement pris fin dès qu’il fut derrière moi, inspirant profondément, je sentais son odeur me chatouiller les narines. Malgré ce que je laissais parraître, j’étais heureuse de le revoir. J’aurais tout donné pour me perdre dans ses bras. Seulement, la dernière fois ça avait mal fini et cette fois la Bulgarie n’était plus une alternative. Une fois de plus les lèvres de mon cousin se délièrent avant les miennes. Sa voix était différente, ornée d’une tristesse que me brisait le cœur.  C’était certain je préférais largement la colère. Incapable de répondre je sentais les larmes me bruler les yeux. Elles ne devaient pas couler, muette, je gardais la ligne de conduite que je m’étais donnée.
Docile, et certainement désireux de faire fondre mon masque de glace, Lewis se plia à la réponse de mes questions concernant son état. Alors qu’il m’apprenait qu’il allait relativement bien, je sentais ma lèvre s’étirer légèrement en un sourire quasiment indétectable. Se dernier, approfondissant sa réponse, en ajoutant que depuis que j’avais franchi les portes du château il allait mieux. Fermant les yeux un quart de seconde, je me mordais davantage.  Inspirant une nouvelle fois, j’entendais Lewis bouger, pour venir s’assoir prêt de moi cette fois, bien qu’il préserver une certaine distance de sécurité, je me redressais légèrement. En un souffle désemparé, mon âme-sœur laissa échapper une nouvelle interrogation, à savoir comment moi j’aurais réagi s’il avait fait comme moi. Tournant la tête vers lui, je m’humectais légèrement les lèvres avant d’avouer sans la moindre hésitation : « J’aurais été folle de rage. J’aurais certainement torturé sentimentalement ta mère pour savoir où tu étais, et je t’aurais cherché dans les moindres recoins du globe. » Fuyant toujours sous regard, je retournais la tête vers le lac, replaçant mon masque de glace là où j’avais décidé qu’il resterait : sur mon visage. C’était mieux ainsi.

Du moins c’est ce que je pensais avant qu’il ne parle à nouveau d’une voix blessée que sa mère lui avait menti. Elle lui avait dit qu’elle ne savait pas où j’étais et que j’allais bien. Me retournant une nouvelle fois vers lui, je me rapprochais automatiquement de lui, prenant ses mains dans les miennes, le maque disparu je redevenais l’ancienne Roksana : « Non, elle ne t’a pas menti ! J’avais demandé à Aleksei de ne pas dire que j’étais chez lui. Je sais qu’il m’a trahi je l’ai entendu un soir parler à ta mère et mon père via un faux feu de cheminé. Du coup, je suis retournée voir Aleksei le lendemain et je lui ai demandé de dire à ta mère que j’allais bien. Ce n’est pas ta mère la responsable, c’est moi. Ne lui en veux pas s’il te plait. Si tu dois t’en prendre à une personne c’est moi et uniquement moi. » Relâchant ses mains, je reculais légèrement, le regard toujours fuyant, lèvres sérés, une fois de plus je ne m’étais pas tenue au plan. Trop faible ! Voilà ce que dirait mon père. Trop sentimental, pas assez forte, indigne de porter son nom, ô que donnerais-je pour ne plus l’avoir ce nom. Ces souvenirs, tous ses morts qui me poursuivent et qui orne mon cœur d’une tristesse que je ne peux vaincre.

Détournant une nouvelle fois les yeux vers le lac, je me raclais délicatement la gorge avant de dire : « Je sais que tu es en colère et y a de quoi, et si je pouvais tout te dire je te jure que je te dirais tout même si ça implique que tu me haïsses en retour. Mais je ne peux pas Lewis. C’est pour ça que j’ai fui, je suis tellement fatiguée de vivre ainsi. » Fermant les yeux, pour retenir mes larmes, je serais la mâchoire, l’espace d’un instant je voyais le portrait d’Adrian se dessiner sous mes paupières, j’entendais sa voix me murmurer de tout lui dire, secouant la tête en signe de négation comme pour répondre à mon défunt frère, je rouvrais les yeux. « Tu es le seul qui m’empêche de rejoindre mon frère. » Soufflais-je, un aveu qu’il n’avait jamais entendu peut-être avait-il remarqué que parfois j’avais eu de sombre idée de mise à mort. J’y avais tellement songé. Seulement, à chaque fois, l’image de Lewis me parvenait comme une claque en pleine face. En me tuant que deviendrait Lewis ? Tomberait-il définitivement dans les bras de Séraphina ? Ou finirait-il dans le même état que le mien actuellement ? « L’oncle Aleksei voulait que je te réponde tu sais, il disait que je n’avais pas le droit de faire la morte. Il m’a même menacé d’appeler mon père un jour, mais quand il a fait ça j’ai une nouvelle fois fui, il a mis plusieurs jours et déployé un grand nombre de soldat pour me ramener chez lui. Je crois que je lui ai réellement fait peur cette fois-là, c’est sans doute pour ça qu’il n’a pas plus insisté pour que je t’écrive. Mais tu as été son premier et unique argument pour me faire revenir en Angleterre. Je sais que j’ai brisé plus que notre rituel d’arrivé dans le train qui mène à l’école. Je sais aussi que ce n’est pas ça qui t’énerve le plus, mais sache juste que lui aussi il n’y est pour rien. Il m’a juste protégé du mieux qu’il pouvait pour être sûr que ne me retrouva pas seule et sans défense dans un autre pays. » Mon masque partiellement en place je sentais une douce brise de vent nous frapper avec tendresse, emportant son parfum vers moi, comme pour essayer de me remettre sur les rails. Comme pour me pousser à reprendre le chemin que j’avais tâté quelques merveilleuses minutes  avant de fuir trois mois plus tôt. Soudainement, je sentais mes lèvres se délier pousser par une force intérieur, qui devait certainement être soutenu par Adrian s’il se trouvait parmi nous : « Tu m’as manqué Lewis, je me doute que ça dois pas être le message que j’envoi mais c’est le cas et je suis sincèrement désolée de ne rien pouvoir te dire. C’est pour ton bien. »

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Lewis M. Winchester

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MessageSujet: Re: ❝ Lewis ☪ Un retour légèrement forcé ❞ Lun 27 Juil - 22:12

Un retour légèrement forcé






Roksana & Lewis


La facilité avec laquelle la colère de Lewis, mordante et sourde lorsque cet élève l’avait informé du retour de Roksana, avait disparu l’aurait presque fait soupirer. Il se rendait compte qu’il n’avait pas été capable de rester fâché contre elle bien longtemps et cela l’exaspérait quelque peu. Elle était partie, elle l’avait abandonné mais lui ne pouvait s’empêcher de s’inquiéter pour elle. D’ailleurs, lorsqu’il y réfléchissait un tant soit peu, il se rendait compte que l’inquiétude avait largement dominé la colère qu’il ressentait à son égard durant ses trois longs mois d’absences. Certes, il lui en voulait d’être parti mais il se demandait surtout pourquoi elle était partie, ce qui avait pu motiver son départ précipité. Elle avait eu l’air tellement heureuse dans ce bar, lorsqu’ils avaient échangés ce baiser… Pourtant, la seconde d’après, elle filait au toilette et il ne la revoyait que maintenant. Pourquoi ? À qui ou à quoi avait-elle voulu échapper en partant de la sorte ? Et en partant aussi loin, qui plus est. Elle ne s’était pas simplement cachée, elle avait carrément fui dans un autre pays ce qui n’était certainement pas anodin. Toutes les interrogations qu’il avait restait pour l’heure sans réponse, et au vu du silence et de la gêne affiché par sa cousine, il se demandait s’il finirait par en avoir ou pas.

Le jeune homme avoua à Roksana que son nom était sur toutes les lèvres depuis qu’elle avait franchi les grilles du château. Sans réelle surprise d’ailleurs. Elle occupait une place de choix dans la cour royale, il était donc naturel pour lui que, dans l’ordre qui avait été instauré, les gens se préoccupent plus ou moins d’elle et de ce qu’elle pouvait faire. Cette histoire avait plutôt tendance à le rendre indifférent lorsqu’il y réfléchissait. L’équilibre avait été instauré ainsi et, en tant que sang-pur, le mettait du bon côté de la barrière. Il ne pouvait donc que s’en contenter. Cependant, il se fit tout de même la réflexion que la nouvelle ne tarderait pas à arriver aux oreilles de Charlotte. Si tel n’était pas déjà le cas, d’ailleurs. Il savait qu’elle était furieuse de ne pas avoir eu de nouvelle et qu’elle aussi irait sans aucun doute demander des explications à sa cousine. Sauf qu’elle serait certainement beaucoup moins douce que lui dans sa manière de procéder. Roksana sembla d’ailleurs penser exactement la même chose que lui, puisqu’elle lui fit remarquer, non sans un rire des plus sombres, qu’elle se demandait bien quel sort allait lui réserver la reine pour avoir osé abandonner la cour. Il se passa brièvement une main dans les cheveux, haussant les épaules. Malheureusement, il savait tout comme elle qu’elle ne pourrait pas y échapper.

À bien y réfléchir, Lewis se demandait sérieusement ce qui était le plus difficile pour lui ; la savoir hors d’atteinte il ne savait trop où comme elle l’avait été pendant son absence, ou la voir là, assise sur ce banc, afficher cette apparente froideur à son égard. Le masque qu’elle portait, il le connaissait bien ; c’est celui-là même qu’il avait vu prendre forme sur le joli visage de sa cousine au cours de leur enfance. C’est celui-là même que son père lui avait imposé, parce qu’une Leskova ne devait jamais montrer ses émotions, parce que laisser un ennemi entrevoir ne serait-ce qu’une facette de vous était faire preuve de faiblesse. Il y lisait d’ordinaire à travers mieux que personne. D’ailleurs, elle ne l’affichait que très rarement lorsqu’il était en sa compagnie. Parce qu’il était de son sang, de sa famille, et qu’elle savait pouvoir lui faire confiance. Là, le jeune homme s’efforçait de la déchiffrer comme il le pouvait mais il savait qu’elle faisait tout pour lui compliquer la tâche. Voir qu’elle se fermait à lui de cette manière, qu’elle cherchait à lui dissimuler ce qu’elle ressentait vraiment, c’est certainement ce qui le blessait le plus. Jamais elle ne se serait caché à lui de la sorte avant tout ça.

S’efforçant  de faire des concessions et de se plier à ses interrogations, vu que de toute façon elle semblait s’être donné comme mot d’ordre d’éluder les siennes, il lui répondit qu’il allait beaucoup mieux depuis qu’elle avait franchi à nouveau les grilles du château. Pour lui faire comprendre ce qu’il avait pu ressentir en son absence, il lui demanda dans un souffle ce qu’elle aurait fait à sa place, si c’est elle qui avait disparu. La jeune femme se tourna vers lui, l’espace d’un instant. Cependant et ce à son grand désespoir, elle évitait toujours son regard. Elle lui avoua sans réellement hésiter qu’elle aurait très certainement torturé sentimentalement la mère du jeune homme pour savoir où il était, qu’elle aurait été folle de rage et qu’elle l’aurait cherché dans les moindres recoins du globe. Il soupira à cette pensée. S’il avait pu, c’est bien entendu ce qu’il aurait fait sans réfléchir une seule seconde. Mais sa mère le lui avait formellement interdit dans une lettre, dès le jour de la disparition de sa cousine. Elle le connaissait assez bien pour savoir qu’il en était capable. Il se souvenait d’ailleurs très bien de sa réaction et de sa colère lorsqu’elle l’avait surpris au milieu de la nuit, bagage en main, bien décidé à aller retrouver Roksana et à lui demander des explications. « J’aurais bien aimé pouvoir faire ça grimaça-t-il, mais ma mère sait se montrer très persuasive, lorsqu’elle veut m’empêcher de faire quelque chose ». Lewis leva les yeux au ciel à cette dernière phrase. Il avait eu l’impression d’avoir un auror sur le dos tout l’été, tant sa mère épiait ses moindres faits et gestes pour être sûre qu’il ne s’éclipse pas lorsqu’elle aurait le dos tourné.

Lorsqu’il pensa à sa mère, Lewis ne put s’empêcher de se sentir blessé. Elle lui avait affirmé tout l’été, sans discontinuer, qu’elle n’avait aucune information sur l’endroit où se trouvait Roksana mais qu'elle savait qu'elle allait bien. Et tout l'été, le jeune homme avait insisté pour avoir des informations, qu'elle n'avait jamais consenti à lui donner. Il vivait réellement le fait que sa mère ait pu lui mentir comme une trahison, et il ne manquerait certainement pas de lui en faire part au cours de la prochaine lettre qu’il lui enverrait. Il devrait se calmer un peu avant de lui parler bien sûr, mais il estimait tout de même qu'elle allait devoir s'expliquer. De quel droit lui avait-elle caché cela ? D'une part, il n'était plus un enfant depuis bien longtemps et de l'autre, il ne méritait en rien qu'on le mette à l'écart, surtout lorsqu’il s’agissait de sa cousine. Il en fit d'ailleurs part à cette dernière, affirmant que sa mère lui avait menti. Il songea pour lui-même qu'en plus de lui avoir dissimulé ce qu'elle savait, elle s'était bien trompée. Certes, Roksana était dans le même état que lorsqu'elle était partie, physiquement parlant tout du moins. Quoi qu'il se demanda un instant si c'était le fruit de son imagination ou si elle n'était pas encore plus mince qu'avant. Toujours est-il qu’il la connaissait assez pour affirmer qu’elle n’allait pas bien, au niveau du moral. Il avait l’impression de replonger des années en arrière, lorsqu’ils avaient perdu Adrian. La jeune femme laissa tomber le masque, l’espace de quelques secondes. Lewis sentit des mains attraper les siennes tandis qu’elle se rapprochait de lui, comblant la distance qu’il avait instauré pour tenter de ne pas la faire fuir et la rendre plus distante qu’elle ne l’était déjà. Elle lui expliqua que ça n’était en rien la faute de sa mère. Qu’elle était la seule responsable, puisque c’est elle-même qui avait demandé à leur oncle de taire l’endroit où elle se trouvait. Cependant, ce dernier avait tout de même trahi sa parole en contactant la mère de Lewis ainsi que le père de Roksana. C’est là que sa cousine avait dit à Aleksei de les informer qu’elle allait bien. Elle insista sur le fait que s’il devait en vouloir à quelqu’un, c’était uniquement à elle. Il se passa une main dans les cheveux, agacé en réalisant qu’elle s’éloignait une fois de plus de lui en lui relâchant les mains et en se remettant à sa place d’origine sur le banc. Pourquoi diable tenait-elle tant à conserver cette distance entre eux ? Il ne comprenait pas. Toujours est-il qu’il n’était pas tout à fait d’accord avec les arguments donnés par la jeune femme. « Certes, mais elle aurait tout de même pu me dire qu’elle savait où tu étais. Elle ne t’avait rien promis textuellement. Alors qu’elle m’a juré tout l’été qu’elle n’avait aucune idée de l’endroit où tu te trouvais ». S’il avait été un tant soit peu objectif, Lewis aurait réalisé qu’il faisait un transfert de la colère qu’il éprouvait contre sa cousine sur sa mère. C’était beaucoup plus facile d’en vouloir à l’une qu’à l’autre. Il pouvait faire la tête à sa mère aussi longtemps qu’il le désirait, surtout qu’elle se trouvait bien loin de lui en ce moment, alors qu’il était incapable d’en vouloir à Roksana d’être partie, surtout lorsqu’il la voyait dans l’état où elle se trouvait actuellement.  

La jeune femme se racla doucement la gorge, son regard obstinément tournée vers le lac. Elle disait comprendre la colère de Lewis, mais ne pas pouvoir lui apporter les réponses qu’il attendait tant. Que c’est précisément pour cela qu’elle avait fui, qu’elle ne supportait plus de vivre de cette manière. Il fronça les sourcils, ne comprenant pas ce qu’elle entendait. Et pourquoi aurait-il dû la haïr ? En supposant qu’il en soit capable, ce qui était bien loin d’être le cas. Lui en vouloir certes, et encore il se rendait bien compte que même cela était difficile. Mais la détester était encore bien autre chose. Il savait qu’il était purement et simplement impossible qu’il puisse éprouver ce sentiment pour sa cousine à un moment ou à un autre. Quoi qu’elle ait fait, il était incapable de se détourner d’elle. Il serait toujours là pour elle, quoi qu’il arrive.

Ce qu’ajouta Roksana lui coupa littéralement le souffle. Certes, il savait que tout n’était pas rose pour elle et qu’elle avait déjà eu ce genre d’idée à un moment donné de sa vie, mais jamais encore elle ne le lui avoué de vive voix. Avant, c’était implicite. Il devinait au vu de ses actes, de ses expressions et tout simplement au vu du fait qu’elle n’avait plus jamais été heureuse depuis la mort de son frère, qu’elle pouvait avoir envie de le rejoindre. Adrian était tellement important pour elle, Lewis le savait mieux que personne. Il savait à quel point il avait été un modèle, un pilier, un ange qui été là pour veiller sur elle. Il avait fait tout son possible pour prendre soin d’elle mais ce n’était pas la même chose. Il était purement et simplement incapable de l’aimer comme l’avait aimé son frère. L’amour qu’il ressentait pour elle était bien différent et, bien que ce soit toujours difficile à admettre car ils partageaient le même sang, n’avait rien de fraternel. Il tenta d’imaginer un instant, juste une seconde, une vie sans elle. Une vie sans son visage, sans son rire, sans leurs moments rien qu’à eux. Une vie en lui rendant visite au cimetière tous les jours et en s’endormant chaque soir en se disant que jamais plus il ne pourrait la serrer dans ses bras. Il se sentit pâlir et serra les poings. Si elle le quittait de cette manière, jamais il ne pourrait s’en remettre. Il ne pourrait que prendre la décision de la rejoindre, il en était presque certain. Ou, si par miracle quelque chose le rattachait encore à cette Terre, jamais plus il ne parviendrait à être heureux. À défaut de pouvoir rassembler correctement ses pensées et les faire partager à Roxy, il garda le silence, ses yeux devenus plus grave fixés sur elle.

La jeune femme lui expliqua que leur oncle avait tenté de la convaincre de répondre à ses lettres, qu’il avait même menacé d’appeler son père. Mais qu’elle avait fui par peur qu’il le fasse réellement et qu’il avait dû déployer des soldats pour la retrouver. Lewis frissonna en s’imaginant sa cousine toute seule, perdue en Bulgarie. L’oncle Aleksei avait dû avoir la même pensée, puisqu’il n’avait jamais plus insisté par la suite pour qu’elle réponde à ses lettres. Et il ne pouvait pas lui donner tort : son rôle était de protéger sa nièce, après tout. Le cœur du Serpentard bondit un instant lorsqu’il entendit Roxy lui dire qu’il avait été le seul argument qu’avait pu apporter leur oncle pour la convaincre de rentrer en Angleterre. Ainsi, c’était en parti pour lui qu’elle était revenue ? Mais alors pourquoi adopter ce comportement avec lui ? C’était à ne plus rien y comprendre. D’ailleurs, Lewis n’y comprenait réellement plus rien. Elle était froide et distance mais sous-entendait que c’est pour lui qu’elle revenait. Il brûlait de poser des questions mais dans l’état actuel des choses, il savait qu’il n’obtiendrait absolument aucune réponse. Cette situation était horriblement frustrante pour lui. Comment convaincre son interlocutrice de lui faire enfin confiance et de lui parler, comment elle l’aurait fait avant ? À bien y réfléchir, il se fichait bien maintenant que leur rituel de début d’année, celui de se rendre à la gare et de prendre le Poudlard Express rien que tous les deux, ait été rompu. Certes, il lui en avait voulu pour ça sur le moment. Mais maintenant, cela lui semblait bien anodin. Ses pensées et interrogations s’envolèrent un instant lorsqu’il entendit la voix de sa cousine, quelque peu radouci. Alors comment ça, lui aussi lui avait manqué ? Il est vrai que ça n’était pas le message que son comportement renvoyait. Il s’agaça qu’elle cherche elle aussi à le protéger. Pourquoi diable tout le monde cherchait-il à le laisser à l’écart des choses, soit disant pour son propre bien ? Il était plus apte qu’eux à décider ce qu’il voulait non ?  

Il inspira profondément pour tenter de se calmer. S’énerver de lui apporterait rien. Il n’en avait pas envie de toute façon, ou plutôt plus. Il avait appris tant et si peu à la fois… Il avait appris où elle était pendant tout ce temps, et qui avait pris soin d’elle. Mais il ne savait toujours pas pourquoi elle était partie, ce qui était tout de même primordial. Une part de lui avait beau savoir que ce n’était pas à cause de ce qu’il aurait pu faire ou de leur baiser, il ne pouvait s’empêcher de prendre ça personnellement. Après tout c’est alors qu’elle était avec lui qu’elle était partie. Pas avec Charlotte, pas avec une de ses connaissances de Serpentard mais avec lui. Doucement, comme s’il eut peur que ce seul geste puisse la faire fuir, il attrapa la main de la jeune femme et la glissa dans la sienne, son regard obstinément fixé sur elle. « Imaginer une vie où tu ne serais pas m’est impossible Roksana » lui dit-il gravement. Il l’appelait rarement par son prénom, préférant toujours user de son diminutif mais il voulait qu’elle comprenne à quel point il pouvait être sérieux lorsqu’il lui disait cela. A quel point il pensait chacun de ses mots. Après une hésitation, il se rapprocha d’ailleurs pour exercer une légère pression sur son menton, pour que leur regard se retrouve enfin plongé l’un dans l’autre. « Je ne pourrais pas être heureux si tu n’es pas avec moi, jamais ». Elle était l’amour de sa vie. Un amour qu’il n’avait pas le droit d’éprouver, mais il arrivait à un stade où il s’en fichait complètement. Il avait tenté pendant bien trop longtemps de refouler ce qu’il éprouvait et ça avait été un échec cuisant. Il l’aimait et il n’y pouvait rien. Il avait toujours du mal à l’admettre mais refusait de se le cacher maintenant. Et même si elle ne pouvait pas lui rendre cet amour, il s’en moquait. Tout ce qu’il voulait, c’est qu’elle soit là, avec lui. « N’essaie pas de me protéger je t’en prie. Je n’en ai pas besoin, d’accord ? poursuivit-il, relâchant enfin son visage. Parles moi. Parles moi comme tu l’as toujours fait, comme je l’ai toujours fait avec toi. Nous avons toujours été honnête l’un envers l’autre, nous nous sommes toujours tout dit. Je ne veux pas que ça change. Quoi que ça puisse être, je veux affronter les choses avec toi ». Elle était sans nul doute celle à Poudlard qui le connaissait le mieux. Il lui disait tout. Elle lisait bien souvent en lui comme dans un livre ouvert et il lui confiait beaucoup plus de chose qu’il pouvait en dire à Thomas, par exemple. Il lui vouait une confiance sans borne et il avait toujours cru jusque-là qu’il en était de même de son côté. « Et quoi que tu aies pu faire, jamais je ne pourrais te haïr. Je ne suis pas capable de t’en vouloir correctement après que tu m’aies abandonné dans ce bar et que tu aies disparu pendant trois mois, alors comment veux-tu que je te déteste ? ». Evoquer le souvenir de leur baiser réveillait en lui des sensations bien agréables et bien douloureuses aussi, au vu des heures entières qu’il avait passé là-bas dans l’espoir qu’elle finisse par y revenir. Mais il lui cacha ses émotions du mieux qu’il pouvait. Il tentait de la rassurer comme il pouvait pour la pousser à se confier à lui. Parce que sans avoir aucune idée de ce qu’il avait bien pu se passer, il était convaincu que cela allait bien au-delà de tout ce qu’il pouvait s’imaginer. Savoir l’angoissait autant que ça lui était nécessaire.

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MessageSujet: Re: ❝ Lewis ☪ Un retour légèrement forcé ❞ Ven 31 Juil - 10:11




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« I've been thinking 'bout my life and
How much time I've wasted
I'm ready to put it all behind
Let it all be yesterday
But the hardest part of letting go
Is tryin' to find a way
To let you know »
« Si elle te l’avait dit, je serais partie autre part et ta mère le savait tout comme notre oncle. C’est l’unique raison pour laquelle elle t’a menti ! Cesse donc de transférer ta colère sur ta mère s’il te plait elle ne le mérite pas ! » Lâchais-je, en comprenant ce qu’il était en train de se passer dans la tête de mon cousin. Je ne voulais pas voir ma tante souffrir de mes erreurs, elle souffrait déjà assez comme ça en admirant le spectacle de cette famille déchiré par la colère et la haine. Une partie de moi se doutait quelle avait deviné la punition que m’avait attribué son frère cadet. Je me rappelais du regard qu’elle avait posé sur moi le jour de l’enterrement d’Adrian. Elle avait essayé de me parler de cette fameuse soirée, mais j’avais oublié. J’avais tout oublié sans doute le choc ou bien était-ce simplement mon esprit qui a tenté de se protéger de l’horreur que j’avais vécu cette nuit-là. Mais ma tante avait deviné, j’en étais certaine, voilà pourquoi elle empêchait son fils de se mêler de tout ce merdier. « Je ne pourrais pas vivre sans toi, Lewis c’est pour ça que je sais que ta mère avait raison en te tenant dans l’ignorance Lewis. »

Jetant un regard derrière nous je voyais le taux d’élève qui nous admirait s’accroitre. C’était trop !  Levant ma baguette magique, je la levais vers eux silencieusement, mon regard transpirant de haine et de colère. Rapidement je faisais trembler la terre sous leur pied. Me relevant tout en accomplissant de nouveau mouvement avec ma baguette, je faisais apparaître mon patronus. J’étais la seule dans cette école qui avait cette magnifique tigresse en guise de patronus, l’envoyant sur ces dernier, j’attendais que ce dernier soit à leur  porté pour prononcé  d’une voix menaçante et sans appel tandis que la terre cessé de trembler : « Oui Roksana Leskova Winchester Berrrywell est de retour ! Alors si vous continuez à nous reluquer pendant que je discute avec mon cousin je jure que je vous ferez plus mal que ce que la Reine du château à pu le faire et si je dois vous tuer pour que vous débarrassiez le planché je jure que je le ferais. Alors du vent ! » Ma tigresse sautant en un halo de lumière menaçante en guise de conclusion je les admirais m’obéir tout en me rasseyant sur le banc fière de moi. Je me demandais si j’aurais été capable de les tuer. Certainement pas, mais qu’importe l’intérêt c’est qu’ils le pensent.

Plus Lewis parlait, et plus je respirais bruyamment. Dit lui ! Dit lui ! Me criait ma conscience qui avait la même voix que celle de mon défunt frère. Ou du moins c’est la voix que mes souvenirs avaient créé pour moi. Le son de sa voix était la première chose que j’avais oubliée, il me restait plus que le son de sa voix me suppliant d’écouter notre immonde paternel. Les minutes passaient, il avait prit possession de mes mains, faisant naître des papillons dans mon ventre qui couplé avec la boule de nerf bourrée de tristesse dans ma gorge. Il avait fissuré mon masque à l’instant même où il s’était approché de moi. Mes yeux débordés de souffrance, cette souffrance sourde qui m’empêchait de tourner la page. Lewis était agacé de se voir refourgué à la seconde place au niveau des confidences familiales. Il ne comprenait pas. Il me demandait de lui parler. Lui parler, oh qu’aurais-je donné pour lui laisser le droit de savoir. Quand il m’apprit, sans vraiment me l’apprendre car je savais qu’il ferait tout pour me protéger, qu’il voulait affronter mon secret avec moi. Je me libérais de son étreinte afin de prendre ma tête en étaux. La masque était tombé, mais il ne pouvait pas le voir, tel que j’étais positionnée il ne pouvait voir que le sommé de mon crâne. Mes cheveux ondulés tombant en rideau pour recouvrir mes mains. Il parlait de notre baiser, c’était trop douloureux. Sans pouvoir m’en empêcher je laissais échapper d’un ordre sans appel d’une voix torturée : « Arrête ! » Le souffle attelant, je tentais de faire taire cette voix qui n’avait de cesse de me répéter de me libérer du poids de mon secret, une larme roulait sur ma joue et j’enfonçais un peu plus mon ongle dans ma tête. Je n’aurais jamais dû revenir. Fermant les yeux, je tentais de reconstruire mon masque, je devais partir, partir de ce banc. « Je ne peux pas. » Murmurais-je, avec douleur. Ces quatre mots me ramenant avec violence dans cette forêt, le jour de ce crépuscule maudit où j’avais défié volontairement mon bulgare de géniteur. Agenouillée devant mon frère ont le bras pendait douloureusement sur le sol, son sang imprégnant ma robe, son poids contre mon corps qui était parcourus de sanglot. Comme par magie, j’entendais les ordres de mon père venir clouer le bec à ma conscience. Fait-le. Accompagnée par mes aveux sur mon incapacité à réaliser son désir.
Sans m’en rendre compte, mon corps était pris d’un léger balancement, synonyme de la bataille qui faisait rage dans mon esprit. J’avais sans doute l’air d’une folle sortie tout droit de St Mangouste, mais je m’en fichais. Ma respiration, saccadée, s’accélérait sous le rythme du film qui défilait dans mon esprit. « Je ne peux pas ! » Répétais-je, la voix embrumée par les sanglots et la douleur.
STOP ! IL SUFFIT ! Pensais-je avec force et détermination ! Tout ce cirque devait prendre fin. Rapidement, je voyais le visage de mon père disparaître, je reprenais le contrôle. Enfin. Mon balancement prenait fin, mon masque reprenait sa place bien que bancale sur mon visage souillé par les larmes. Relevant la tête, je laissais mes mains retomber sur mes genoux, leur tremblement n’était plus que l’unique témoignage de la guerre que je venais de traverser. Je sentais mon visage se figer. Clignant à plusieurs reprises les yeux, j’inspirais une grosse bouffé d’air avant de laisser échapper en bulgare consciente qu’à Poudlard, les seuls à comprendre et parler cette langue c’étaient Charlotte, Lewis et moi-même. En parlant dans ma langue paternelle, je n’avais pas à craindre les oreilles baladeuses, alors en un bulgare parfait et froid, je me retournais vers Lewis, plantant mon regard dans le sien pour la première fois depuis qu’il était apparu dans mon dis : « Il te tuerait Lewis ! Ne cherche pas à savoir ! Il te tuera et personne ne pourra l’en empêcher ! Personne ! » Détournant mon regard terrifié de celui de mon cousin,  je sentais le tremblement de mes mains s’accentuer contre mes genoux. Tentant de les dissimuler, je plantais mes ongles dans ses derniers. Je me doutais qu’il comprendrait d’où me venait cette peur. Je n’avais peur de rien ni de personne excepté mon père. Cet homme qui était normalement être le premier amour de sa fille, était pour moi ma plus grande peur et depuis ma cinquième année tout le monde connaissait cette peur, grâce à ce professeur de défense contre les forces du mal. En un murmure, je laissais échapper toujours en Bulgare : « Il me la déjà prouvé ! » Tandis que je me relevais avec une grâce féline, je m’humectais les lèvres en ajoutant « Le seul moyen de savoir est de rentrer dans mon esprit Lewis ! ». Je venais d'y donner une solution à son problème restait à savoir si j'allais accepter de le faire entrer.


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MessageSujet: Re: ❝ Lewis ☪ Un retour légèrement forcé ❞ Lun 29 Fév - 16:00

Un retour légèrement forcé






Roksana & Lewis

La vérité, c’est que Lewis commençait réellement à en avoir marre. Il était saoulé, vraiment. Toute sa vie, il avait eu l’impression qu’on le gardait à l’écart des choses, dans le but de le protéger. Déjà lors de la mort d’Adrian, il se doutait que sa mère ne lui avait pas tout dit, c’était évident. Il n’était qu’un gamin à l’époque mais il n’avait pas manqué de remarquer les messes basses qu’elle échangeait avec son frère, leur relation qui s’était plus ou moins dégradée à partir de cette époque. Et maintenant ça; Roksana avait disparu pendant trois mois et là encore, tout le monde s’arrangeait pour lui en dire le moins possible. Autant il voulait bien comprendre qu’on ait cherché à le ménager lorsqu’il était gosse, autant maintenant, ça ne passait absolument pas et ça le mettait même plutôt en colère. Surtout lorsqu’il s’agissait de sa cousine. Personne n’ignorait à quel point ils étaient proches et il estimait que lorsqu’il était question d’elle, personne n’avait rien à lui cacher. Aussi en voulait-il vraiment à sa mère de lui avoir dissimulé, tout l’été durant, qu’elle savait parfaitement où était sa nièce et peut-être même, sur cela il n’avait aucune certitude encore, pourquoi elle était partie. Certes Elvira avait fait la promesse tacite de ne pas le lui dire mais elle l’avait regardé se ronger les sangs, lui avait interdit d’agir alors qu’elle était parfaitement au courant de ce qu’il se passait et ça, il ne le lui pardonnerait pas de sitôt. D’autant qu’à lui, elle avait juré qu’elle ne détenait aucune autre information en le rabrouant violemment à cause de son insistance à vouloir connaitre la vérité. Aussi serra-t-il les poings lorsque sa cousine le pria de ne pas transférer la colère qu’il éprouvait pour elle sur sa mère. En l’instant, il avait un peu l’impression d’en vouloir à la terre entière en fait. Cette situation le gonflait, vraiment, et il n’aspirait qu’à connaitre le fin mot de l’histoire. Malheureusement, ce n’est pas demain la veille que ça arriverait visiblement. « Tu m’excuseras, mais j’ai encore le droit d’en vouloir à qui je veux non ? » Cette fois, il ne parvint pas à retenir l’agacement qui suintait dans sa voix. Il s’était promis de rester calme mais sa nature reprenait un peu le dessus, il n’aimait pas qu’on lui dicte sa conduite. Objectivement, Roksana avait certainement raison, tout du moins en partie, mais il était de bien trop mauvaise foi pour être capable de l’admettre. Pour lui, il avait toutes les raisons valables au monde d’en vouloir à sa mère et personne ne l’en empêcherait. « Elle m’a regardé droit dans les yeux en me promettant qu’elle n’avait absolument aucune idée de l’endroit où tu te trouvais. Elle m’a vu me ronger les sangs tout l’été et elle ne m’a rien dit. Je lui faisais confiance. Sauf qu’en voulant te protéger, c’est moi qu’elle a trahi. » Quoi que sa cousine en pense, son opinion sur la question était faite de toute façon. D’autant qu’Elvira avait parfaitement vu à quel point son fils se transformait en fantôme à mesure que le temps passait mais qu’elle avait tout de même pris le parti de ne pas agir.

Lewis observa la démonstration de magie de Roksana qui visait à faire partir les curieux d’un oeil plutôt amusé. Visiblement, elle supportait beaucoup moins le fait d’être au centre de toutes les attentions qu’avant son départ. Cela avait toujours été le cas pourtant. Elle n’était pas une Berrywell pour rien et comme tout le clan, elle suscitait la curiosité et l’intérêt des sujets de la cour royale. C’était plutôt logique, quand on voyait à quel point Charlotte faisait la pluie et le beau temps de ce château. « Ils vont revenir tu sais... Tout le monde risque de te demander pourquoi tu es partie durant les prochains jours. » Il ne doutait pas une seule seconde de la manière dont Roxy enverrait se faire voir les plus avenants ceci dit. Il profita de se retrouver plus ou moins seul avec elle - quoi qu’il fût presque certain que des oreilles indiscrètes traînaient encore - pour essayer de l’encourager à lui parler. Il ne supportait pas qu’elle lui cache quelque chose, surtout uniquement dans le but manifeste de le protéger. Qu’elle ne veuille pas se confier était une chose, qu’elle ne puisse pas, pour une raison ou pour une autre, le rendait complètement fou. Il voulait être là. Il voulait tout partager avec elle, quoi qu’il advienne. Mais la seule manière d’y parvenir, c’était qu’elle lui fasse confiance. Il sentit les défenses de la jeune femme tomber un peu, son masque se fissurer de nouveau. Elle finit par lui ordonner d’arrêter, ce qu’il fit immédiatement, percevant sans problème la douleur et l’urgence dans sa voix. Lewis se sentit complètement démuni, et un peu coupable aussi, en assistant à la lutte interne qui semblait faire rage dans l’esprit de la jeune femme. Il ne pouvait rien faire de plus. Il avait fait son possible pour la pousser à lui parler mais la décision finale lui revenait. Lourde décision, visiblement. Il prit véritablement conscience que quelque chose de grave se passait lorsque sa cousine se mit à se balancer doucement d’avant en arrière, signe du déchirement qui se jouait sans nul doute en elle. Son angoisse à l’idée qu’il allait peut-être finir par apprendre enfin la vérité n’en fut que renforcer. Il l’observait, impuissant, sachant que quoi qu’il fasse, ça ne ferait sans doute qu’empirer la situation. Tant qu’il ne savait pas ce qu’il se passait dans la tête de Roksana, il n’avait strictement aucun moyen de l’aider et cette impuissance finirait sans doute par le rendre complètement dingue.

Il allait lui dire de laisser tomber, qu’il se moquait bien de savoir si c’était aussi difficile pour elle lorsqu’elle releva enfin les yeux vers lui. Son coeur se serra lorsqu’il réalisa qu’elle avait encore pleuré et il ne put s’empêcher de se pencher dans sa direction pour essuyer rapidement les quelques larmes qui perlaient encore sur son visage, prenant ensuite ses mains qu’il vit tremblantes dans les siennes. Le regard qu’elle planta dans le sien le fit frissonner tant sa peur était palpable. Il n’eut pas besoin de précision lorsqu’elle le prévint, en bulgare, « qu’il » le tuerait s’il venait à apprendre la vérité. Son oncle, bien sûr. Il ne pouvait s’agir que de lui. Jamais il n’aurait vu cet éclat teinter les yeux de la jeune femme autrement, il était la seule personne capable de l’effrayer comme cela. Etrangement, il ne doutait pas une seule seconde de ce que le père de Roksana était capable de faire si les choses ne tournaient pas comme il le désirait, il n’allait très certainement pas la contredire là dessus. « Il n’aura pas besoin de savoir Rox’, il ne saura jamais, je te le promet. » Il parlait en bulgare lui aussi, conscient désormais que personne ne devait avoir vent de cette discussion. Lewis resta littéralement bouche-bée lorsque sa cousine lui annonça que le seul moyen de découvrir la vérité, c’était de pénétrer dans son esprit. Etais-ce horrible au point qu’elle ne puisse même pas formuler les choses à voix haute ? Pire, était-il prêt lui-même à aller jusque là ? Certes c’est elle qui le lui proposait mais il se doutait déjà des souvenirs qu’il réveillerait sans aucun doute en elle en agissant de la sorte. Voulait-il vraiment faire souffrir Roksana encore d’avantage qu’elle ne souffrait à l’heure actuelle pour savoir ? « Je... » La lutte, c’était en lui qu’elle se déroulait désormais. Il se leva à son tour et se mit à faire les cents pas autour du banc, totalement perdu quant à ce qu’il devait faire. C’était sans doute sa seule chance de connaitre la vérité mais maintenant qu’elle se présentait, il se demandait s’il était prêt à aller jusque là. Sans doute l’était-il. Mais sans doute étais-ce horriblement égoïste de faire subir ça à la jeune femme. « Je pense que j’ai le droit de savoir. » Il parlait plus pour lui que pour elle en fait, tentant tant bien que mal de démêler les choses et de prendre la décision qui serait la plus appropriée. Enterrer le secret à jamais ou le sortir du placard maintenant, c’était un peu la question, en fait. « Et je pense surtout que je n’ai pas envie que tu portes ça toute seule. » Il s’arrêta enfin et vint se planter face à sa cousine, tentant tant bien que mal de rassembler ses pensées pour essayer de lui faire comprendre ce qu’il craignait s’il faisait cela. « Mais Roxy, je n’ai pas le droit de t’imposer ça. Tu sais les souvenirs que ça va réveiller si je fais ça, les images que tu vas avoir en tête, pour des jours et des jours peut-être... » Il avait beau savoir maitriser plutôt bien la légilimencie, il connaissait aussi les dommages qu’il pouvait causer si elle résistait trop ou s’il tentait d’accéder à des choses qu’elle voulait garder pour elle. « J’ai besoin de connaitre la vérité, mais cette décision te revient. Sachant que si je le fais, il va falloir que tu me fasses confiance, pour que je puisse voir ce que tu veux me montrer sans te faire de mal... »

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MessageSujet: Re: ❝ Lewis ☪ Un retour légèrement forcé ❞ Jeu 3 Mar - 21:02




Jason Walker - CryRoksana & Lewis
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« I've been thinking 'bout my life and
How much time I've wasted
I'm ready to put it all behind
Let it all be yesterday
But the hardest part of letting go
Is tryin' to find a way
To let you know »
La vérité faisait souffrir même la plus forte des âmes. J’étais forte. J’avais une volonté de fer. Je savais dissimuler mes sentiments les plus profonds. Je pouvais me vêtir d’une très grande quantité d’attitude et de masque. Mais lorsqu’il s’agissait de mes secrets de famille, et face à Lewis de plus en plus agacé, je perdais tout contrôle. La voix de ma culpabilité, criant en moi, celle de mon défunt frère. J’étais persuadée qu’il aurait voulu que je désobéisse à notre père pour avouer la vérité à Lewis. Pourtant la dernière fois que je lui avais désobéie j’en avais payé le prix. Il m’avait contraint à tuer mon ainé. Son fils. La preuve même que mon père n’avait pas d’âme. Depuis mon arrivée les murmures me concernant n’avaient eu de cesse de s’élever. J’en avais même dissuadé quelques uns de nous observer Lewis et moi. Prouvant ma magie et ma détermination à rester seule avec l’homme que j’aimais, je les avais fait partir tandis que le fils adoptif de ma tante m’apprenait qu’il y avait fort à partie que des nouveaux viennent.

« Dans ce cas je leur couperais l’usage de la langue pendant quelques heures ! »

Lâchais-je agressive, j’avais assez à gérer. Je ne cherchais pas à ménager Lewis, ni même à être tendre. Je ne lui avais pas répondu lorsqu’il m’avait hurlé qu’il avait le droit d’être en colère envers qui il voulait. En soit il avait raison.  Cependant il n’avait pas toutes les cartes en main pour raisonner. Sa mère ne m’avait pas protégé. Elle l’avait protégé lui. Je lui avais demandé de l’éloigner de moi, Elvira connaissait la vérité, elle connaissait les conditions de mon silence et elle savait que je ne supportais plus de lui mentir. J’étais partie pour lui sauver la vie. Sa mère avait seulement accompli son rôle en tenant son fils éloigné du fléau que je représentais. J’écoutais ce dernier d’une oreille distante, trop préoccuper par le conflit intérieur qui me tiraillait. Je me demandais ce qui m’avait pris de réellement revenir. J’aurais pu faire croire à mon oncle que je lui avais obéi en revenant à Poudlard et partir ailleurs. Je pouvais me débrouiller seule. Pourtant j’étais bien là. J’étais assise sur ce banc, rongeais par ma culpabilité. Terrassée par la honte et par la tristesse. Je sentais mon corps se balancer sous le poids de la voix terrifiante de mon père. Il hurlait tellement fort. Sa voix vibrait jusque dans mes ongles, libérant un fléau de larme. Après plusieurs minutes de silence je finissais par revenir à moi, difficilement. Frissonnante, je lui avouais dans ma langue paternel que si je lui parlais, il le tuerait, pour ne pas utiliser le mon « mon père ». Il comprendrait. Je le savais. Il me connaissait assez pour connaître mes plus grandes peurs. J’étais téméraire, sauf en présence de Dimitri Leskova. Une équation qu’il avait très rapidement résolu, mais pas de la bonne manière. Optimiste, il m’affirmait que je pouvais aisément dissimuler mes aveux à mon père.

« Non, il sait tout »

Lâchais-je en un souffle, toujours en bulgare, bien heureuse que Lewis m’ait suivi sur cette langue. J’étais consciente que si des oreilles trainaient notre changement de langue pourrait s’avérer être suspect. Mais je n’avais pas peur des sorciers trop curieux du château. Eux, je pouvais les gérer, les faire souffrir, ou encore les intimider mon nom m’offraient plus de possibilité dans ce lieux qu’à l’extérieur face à l’homme qui m’avait donné la vie. La main de Lewis sur ma joue, fit palpiter mon cœur, accentuant davantage ma tristesse, je ne méritais pas son amour. Sa tendresse devrait m’être interdite. Fermant un instant les yeux, je prenais enfin une décision. Me levant en un bond, j’attaquais  à faire les cents pas avant de lui dire que si il voulait savoir il devrait entrer dans ma tête. Je savais qu’il était doué en légimentie. Une requête qui ne manqua pas de surprendre Lewis, se fut à son tour de faire les cents pas. Il ne savait pas. Ou du moins il ne voulait pas s’avouer la vérité à savoir, qu’il voulait connaître cette vérité dont il était privé depuis tant d’année. Une vérité qu’il finissait par m’avouer avant qu’il ne poursuive en ajoutant qu’il ne voulait pas que je sois la seule à porter ce fardeau. Ce dernier planté face à moi, je relevais la tête, afin de ne pas uniquement voir son torse.

« Les souvenirs, ne m’ont jamais quitté Lewis. »

Avouais-je, froide, malgré ma voix tremblante. Il ne devait pas avoir peur de me faire souffrir. Je me meurtrissais assez comme ça. Je savais que ses derniers finiraient par avoir ma peau. Mais je ne pouvais pas laisser Lewis haïr sa mère pour une raison qui le dépassait et que j’avais engendrée. Me rapprochant de lui, je quittais mon masque, il ne me servait à rien. Or mi à le mettre de plus en plus en colère. Caressant la joue de mon cousin avec douceur, et hésitation j’ajoutais :

« Tu es l’unique personne en laquelle j’ai vraiment confiance Lewis. »

Me levant sur la pointe des pieds, je l’embrassais tendrement, consciente qu’après ce qu’il verrait, il ne me toucherait plus jamais. Dès que mes lèvres touchèrent les siennes, je sentais mon cœur s’affoler, perdant une larme, je lui prenais sa baguette dans la poche de sa veste avant de reculer et de lui tendre.

« Vas-y, je suis prête, sache que je ne t’en voudrais pas si après, tu ne veux plus me voir, je repartirais s’il le faut. »

M’asseyant à nouveau sur le banc, j’inspirais profondément, fermant les yeux les doigts crispés sur mes genoux, avant de murmurer :

« Pardonne-moi »

Le sortilège de Lemigentie, me frappant avec violence je sentais ma tête tomber en arrière, mes yeux se rouvrant, je le laissais entrer. Un voile noir nous entourant, je voyais la cage d’escalier qui menait à la chambre d’Adrian et la mienne se dessiner sous mes yeux, un décor qui fut rapidement accompagné par la présence d’une petite fille de six ans. Moi. M’admirant, les yeux gonflés par les larmes serrant contre mon cœur la peluche que ma maman m’avait offerte je comprenais que trop bien le souvenir qui était en train de refaire surface. C’était le soir de l’enterrement de ma maman, un soir où Adrian avait trainé chez tante Elvira et où je me retrouvais seule avec mon père rongeait par la tristesse et qui n’était capable de l’exprimer que par la violence. Les bruits de ses pas venant vers nous, je jetais un regard paniqué vers la petite fille, il fallait qu’elle arrête de pleurer. Je voulais lui dire mais je savais qu’elle n’était pas capable de réaliser mon souhait. « Roksana arrête de pleurer » Siffla mon paternel entre ses dents, déclenchant un peu plus les pleures de l’enfant, qui demandait sa mère. Une réaction naturelle mais qui mit Dimitri dans tout ses états, pour la première fois je lisais la souffrance dans son regard, mais elle ne réparait pas les tords qu’il allait me faire. Plutôt que de me prendre dans ses bras et de consoler sa fille, le bulgare arrachant la peluche de ses bras. Déclenchant de nouveau pleure et le supplice de Roksanna qui avouait qu’elle était incapable de parvenir à réaliser son souhait. Une faiblesse qui ne plu guerre à son paternel, qui réitérer son ordre. « Rend moi mon nounours s’il te plait » Suppliait la petite fille, toujours emplie de sanglot tandis que Dimitri crachait sans la moindre bonté : « Si tu la veux, cesse de pleurer, je en veux pas que ma fille soit une faible. Ta mère est morte mais tu ne peux pas pleurer c’est fini ! Porte le masque Roksanna ou tu n’auras plus jamais ta peluche ! » Mon regard fixé sur la petite fille, je sentais une larme rouler sur ma joue, la fillette essayait réellement. Sa détermination se lisait sur ses traits. Elle serrait les poings, mais je savais qu’elle n’y parviendrait pas. Elle était trop jeune pour pouvoir supporter un tel dilemme, et elle avouait une nouvelle fois : « J’essaie, père mais je n’y parviens pas, je t’en pris rend mon la peluche de maman » « Non » Fut la seule réponse que lui père m’offrait avant de jeter la peluche te d’y mettre feu en un coup de baguette, couvert par les cris de sa fille. Une nouvelle larme, roulant sur ma joue, je regardais le visage de la fillette se transformer sous l’effet de la rage. J’étais méconnaissable, j’avais le masque, le fameux masque des Leskova, plus aucune émotion ne transpirait de son minois angélique. « Je te déteste ! » Ignorant mon père applaudissait, avant de lâcher sans le moindre scrupule : « Félicitation Roksanna tu as trouvé le masque ! Tu vois que tu en étais capable »

La scène disparaissant à nouveau, je voyais un horizon vert se dessinait sous nos yeux. Avant de laisser apparaître Adrian dans mon champ de vision. Posant mes mains sur mes lèvres, je sentais de nouvelle larmes ruisselaient sur mes joues, en m’apercevant à l’aube de l’adolescence. Assise sur un rocher, il venait de recevoir sa lettre d’admission à Poudlard. Revoir mon frère, je ne pouvais m’empêcher de le regarder. Lewis avait raison les souvenirs vu sous cette angle allait être plus douloureux que dans mes cauchemars. « Roxy, soit pas triste ça ne sera pas si long » La voix de se dernier, me faisant frissonner sous la douceur et l’amour qu’elle contenait je fermais les yeux, incapable de regarder Lewis qui était non loin de moi. Je savais que l’adolescente allait se retourner avec son masque sur le visage, une attitude qui allait agacer son aîné : « Roxy, je t’en pris pas avec moi, si je pouvais t’emmener avec moi je le ferais ma.. » « Mais tu préfère me laisser avec notre père ! Tu n’aimes pas le masque ‘Drian ? Tu devras t’y faire » Coupa, la jeune fille, rouvrant les yeux, j’apercevais Adrian la prendre dans ses bras et lui murmurer : « Tu auras Lewis, ma Roxy, tu me manqueras, mais je te jure que dès que je pourrais je rentrerais pour passer du temps avec Lewis et toi. »

Une fois de plus, la scène disparaissait, j’étais consciente que l’on se rapprochait dangereusement de l’instant de sa mort. Mes mains tremblants une fois de plus, je serrais les dents, je devais aller jusqu’au bout. La forêt dans laquelle Adrian avait perdu la vie commençait à se dessiner sous nos yeux, mon cœur s’affolait et je commençais à faire résistance au sortilège de mon cousin. Le décor se plantant, je me voyais marcher dans la forêt, ma baguette illuminant les bois. Qu’aurais-je fais pour retourner en arrière ? Tout, j’aurais tout donné. Un grognement sourd nous parvenant, je commençais à m’affoler, l’image se brouillant davantage. J’entendais la voix d’Adrian retenir, il hurlait mon nom et de mon côté je lui hurlais de s’en aller tandis que la jeune femme que j’étais lâché sa baguette sous l’assaut d’un loup garou. Un cri s’échappant de mon corps sur ce banc, je voyais le corps ensanglanté d’Adrian allongé sur moi, mais en vie. Incapable de me concentrer, mon souvenir de brouillait sous les cris de mon père qui venait de tuer le monstre de la nuit. « Je t’avais ordonné de ne pas aller dans la forêt Roksanna ! Tout ca c’est de ta faute ! » Les larmes ruisselant davantage sur mes joues, je tentais un regard vers Lewis, qui semblait aborder par la scène même flou.

Incapable d’en montrer davantage, je nous transportais dans une salle de cours, celle de métamorphose. Celle que j’étais l’année dernière été belle et bien là ordonnant à sa professeur de lui apprendre l’art de devenir un animagus. « Qu’importe, je suis déjà morte » Lâcha ma version d'il y a quelque mois avant que la scène ne disparaisse à nouveau avant de nous transporter dans le bar le soir où Lewis et moi nous étions embrasser pour la première fois. Je nous voyais en train de nous embrasser, heureux, libéré. Nous aurions certainement pu coucher ensemble sur ce bar si je n’avais pas entendu cet homme. « Fait le ! » La voix autoritaire de l’homme en costard juste derrière nous, une main sur mes lèvres, je retenais un sanglot tandis que ma version d’il y a quelque mois s’échappait à grande foulée vers les toilettes des filles. Son regard se perdant vers la fenêtre ouverte, le décor disparaissait en faisant apparaître une magnifique chouette harfang, mon animagus, englobée par la voix de mon paternel qui m’ordonnait de le faire.
Ce qui nous ramener dans la forêt. Adrian était toujours ensanglanté dans mes bras, je pleurais au dessus de son corps, un poignard dans une main, suppliant mon père d’arrêter. La main fébrile d’Adrian se déposant sur ma joue, contrastant avec la violence de notre géniteur. « Roxy, Roxy arrête de pleurer, je t’en pris ! Je t’aime. Tu m’entends ma princesse, je t’aime. Fait-le. Je t’aime, je t’aimerais toujours ma Roxy, tu es le plus beau cadeau que l’on m’ait fait. Soit heureuse ma princesse. Reste avec Lewis, allez maintenant fait ce qu’il te dit. Je préfère que se soit toi. » « Non » Lâcha mon sosie en laissant retomber sa main armée sur la terre, déclenchant ainsi de nouveau hurlement.
La scène disparaissant à nouveau je nous emmener le jour de l’enterrement d’Adrian, J’étais enfermée dans le noir, on ne pouvait pas distinguer ma silhouette. La lumière s’allumant, je voyais Elvira, ma tante, passer la porte. Une assiette à la main. « Il faut que tu manges » « Tue moi ! Je t’en pris Elvira tue-moi. Je n’y arriverais pas. Je veux mourir. Tue moi » Ma tante, lâchant l’assiette à terre sous le choc, elle se jetait à mes pieds, posant ses mains autour de ma tête, me forçant à la regarder. Ô j’étais horrible, d’énorme cernes noirs entourant mes yeux. « Jamais tu m’entends jamais, plus jamais tu ne diras ça. Je ne te tuerais pas. Jamais je ne pardonnerais à ton père de t’avoir fait ca. Mais je refuse qu’il  te détruise. Je t’aime, Lewis t’aime, il a besoin de toi. Tu ne peux pas l’abandonner » « Je ne peux plus le regarder Elvira. Je ne survivrais pas. »

Suffoquant sur le banc, les yeux révulsés, je voyais le fils de mes pensées s’accélérer, retournant dans la forêt, on pouvait apercevoir la l’âme du poignard au dessus de mon grand frère, la scène disparaissant à nouveau, surplombé par mon cri déchirant, lorsque j’avais tué mon ainé, je nous emmené involontairement au cachot, après un de mes éternels cauchemars. On me voyait en nuisette courir à l’intérieur me jeter à terre en hurlant. Rapidement, mon animagus volait vers nous et je rejetais Lewis de mon cerveau à bout de souffle.

La lumière de l’extérieur me brulant les pupilles, je me relevais, en trainaillant légèrement. Je devais mettre de l’espace entre lui et moi. Incapable de le regarder en face, je brisais le silence, sans prendre la peine de savoir si Lewis était revenu à lui.

« Ce n’est pas moi que ta mère protégeait. C’est toi. Elle te protégeait de moi, je lui avais demandé. »


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